Le gourou et la secte ! (Par Mary Teuw Niane)
A sect is born when men and women renounce their own judgment to place their conscience in the hands of a single man: the guru.
Then begins the delusion. His words become truth, his errors become higher truths, his lies become strategies, his mistakes become trials. The guru is untouchable. He never makes a mistake. He answers to no one.
Woe to him who doubts.
Anyone who dares to ask a question, voice criticism, or simply think differently is immediately subjected to public condemnation. They are accused of every kind of wrongdoing. Their reputation, honor, and social and professional life are destroyed. They are made into a "smear campaign," someone to be ostracized from society.
In cults, ideas are not fought: the thinking people are destroyed.
The guru, however, reigns over consciences. He controls the community's money, the loyalty of his followers, and sometimes even their privacy and destiny. History is full of these imposters, haloed with sanctity, who were ultimately caught by their own depravity: abuse of power, embezzlement, lies, manipulation, sex scandals, and sometimes even crimes.
Because the guru is rarely a saint. Very often, he is an imposter whom power has blinded to his own unworthiness.
Then comes the day when the veil is torn away.
The truth, long suppressed, finally comes to light. Contradictions accumulate, testimonies emerge, consciences awaken, and justice, sometimes, finally uncovers the truth.
Then begins the tragedy of the disciples.
Some, crushed by shame, silently acknowledge the mistake of their lives. Others, unable to accept that the person to whom they entrusted their conscience was nothing but an imposter, sink into despair. For when one has surrendered one's mind, dignity, and freedom to another, what remains when that person falls?
A flock without a shepherd, wandering in a land without a compass.
The real danger of the guru, therefore, is not only what he does. It is what he makes others do: give up thinking, give up doubting, give up being free.
A society that allows gurus to flourish is a society that gradually abandons its conscience.
The birth of a guru is a symptom of a sick society.
Her downfall may be a sign that she is beginning to regain her reason, her ethics, and her dignity.
Let us pray to God that He delivers us from gurus — and above all that He gives us back the strength to think without them.
Dakar, Sunday, September 13, 2026
Professor Mary Teuw Niane
Commentaires (108)
Thiey Pastef parti de cancre et de nullard
Mais loutakh guene meuneu fenn.
Merci aux professeurs , le Sénégal est l’un des pays qui comptent le plus de gourous au monde , la population est majoritairement sous contrôles des différents gourous
marie bayiko fofou yoooow ... il gère sa dépense quotidienne et savent parfaitement que le CDD finit dans quelques mois.
on va tous les balayer en dehors du palais. thiiiim
Tu fais partie des disciples du gourou
C’est ce que l’on attend d’un intellectuel. Eclairer les consciences, être du bon côté de l’histoire. Merci professeur
Même inventer une aiguille, ces intellectuels de salon en sont incapables. Mais la seule chose qu’ils savent faire, c’est écrire de beaux textes pour remplir leur frigo.😜
Un vrai gourou c'est celui qui purge tous les mercredis toutes les personnes qui ne sont pas derrière lui. Et oblige ses suiveurs à sortir des conneries tous les dimanches.
Mr Sonko qui vous a tous permis d'accéder à vos postes n'est ni l'égal de ton patron Diomaye et encore moins ton égal. Car vous Mr Niane, vous êtes un piètre et insignifiant politichien, vous ne pesez rien du tout et vous n'avez même pas été foutus de gagner la mairie de Saint Louis ou Mansour Faye vous a lamentablement battu il y'a quelques années de cela. Comme tous les opportunistes et traîtres qui gravitent autour de Diomaye, c 'est grâce donc à Sonko que vous avez ressuscité et que vous avez accéder à vos postes. Et comme on le dit bien chez nous, "seuls les traîtres ne sont pas reconnaissants".
Même la chaussette de Sonko vaut mieux que vous tous et bientôt les sénégalais vous remettrons à votre place.
Mr Teuw, votre minable exercice de publication de texte ne vous sied vraiment pas car personne ne s'intéressera à vous et jamais vous n'allez réussir à atteindre Sonko qui encore une fois de plus n'est ni l'égal de ton p'tit maître Diomaye et ni ton égal.
Alors, bouffe, mange et tais-toi car vous allez bientôt être tous dégagé !
Les africains sont même empêchés de se rappeler que les pays des BRICS, principalement ceux là dont les éléments de langage habituels en font ceux qu'il ne faut jamais imiter, ceux à qui il ne faut jamais ressembler, sont des pays ex colonisés comme les africains, par le même Occident. Exception faite de la Russie. Et même la Russie aussi, ils avaient tenté de la coloniser et ont échoué. Comment ces pays anciennement colonies de l'Occident sont-ils devenus aujourd'hui la terreur de l'Occident ?
Les africains sont même privés de ces interrogations. Parce que la principale arme contre l'Afrique, c'est l'entretien de son ignorance. Et aujourd'hui, ce sont des africains qui sont chargés de l'ignorance des africains.
