Palais : revoilà Mary Teuw Niane
After several weeks of conspicuous absence, Mary Teuw Niane, Chief of Staff to President Bassirou Diomaye Faye, has resurfaced. In its Tuesday, October 20th edition, Les Échos reports that the professor was seen in images released by the Presidency during the audience granted by the Head of State to the Caliph General of Thiénaba, Serigne Assane Seck.
The newspaper notes that the former minister under Macky Sall had been particularly discreet lately, to the point of raising questions among the public. The daily also points out that Mary Teuw Niane had not published his usual "Sunday columns" for two weeks. According to the same source, the Minister-Director of the Cabinet had been in France for several weeks, without the exact reason for this trip being specified.
Commentaires (44)
Et c'est un nez gros qui parle!🤦♂️
Vous publiez chaque dimanche matin des textes sur la connaissance, l'exigence, l'effort et l'imposture. Vous signez "Professeur" avec une solennité qui sous-entend une autorité intellectuelle particulière. Permettez à un mathématicien de regarder ce titre de près, non pas avec animosité, mais avec la rigueur que vous prétendez défendre.
Ce texte n'est pas une attaque personnelle. C'est une réponse factuelle, point par point, de quelqu'un qui connaît les mathématiques de l'intérieur et qui refuse que le public sénégalais continue d'être trompé par une mise en scène intellectuelle soigneusement entretenue depuis des années.
Premier fait : votre production scientifique.
Votre propre CV soumis à l'Union Mathématique Internationale, document public, vos propres mots, indique : "about fifteen mathematical articles". Une quinzaine d'articles en trente-cinq ans de carrière académique.
Ce chiffre, seul, dit tout à quiconque connaît le monde de la recherche mathématique. Un doctorant sérieux produit cinq à sept articles avant de soutenir sa thèse. Un jeune maître de conférences actif publie trois à cinq articles par an. Un chercheur de niveau international accumule des dizaines, voire des centaines de contributions originales sur une carrière.
Quinze articles en trente-cinq ans n'est pas le bilan d'un grand mathématicien. C'est le bilan d'un enseignant-chercheur qui a très tôt abandonné la recherche pour l'administration, ce qui est un choix parfaitement légitime. Mais ce choix a des conséquences sur le titre qu'on s'autorise à porter, et sur l'autorité morale qu'on s'autorise à exercer au nom de ce titre.
Pour que les non-mathématiciens comprennent concrètement ce que cela représente, voici un exemple sénégalais, pas américain, pas européen : Mouhamed Moustapha Fall, né dans un petit village à deux heures de Dakar, formé à l'Université Gaston Berger de Saint-Louis, votre université, celle que vous avez dirigée comme Recteur. Il a soutenu son doctorat à la SISSA en Italie et est revenu s'installer à AIMS Sénégal en 2013. Cela fait donc treize ans de carrière active. En treize ans, il a publié plus de 91 articles dans des revues internationales de premier rang : Journal of Functional Analysis, Calculus of Variations and Partial Differential Equations, Proceedings of the American Mathematical Society, Advances in Mathematics. Il cumule plus de 2 200 citations internationales. Son h-index est de 19. Il est membre éditorial du Journal of Functional Analysis, l'une des revues les plus prestigieuses en analyse mathématique. Ses travaux sur le Laplacien fractionnaire et la géométrie différentielle sont cités partout dans le monde.
Vous, en trente-cinq ans : quinze articles.
Lui, en treize ans : quatre-vingt-onze articles, 2 200 citations, h-index 19.
Il produit en moyenne sept articles par an. Vous en avez produit 0,4 par an sur toute votre carrière. Et il est sénégalais. Formé au Sénégal. Dans votre université. L'élève a dépassé le maître d'une façon si spectaculaire que cela en dit long sur ce qu'était vraiment le maître.
Deuxième fait : la question de l'auteur unique.
