Deux tours et députés de circonscription : La proposition de Mamadou Kassé pour réformer les législatives
Mamadou Kassé advocates for a reform of the legislative electoral system in Senegal. The urban planner and politician proposes that members of parliament be elected in local constituencies and envisions the introduction of a two-round voting system to strengthen their legitimacy in the eyes of citizens. He draws inspiration in particular from the French model and the progress made under the third phase of decentralization.
The method of electing members of parliament in Senegal should evolve to bring elected officials closer to their constituents. This is the conviction championed by Mamadou Kassé, who advocates for a system in which each parliamentarian would be elected in a specific constituency and directly linked to the population they represent.
For the urban planner and politician, this reform would consolidate the legitimacy of members of parliament and strengthen the link between representatives and citizens. He also believes that a two-round voting system could be considered when no candidate obtains an absolute majority in the first round.
“If the possibilities exist, it should even be a two-round election. That is to say, if we do not reach an absolute majority in the first round, we hold a second round of voting to strengthen the legitimacy of the elected officials and to further respect the voters,” he explained.
Members of Parliament directly linked to their electoral base
In his proposal, Mamadou Kassé emphasizes the need to enable voters to better identify their representatives and have a more direct link with them. He specifically cites the French model, where members of parliament are elected in constituencies and may be subject to a second round of voting when electoral conditions require it.
“If you go to France, there is no national list. Every member of parliament is elected in a constituency,” he stressed.
According to him, this system allows candidates to promote their candidacy to voters in a given area and, if necessary, to seek additional support in the second round. In his view, such a system would contribute to giving elected officials a legitimacy more widely recognized by citizens.
Act 3 of decentralization as a precedent
To support his argument, Mamadou Kassé points to the changes introduced by Act 3 of decentralization, particularly regarding the appointment of local officials. He believes that the direct universal suffrage election of officials from winning lists has helped to limit certain political maneuvering that occurs after elections.
"It was a big step forward because often there were lead candidates and then a second round of voting where there were all sorts of machinations, all sorts of compromises which somewhat distorted the idea of a united list," he said.
He believes that the principle whereby the winning list leader becomes mayor or president of the departmental council has clarified the process of appointing local executives.
In this vein, he hopes that the discussion on the legitimacy of elected officials will also be extended to the national level. The objective would be to allow members of parliament to benefit from a mandate based on a more direct relationship with the citizens of their constituency.
For Mamadou Kassé, the potential introduction of a two-round voting system or the requirement of an absolute majority in the first round could constitute a new stage in Senegal's democratic evolution. His proposal thus reignites the debate on parliamentary representation, the relationship between elected officials and citizens, and the mechanisms likely to strengthen the legitimacy of institutions.
Commentaires (11)
D’accord que le système actuel soit réformé en éliminant les listes nationales. Que les députés soient élus par circonscription afin qu’ils ne se réclament plus des députés du Président de la République mais de leur circonscription qui les a élus.
Cependant, une élection à un tour est largement suffisante parce que nous n’avons pas d’argent à gaspiller pour élire des députés incapables de faire voter une proposition de loi après un mandat de 5 ans.
Comme pour tout système politique, ce choix dépend des priorités accordées à la représentativité locale par rapport à la stabilité nationale. Le Pour et le Contre
Arguments en faveur de la proposition
Rapprochement des élus et des citoyens : L'élection par circonscription locale, inspirée du modèle français, permet aux citoyens de connaître précisément leur représentant. Le député devient directement redevable devant ses électeurs locaux, ce qui peut renforcer la légitimité démocratique et l'obligation de rendre des comptes.
Ancrage dans la décentralisation : Cette approche s'inscrit en continuité avec l'Acte 3 de la décentralisation au Sénégal, qui vise à organiser le pays en territoires viables, compétitifs et porteurs de développement durable. Aligner la carte législative sur les réalités territoriales renforce ce processus.
Légitimité renforcée par le scrutin à deux tours : L'exigence d'une majorité absolue (plus de 50 % des suffrages) au premier ou au second tour garantit que le député élu bénéficie du soutien d'une réelle majorité des votants dans sa circonscription, évitant l'élection de candidats avec de faibles scores à la faveur d'une triangulaire ou d'un éparpillement des voix.
Arguments défavorables ou réserves
Risque de fragmentation et de clientélisme : Le scrutin uninominal local peut encourager le « localisme » ou le clientélisme, où le député privilégie les intérêts de sa seule localité au détriment des lois et des orientations d'intérêt national.
Marginalisation des petits partis : Le mode de scrutin majoritaire à deux tours tend historiquement à favoriser les grands partis ou les grandes coalitions capables de nouer des alliances au second tour, au détriment d'une représentation pluraliste que permet plus facilement le système de liste nationale proportionnelle.
Coût et logistique : L'organisation d'un scrutin à deux tours sur l'ensemble des circonscriptions locales représente un défi logistique majeur et un coût financier substantiel pour les finances publiques
Pour conclure sur cette proposition de réforme électorale au Sénégal, il est suggéré d'envisager une voie médiane ou une mise en œuvre progressive plutôt qu'un basculement radical.
Voici les principales pistes de recommandation pour concilier la représentativité locale et la cohésion nationale :
Opter pour un système mixte (hybride) : Conserver une part de députés élus sur une liste nationale proportionnelle (pour garantir la représentation des minorités politiques et des thématiques nationales) tout en introduisant une large part de députés élus par circonscription locale (pour renforcer le lien de proximité et l'ancrage avec l'Acte 3 de la décentralisation).
Encadrer le mode de scrutin : Si le scrutin uninominal est retenu, le modèle à deux tours est préférable pour asseoir la légitimité de l'élu, mais il pourrait être limité aux circonscriptions les plus peuplées pour contenir les coûts logistiques.
Lancer une concertation nationale inclusive : Avant toute modification de la loi électorale, réunir les partis politiques (pouvoir et opposition), la société civile et les experts constitutionnels afin de dégager un consensus fort et d'éviter les soupçons de calculs politiciens.
Celui la, il était nul au collège (ltsn..), au lycée et à l ‘uni à Montpellier. Mais un nullard fini. Les gars qui ont bossé sous lui ont du se demander c est quoi ce tsunami (au dessus de leurs têtes).
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