[Billet] Le Gorgorlu, le Fmi et nos politiciens : chronique d’un Sénégal en galère
In Senegal, life has become expensive. Very expensive. So expensive that even the "Gorgorlu" is starting to look at his shopping basket like he looks at a bank statement: with apprehension and without understanding where the money has gone.
On social media, citizens are organizing themselves. They're sharing survival tips: how to cook with three onions, how to make a bag of milk last, how to negotiate with the shopkeeper… In short, Senegalese people are inventing new survival techniques every day. All that's missing is a Ministry of "How to Make Ends Meet with Nothing."
But in this mess, our dear politicians have found their own recipe: opportunism. The suffering of the common people has become an electoral cash cow. Those who were in power yesterday pontificate about why everything is going wrong today. Those in power today reply that it's the fault of those who were in power yesterday. And those who were there the day before yesterday calmly await their turn to come back and explain that they alone know how to govern.
Meanwhile, the famous "Project" and the well-known "Sonko mooy Diomaye" slogan have aged considerably. The partnership is crumbling, the promises are falling apart, and the hopes of millions of Senegalese are beginning to give way to doubt. Even egos seem to have a budget exceeding that of some families.
And then the IMF arrives with over 1,243 billion CFA francs. Instead of taking a breath, some politicians pull out their calculators… and then their press releases. Everyone suddenly discovers a passion for economics, depending on their party affiliation.
In Senegal, even the chasm becomes a subject of election campaigns.
Should we laugh? Perhaps. Cry? Certainly. But above all, we must ask ourselves: when will politics end as a solution to all problems… except those of the people?
Commentaires (35)
La comedie est fini - now reviens sur terre - ton Galaadj connaitra une peremption bientot.
Le paysage politique sénégalais subit une mutation inédite et profondément inquiétante. Pour la première fois depuis l’indépendance en 1960, l'arène politique n’est plus occupée par des militants guidés par un programme, mais par les membres d'une secte d'un genre nouveau. Ce que beaucoup s’entêtent à appeler le « Pastef » n'est plus un parti politique : c'est une confrérie mystico-politique exclusive, une structure calquée sur le modèle des cultes les plus aliénants. À sa tête ne se trouve pas un homme d'État, mais un véritable gourou : Ousmane Sonko. Autour de lui, les partisans ont abandonné tout esprit critique pour se transformer en talibés dociles et fanatiques.
Le fonctionnement financier de cette organisation frise le délire collectif. Des milliers de jeunes chômeurs, sans avenir ni emploi, ainsi qu'une diaspora aveuglée, se saignent quotidiennement pour cotiser. Mais cet argent ne sert jamais à financer le développement local, à construire des infrastructures communes, à créer des supermarchés pour employer la jeunesse ou à investir dans l'agriculture. Tout comme les dérives des confréries traditionnelles, les fonds récoltés servent uniquement à enrichir, entretenir et sacraliser une seule et unique personne : leur gourou. C'est un système de transfert de richesse absurde où les pauvres se dépouillent pour un homme déjà puissant.
La dérive la plus abjecte de cette confrérie politique réside dans son ingratitude et son cannibalisme envers ses propres enfants. Des hommes et des femmes qui étaient au premier rang des combats les plus violents, qui ont sacrifié leur vie, saboté leur propre carrière et risqué la prison pour porter ce projet, sont aujourd'hui jetés aux chiens. Il suffit qu'ils expriment le moindre désaccord ou refusent de s'agenouiller devant une décision du gourou pour être immédiatement lynchés sur la place publique. Des figures héroïques du mouvement, à l'image du capitaine Touré qui a brisé son avenir professionnel pour ce parti, sont désormais traînées dans la boue. Les talibés de Sonko les insultent de tous les noms d'oiseaux et les qualifient de traîtres sans le moindre état d'âme. Dans cette secte, le sacrifice passé ne vaut rien si l'obéissance présente n'est pas totale.
Ce phénomène met en lumière le véritable drame du Sénégal : la paralysie cérébrale d'une partie de sa population. Le sous-développement du pays n'est pas économique, il est mental. Le changement du Sénégal doit impérativement passer par une décolonisation des esprits, car actuellement, le cerveau de ces militants est totalement passif, déconnecté et plongé dans un sommeil profond. En remplaçant la logique, le travail et l'analyse par une foi aveugle envers un homme, cette jeunesse s'interdit de réfléchir. Tant que les cerveaux seront en mode pause et que la dévotion politique remplacera l'intelligence collective, le Sénégal restera condamné à la stagnation. La vérité est amère, mais le constat est indiscutable.
Tout ça n'arrangeait pas le président désigné Bassirou Diomaye Faye qui voulait avoir son propre bilan pour une réélection. Don il a choisi de virer Sonko, tourner le dos au projet et faire cavalier avec l'ancien régime et le FMI. C'est ça la vérité aux yeux des 54% qui ont voté pour Ousmane Sonko et le projet.
Au moins on aura appris de nos erreurs, 2029 sorétoul inshala. J'ai voté Sonko moy Djomaye en 2024. En 2029 Sonko moy Djomaye thi khaatkh !
Dieu n'aime pas les hypocrites.
Bon courage pour la relève.
Et pour commencer, SONKO en prison pour haute trahison.
Nous trinquons parce que les pastefiens tout bord confondus ont pris ce pays en otage pour leurs propres intérêts.
Ce qui est une évidence est que nous vivions mieux avant !
Une seule question :Quand et comment tout cela va finir !
Mamadou Lamine Traoré Chef Post Prod Asfiyahi Tv
Masseuse wayayoye égale kinésithérapeute
La stratégie, le règne, du mensonge pendant 12 ans, a abouti à une dette cachée (elle aussi niée pendant 3 ans, donc toujours le mensonge). Mais le mensonge est toujours là, et il fait ses effets. Et c'est moins une réussite du mensonge qu'une transformation de certains sénégalais. J'ai expliqué que beaucoup sont devenus des drogués du mensonge. Ils n'y croient pas, mais y ont un plaisir. C'est ainsi que certains ont un plaisir à entendre que le drame que vit le Sénégal par la dette cachée de Macky Sall, c'est Ousmane Sonko qui en est responsable. Il est impossible qu'ils y croient, mais ils en ont un plaisir. Imaginez que ce sont des gens qui se disent musulmans, pour mesurer le niveau de la destruction par le règne de Macky. Des ego de musulmans sont accrochés au triomphe du mensonge. Cela frôle le parjure.
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