Dans le monde des mathématiques, et particulièrement en analyse et en EDP, votre domaine déclaré, la capacité à produire des résultats seul est une mesure fondamentale de la maîtrise réelle d'un sujet. Les grands mathématiciens ont presque tous des papiers en auteur unique. Grothendieck, Serre, Tao, Villani : leurs contributions les plus importantes portent leur seul nom. Cela signifie que la pensée, la démonstration, l'architecture du résultat viennent d'eux seuls. On peut vérifier. On peut critiquer. On peut attribuer.
Votre CV mentionne systématiquement des co-auteurs : Kalifa Bodian, Abdoulaye Sène, Abdou Sène, Gilbert Bayili, Mamadou Sy. Il n'y a, à ma connaissance, pratiquement aucun article en auteur unique dans votre liste de publications. La collaboration est normale et saine en mathématiques. Mais quand on n'a que quinze articles en trente-cinq ans et que la quasi-totalité sont co-signés, la question légitime est : quelle est la contribution propre, originale, autonome de Mary Teuw Niane à la connaissance mathématique ?
Qu'avez-vous démontré seul ? Quel théorème porte votre empreinte personnelle ? Quelle idée originale, quelle technique nouvelle, quelle approche inédite peut-on vous attribuer sans ambiguïté ?
C'est une question que tout comité scientifique international poserait. Et la réponse, à la lecture de votre dossier, est très mince. Tellement mince qu'on est en droit de se demander si, dans ces quinze articles co-signés, votre rôle était celui d'un chercheur ou celui d'un directeur de laboratoire qui appose son nom sur le travail de ses collaborateurs. Ce phénomène existe partout dans le monde académique. Il a même un nom : le guest authorship. Il est considéré par la communauté scientifique internationale comme une forme de malhonnêteté intellectuelle.
Je ne dis pas que c'est ce que vous avez fait. Je dis que votre dossier ne permet pas d'exclure cette hypothèse. Et que cette ambiguïté, à elle seule, devrait vous inciter à plus d'humilité quand vous parlez d'effort et d'exigence intellectuelle.
Troisième fait : les affiliations ne font pas un mathématicien.
Votre CV liste plus d'une centaine d'affiliations, comités, réseaux, conseils, commissions. CARMA, AUF, AMMSI, CIMPA, CODIST, PASET, ADEA, Union Africaine, Union Mathématique Internationale, Académie des Sciences du Sénégal : la liste est impressionnante de longueur.
Mais être membre d'une commission ne produit pas un théorème. Siéger dans un comité ne résout pas une équation aux dérivées partielles. Présider un réseau régional ne fait pas avancer la connaissance mathématique d'un millimètre.
Ces affiliations mesurent votre capacité à vous positionner dans des réseaux de pouvoir académique, ce qui est une compétence réelle, mais qui n'a rien à voir avec les mathématiques. Aucun mathématicien sérieux dans le monde ne juge ses pairs à la longueur de leur liste d'affiliations. On les juge à leurs résultats, à leurs preuves, à leurs théorèmes, à l'impact de leurs travaux sur leur domaine. Par cette mesure, la seule qui compte vraiment dans le monde scientifique, votre dossier est très pauvre.
Il y a quelque chose de profondément révélateur dans le fait qu'un CV académique soit dominé non pas par des publications mais par des listes d'appartenance à des institutions. Cela dit quelque chose sur la trajectoire de son auteur : un homme qui a compris très tôt que dans le contexte africain, le titre et le réseau valent plus que la production. C'est une stratégie efficace pour une carrière administrative et politique. C'est une stratégie désastreuse pour la science.
Et c'est précisément cette confusion entre réseau et compétence, entre titre et substance, entre appartenance institutionnelle et autorité intellectuelle, que vous reprochez aux autres dans vos textes dominicaux. Cette confusion que vous cultivez vous-même avec soin depuis des décennies.
Quatrième fait : votre bilan comme Ministre.
Vous avez été Ministre de l'Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l'Innovation entre octobre 2012 et avril 2019. Sept ans. C'est suffisamment long pour laisser une empreinte réelle sur un système éducatif.
Qu'avez-vous laissé ?