Saviez-vous que la Chine n'était pas membre de l'ONU ? La Chine ne voulait pas l'être, et ne comptait pas l'être, surtout si l'on fait de Taïwan, un pays membre.
L'Occident comprit qu'il faut la Chine pour que l'ONU soit ONU, pour éviter la faillite de l'Occident, pour que la grande Chine à venir ne crée pas une autre ONU où l'Occident serait exclu. Alors, ils allèrent négocier avec la Chine de venir adhérer à l'ONU, avec le d'accord pas de Taïwan. La Chine demanda un temps de réflexion. Puis, d'accord pas de Taïwan, mais un droit de veto en plus, sinon la Chine reste hors de l'ONU. D'accord pour le droit de veto. Il faut un siège de membre permanent. L'Occident toujours d'accord. La Chine prit le temps de vérifier si elle n'a pas besoin d'autre chose avant de donner son accord pour venir à l'ONU.
Quelle était la force de la Chine pour que l'Occident lui court après, accepte toutes ses conditions ? La réponse va encore retourner le cerveau de nos dits intellectuels au moule occidental. La force de la Chine c'était sa population, son fort taux de natalité, "ses citoyens qui faisaient beaucoup d'enfants dans la misère, sans nourriture, sans avenir" (pour reprendre la récitation que l'Occident a déposé sur la langue de nos idiots appelés intellectuels). La force de la Chine, c'était ça et seulement ça: sa population nombreuse (Rappelez-vous "Lorsque la Chine se réveillera"). Mais, il faut un cerveau non aliéné, non brouillé, pour comprendre que c'est de cette population nombreuse là que naîtra tout le reste: science, technologie, évolution, etc, même si cette population nombreuse était enfermée dans un grand vase, sans contact avec aucun autre être humain. Pourquoi et comment ? C'est naturel, c'est scientifique. On le cache juste à ceux dont on veut priver de science et développement, pire on leur crée même la peur de le tenter.
Faites vos recherches.
Un intellectuel éclaire, démontre, contextualise. Ici, on se contente d’aligner des images fortes « boule puante », « troupeau sans berger » sans aucune rigueur. On décrit un phénomène social complexe comme si c’était une fable morale.
Le texte prétend dénoncer les gourous, mais il tombe lui même dans une posture de prédicateur : beaucoup de jugements, beaucoup de certitudes, très peu d’analyse. On termine même par une prière, ce qui achève de transformer une réflexion supposée intellectuelle en sermon.
Au final, ce n’est pas une contribution qui éclaire : c’est une opinion enveloppée dans des métaphores. On attendait davantage de profondeur, de nuance et de courage intellectuel.
D'autant plus qu'il ne peut pas mobiliser donc chaque weekend comme un écolier il diserte
Mary Teuw Niane signe une réflexion qui mérite d’être lue. Mais une question s’impose : à qui s’adresse réellement cette dénonciation du gourou et de la secte ?
Car le problème n’est pas seulement celui qui veut régner sur les consciences. C’est aussi celui qui accepte de lui abandonner son jugement, sa dignité et sa liberté.
Dans une démocratie, aucune personnalité, aucun parti, aucune organisation ne devrait être au-dessus de la critique. La fidélité ne doit jamais devenir une abdication. Le militantisme ne doit pas se transformer en soumission. Et l’admiration ne doit jamais servir de caution à l’injustifiable.
Mais attention à ne pas combattre un gourou pour en fabriquer un autre. Dénoncer le culte de la personnalité tout en exigeant que chacun pense comme soi serait une contradiction de plus.
Le véritable antidote à la secte, ce n’est pas le remplacement d’un maître par un autre. C’est la liberté de penser, le droit de questionner, la contradiction, la transparence et la reddition des comptes.
Et cette exigence doit s’appliquer à tous, sans exception : aux anciens comme aux nouveaux, aux puissants comme aux faibles, aux gouvernants comme aux opposants.
Le Sénégal n’a pas besoin de gourous. Il a besoin de citoyens debout, capables de soutenir quand c’est juste, de dénoncer quand c’est nécessaire et de dire non quand leur conscience l’exige.
Prions Dieu, en effet, de nous délivrer des gourous. Mais prions-Le surtout de nous préserver de cette tentation bien humaine : voir la secte chez les autres et ne jamais la reconnaître dans son propre camp.
Incha Allah
-POLITICIEN
- MARABOUT
- PRÉDATEUR- ET J'EN PASSE
Selon.votre théorie sur les gourous, les Marabouts senegalais seraient aussi des gourous aussi bien religieux que politiques!
Tu prends de l’âge maintenant, il faut arrêter ces genres de sorties. Le Sénégal t’attend ailleurs. Tu voles trop bas maintenant.
Tout le monde sait qu'il ne représente rien politiquement à BANGO. Pourquoi alors, il se sacrificie unitilement?
Ousmane Sonko est le grand gagnant de ces genres de sorties insipides et il l'ingénierie Politique de ne pas y répondre. Mimi Touré est l'une des rares proches du Président à le défendre de façon intelligente en communication idoine politiquement.
