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Yaya Niang: "No constitutional revision is possible without collaboration with the President."

Auteur: Aminata SARR

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Yaya Niang: «Aucune révision constitutionnelle n'est possible sans collaboration avec le Président»

The decision by the Bureau of the National Assembly to accept a proposed law to revise the Constitution continues to generate reactions in legal circles. Among them is that of jurist and constitutional expert Yaya Niang, who expresses serious reservations about the chosen procedure.

In a post on his Facebook page, the teacher-researcher at Gaston Berger University in Saint-Louis finds it "curious" that the National Assembly has taken up a preliminary draft bill to revise the Constitution and transformed it into a bill.

"It is curious that the National Assembly is seizing upon a preliminary draft of a constitutional revision bill to turn it into a bill," he writes, noting also that the text in question provides for the abolition of the Constitutional Council.

He points out that this initiative comes at a time when the Constitutional Council is currently considering an appeal challenging the parliamentary status of the Speaker of the National Assembly. A context which, according to him, warrants particular attention.

Beyond this observation, Dr. Yaya Niang raises a fundamental question regarding the constitutional revision process. According to him, no constitutional amendment can be made without the involvement of the President of the Republic.

Relying on Article 103 of the Constitution, he believes that the Head of State holds an exclusive prerogative in choosing the procedure for adopting a constitutional revision. "The choice of the procedure by which a revision is approved is decided exclusively by the President of the Republic," he maintains.

For the legal expert, this presidential competence applies as much to constitutional bills emanating from the Executive as to bills initiated by parliamentarians.

As a reminder, the Bureau of the National Assembly indicated on Friday that it had received, examined, and declared admissible a proposed law to revise the Constitution. According to the parliamentary institution, the text takes into account all the observations made by the Constitutional Council in its decision No. 4/C/26 of May 25, 2026.

The President of the Republic had also submitted preliminary drafts of constitutional reform to the Constitutional Council, thus opening a new debate on the legal and institutional outlines of the envisaged revision.

Auteur: Aminata SARR
Publié le: Samedi 13 Juin 2026

Commentaires (37)

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    Ddr ⭐ Top commentaire il y a 2 semaines
    L’intrus de l’AN va se faire proclamer empereur du Sénégal un jour.. Nañu dem rekk.
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    Nit dof il y a 2 semaines
    Mr le prof, va apprendre le français. Certes , on collabore avec quelqu'un un, mais on a besoin de la collaboration DE quelqu'un' un. Cordialement
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    Anonyme il y a 2 semaines
    Venez assister à un de ses cours vous saurez qui il est
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    GD il y a 2 semaines
    Il ne faut pas nous amerder, les députés ont le pouvoir de proposer une loi. Dans ce cas le président peut soit suivre la procédure à l'assemblée nationale avec vote des 3/5 ou bien demander un référendum
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    dddff il y a 2 semaines
    le président n'a aucun délai nia aucune obligation pour organiser un référendum. Il peut donc ranger la proposition de loi à la poubelle (d'où elle n'aurait jamais dû sortir). Cette initiative est une ruse des députés-larbins de Pastef qui tentent de supprimer le conseil constitutionnel par l'adoption de cette proposition de loi.
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    Guirane il y a 2 semaines
    Merci pour votre éclairage.
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    El il y a 2 semaines
    Kep ko khamni mi ngi lam lame ni conseil constitutionnel amna dogal ci assemblée ma khamni nafekh nge do constitutionneliste
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    Do il y a 2 semaines
    Woutil kham kham !
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    Anonyme il y a 2 semaines
    Vous ne savez absolument rien de la loi vous vous aventurez à parler quel gâchis
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    Overdose il y a 2 semaines
    Ça c’est une évidence. Même un non juriste qui lit la Constitution et comprend un peu le français le sait. Les universitaires en quête de réputation médiatique disent parfois des platitudes. Il ne faut pas parler pour parler ou écrire dans les journaux pour écrire.
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    CITOYEN il y a 2 semaines
    Le PE lui même a indiqué qu'il avait opté pour la voie parlementaire. Donc où est le problème
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    Interrogation il y a 2 semaines
    C'est quoi l'information finalement. Quand vois pensez que tout est juridique. Les députés sont des politiques
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    Ndamli il y a 2 semaines
    Tout faux Mr Niang. Faux et démagogue d'ailleurs et c'est souvent ce qui perd nos jeunes nations. Des intellectuels démagogues et serviles incapables de discernement et d'objectivité. L'alinéa un de l'article 103 de la constitution est pourtant clair comme de l'eau de roche. L'initiative de la révision est concurrente entre le PR et les députés. C'est tout point besoin de chercher une petite bête qui n'existe pas. Et d'ailleurs à ce sujet je recommande de lire l'excellent traité du Pr Ismaila Madior Fall relatif à la révision constitutionnelle au Sénégal. Un texte de 46 pages publié en 2016. On y apprend d'ailleurs que sur 38 initiatives de révisons constitutionnelles validées entre 1960 et 2009 quatre ont été des initiatives parlementaires de députés. D'ailleurs l'auteur y reconnaît la faiblesse de ces initiatives pour mieux fustiger cette situation qui ne fait en fait que ressortir cet excès de presidentialisme oberant toute forme de pouvoir autre que le sien. Ce qui est le début de la tyrannie. Heureusement que le Sénégal a décidé de s'en sortir comme un grand tout seul.
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    b il y a 2 semaines
    les révisions peuvent se réaliser en un temps relativement court ; il n’y a aucun obstacle d’ordre procédural significatif dès lors que le pouvoir dispose d’une majorité parlementaire représentant 3/5 des membres du Parlement. Il s’agit certes d’une réalité observable dans la plupart des pays africains58. Au demeurant, il convient de noter la tendance, remarquable dans des pays comme