Pendant ces sept ans, l'université sénégalaise a connu des crises à répétition. Des grèves d'étudiants. Des grèves d'enseignants. Des années académiques perturbées, parfois paralysées. Des conditions d'études qui sont restées déplorables : amphis surchargés, manque de matériel, précarité des enseignants-chercheurs, retards chroniques dans le paiement des bourses. Le taux d'encadrement dans les universités publiques sénégalaises est resté parmi les plus faibles de la sous-région. La recherche scientifique nationale n'a pas connu de décollage notable sous votre ministère. Les financements alloués à la recherche sont restés symboliques.
Vous avez supervisé tout cela pendant sept ans. Vous étiez aux commandes. Et aujourd'hui, depuis votre retraite politique confortable, vous donnez des leçons de rigueur et d'exigence à une jeunesse que vous avez contribué à laisser dans un système universitaire défaillant.
C'est facile de parler d'effort et de discipline quand on n'est plus responsable de rien.
Pendant ces sept ans comme Ministre, avez-vous produit un seul article mathématique ? Avez-vous maintenu le moindre lien actif avec la recherche ? La réponse est non. Depuis au moins 2007, entre votre nomination comme Recteur et vos sept années de ministère, soit presque vingt ans, vous n'avez rien produit en mathématiques. Vingt ans de silence scientifique total. Et vous vous présentez encore comme "Professeur de mathématiques".
Cinquième fait : la supervision de thèses sans production propre.
Vous vous vantez d'avoir encadré une trentaine de doctorants en mathématiques. Encadrer des thèses sans produire soi-même, c'est diriger une cuisine sans jamais cuisiner. L'encadrement doctoral de qualité en mathématiques requiert que le directeur soit lui-même actif dans la recherche, capable de proposer des problèmes originaux et ouverts, de guider un étudiant avec une expertise fondée sur une pratique réelle et récente.
Comment encadre-t-on sérieusement une thèse en EDP quand on n'a soi-même rien publié dans ce domaine depuis vingt ans ? Quels problèmes originaux propose-t-on à ses doctorants quand on ne lit plus la littérature active du domaine ?
La réponse honnête est que ces trente thèses encadrées sont probablement le travail réel de co-directeurs ou de chercheurs plus jeunes autour de vous, et que votre rôle a surtout été celui d'un directeur honorifique, utile pour le réseau et les financements, mais scientifiquement absent.
Sixième fait : les poèmes.
En marge de votre carrière de mathématicien qui ne produit pas de mathématiques, vous avez trouvé le temps de publier un recueil de poèmes. "Le ciel et les mots". Il y a quelque chose d'éloquent dans le fait que vous trouviez le temps et l'énergie pour écrire des poèmes et des homélies philosophiques du dimanche, alors que votre production mathématique s'est arrêtée depuis deux décennies.
Cela confirme une chose : vous n'avez pas abandonné la recherche par manque de temps ou d'énergie. Vous l'avez abandonnée par choix. Parce que la poésie, les comités, le ministère, et maintenant Facebook vous offraient une visibilité et une influence que les mathématiques, discipline ingrate et silencieuse, ne pouvaient pas vous donner aussi facilement. C'est un choix humain et compréhensible. Mais c'est un choix qui devrait vous interdire de porter le titre de mathématicien comme un étendard moral.
Septième fait : l'usage de l'intelligence artificielle.
Vos textes dominicaux sont stylistiquement impeccables. Trop impeccables. La structure est toujours identique : un constat dramatique, un développement en constructions rhétoriques parallèles, quelques valeurs wolofs insérées stratégiquement pour donner une touche d'authenticité locale, une maxime finale soigneusement polie, une signature solennelle avec la date et le lieu. Semaine après semaine, le même moule, la même cadence, la même fluidité sans aspérité, sans hésitation, sans la rugosité naturelle de la pensée humaine authentique.
Ce n'est pas ainsi qu'un être humain pense et écrit naturellement. La pensée authentique a des angles, des contradictions, des retours en arrière, des formulations qui cherchent et parfois ratent. Vos textes n'ont rien de tout cela. Ils sont lisses comme du marbre et répétitifs comme un algorithme.