Vos sorties éhontées et partisanes sont inappropriées. Faites honneur à votre rang d’intello et d’académicien. Nous pouvons comprendre que vous appuyez l’Etat par votre expertise mais non pour vos prises éhontées de positions politiciennes.
Ce régime a déçu la majeur partie des Sénégalais. Alors de grâce épargnez des querelles de bornes fontaines.
Quelle honte !!!
Vous parlez de « gourou », de « secte », d’aveuglement et de disciples qui renoncent à leur propre jugement. Mais permettez-nous de vous poser une question : **où étiez-vous pendant toutes ces années où vous avez suivi ce fameux gourou jusqu’au sommet du pouvoir ?**
Aujourd’hui, parce qu’on vous demande de choisir votre camp et que vos privilèges semblent menacés, vous découvrez soudainement les dangers du « gouroutisme ».
Vous dites que les convictions doivent nous rendre libres. Justement : **une conviction ne change pas avec le vent politique.**
Et lorsqu’on n’a plus de véritable base derrière soi, sortir un long texte sur « le gourou et la secte » ressemble davantage à une tentative de démontrer son appartenance qu’à une véritable prise de conscience.
Avant de dénoncer les disciples du gourou, il faudrait peut-être commencer par **faire son propre examen de conscience**.
**On ne quitte pas un gourou par conviction lorsqu’on attend d’abord de savoir de quel côté le vent va souffler.**
Au fond, votre texte pose une question qu’il ne faudrait pas esquiver : **qui étaient les disciples hier, et qui prétend aujourd’hui être libéré ?**
Le peuple n’oublie ni les positions occupées, ni les privilèges, ni les fidélités d’hier.
**Les grands discours peuvent réécrire l’histoire, mais ils ne peuvent pas effacer un parcours. Et quand les privilèges passent avant les convictions, ce n’est plus de la conscience politique : c’est simplement de la survie politique.**
POD
Il ne cite personne, il ne parle que de gourou.
Et y'a des gens qui sont déboussolés, perturbés, et qui sont dans tout leur état.
Ils sont tellement cons, qu'ils lui donne raison sans s'en rendre compte.
Mais les Senegalais vous Ont tous a l oeil
Sincèrement.
Un vieux prêt à tout pour complaire au prince.
Un homme indigne.
Mary est certes un scientifique reconnu et respecté dans son domaine. Mais, depuis Abdoulaye Wade, en passant par Macky Sall et aujourd’hui par son « petit-fils Diomaye, il semble n’avoir jamais cessé de courir après un décret.
La politique, qu’il a découverte tardivement, notamment sous l’influence de son ancien secrétaire général — lequel, comme tant d’autres intellectuels qui l’entouraient, a fini par prendre ses distances — semble avoir révélé chez lui des failles que la rigueur scientifique ne laissait guère soupçonner
Son inexpérience, voire son analphabétisme politique, lui ferait perdre, dès qu’il quitte l’univers des sciences, le sens de la mesure, de la rationalité et parfois même celui de la prudence. L’homme de science, habitué aux équations, aux démonstrations et à la froideur des raisonnements, paraît soudain céder aux passions, aux fidélités et aux jeux de pouvoir
Les vicissitudes d’une longue carrière scientifique, et peut-être les frustrations d’une vie moins dorée que celle des grands serviteurs de l’État, l’auraient conduit tardivement à découvrir les lambris dorés des palais et les privilèges attachés à la proximité du pouvoir. De Wade à Macky, et désormais à Diomaye, la trajectoire semble dessiner une étrange constance : celle d’un homme qui, après avoir longtemps fréquenté les concepts mathématiques, paraît vouloir rattraper dans les antichambres du pouvoir le temps perdu loin des honneurs, des préséances et des avantages matériels.
Mary serait ainsi une sorte d’épave prématurée de la politique : échouée sur les rivages du pouvoir, elle tente désespérément de remonter le courant et de rejoindre, à marche forcée, ceux qui ont longtemps occupé les premières places.
Ses désormais célèbres dimanches politico-poétiques prennent alors une autre tonalité. Ce qui pourrait être une parole libre d’intellectuel ressemble parfois à une longue allégeance, adressée moins au peuple qu’à celui qui détient le pouvoir, son fils politique, son employeur et bienfaiteur.
Or le monde scientifique est en droit d’attendre de ses figures éminentes une autre hauteur de vue. Il attend de la science qu’elle impose la rigueur là où la politique cultive parfois l’émotion, qu’elle fasse prévaloir la démonstration sur l’incantation, la raison sur la flatterie et la vérité sur les convenances.
Quant au monde littéraire, il semble parfois se perdre dans cet étrange mélange des genres, dans un style hétéroclite où la poésie sert de parure au politique et où la métaphore semble vouloir dissimuler ce que la prose devrait avoir le courage de nommer.
Car les mots peuvent changer de costume, de ton et de musique. Ils peuvent se faire poétiques, savants ou solennels. Mais ils ne changent pas nécessairement la réalité qu’ils prétendent décrire.
On ne change pas les maux en changeant les mots.
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