Vous utilisez l'intelligence artificielle pour écrire vos grandes pensées du dimanche. L'IA est un outil légitime. Mais alors assumez-le. Ne signez pas "Professeur Mary Teuw Niane, Dakar, dimanche" comme si ces mots sortaient de votre propre réflexion personnelle. C'est une tromperie envers vos 169 000 abonnés qui pensent lire votre pensée et lisent en réalité la pensée d'une machine. Un homme qui n'a jamais vraiment écrit de mathématiques seul sous-traite maintenant sa pensée philosophique à une intelligence artificielle. À aucun moment dans votre vie publique vous n'avez produit quelque chose d'authentiquement original et personnel.
Huitième fait : votre silence pendant les années Macky Sall.
Vous dénoncez aujourd'hui le totalitarisme rampant. Vous parlez des meutes numériques qui intimident les intellectuels. Vous appelez au courage civique et à la liberté de conscience.
Mais où étiez-vous entre 2012 et 2019 ?
Vous étiez Ministre sous Macky Sall. Pendant ces années, des voix critiques ont été intimidées, des libertés académiques ont été restreintes, des étudiants ont manifesté et ont été réprimés. Avez-vous dénoncé le totalitarisme rampant à ce moment-là ? Avez-vous eu le courage civique que vous réclamez aujourd'hui de la jeunesse ? Non. Vous avez géré votre portefeuille ministériel, encaissé vos avantages, participé aux conseils des ministres, représenté un régime dont vous connaissez les travers mieux que quiconque. Et vous avez attendu que ce régime tombe pour devenir soudainement un grand défenseur de la liberté et des valeurs démocratiques.
Ce n'est pas du courage. C'est de l'opportunisme politique habillé en philosophie du dimanche.
Neuvième fait : le phénomène que vous incarnez et les chercheurs que vous éclipsez.
Votre cas n'est pas isolé. Il est le symptôme d'un problème structurel profond dans le monde académique africain : la culture du titre qui se substitue à la substance, la liste d'affiliations qui remplace la bibliographie, l'administrateur universitaire qui se fait passer pour un scientifique, le politique qui se drape dans le prestige académique pour asseoir une autorité morale qu'il n'a pas méritée par la recherche.
Ce phénomène fait du mal aux vrais chercheurs africains. Des hommes et des femmes qui travaillent dans des conditions difficiles et produisent des résultats reconnus internationalement. Mouhamed Moustapha Fall, sénégalais, 91 publications, 2 200 citations en treize ans. Diaraf Seck, sénégalais, Université Cheikh Anta Diop, plus de 128 publications, actif en optimisation de forme et EDP, qui continue de publier régulièrement tout en assumant ses responsabilités universitaires. Gane Samb Lo, sénégalais, Université Gaston Berger, plus de 510 citations, des dizaines de publications en statistiques et probabilités, fondateur de la revue Afrika Statistika, auteur de plusieurs ouvrages de référence utilisés dans les universités de toute l'Afrique de l'Ouest, actif dans six pays africains simultanément. Nöel Lohoué, africain basé en France, 66 publications en analyse fonctionnelle, chercheur reconnu internationalement.
Ces chercheurs-là sont souvent invisibles aux yeux du grand public parce qu'ils font le travail silencieux et ingrat de la vraie science. Ils ne publient pas des homélies sur Facebook le dimanche matin. Ils publient des théorèmes dans des revues que le monde entier lit.
Pendant ce temps, vous occupez l'espace public avec 169 000 abonnés et donnez au monde extérieur l'image d'un mathématicien sénégalais influent. Vous êtes, involontairement peut-être, un obstacle à la reconnaissance de la vraie recherche mathématique africaine. Parce que vous monopolisez une autorité qui devrait revenir à ceux qui la méritent vraiment.
Dixième fait : le public ne sait pas tout cela.
Vos 169 000 abonnés ne sont pas des mathématiciens. Ils ne savent pas ce que signifie réellement "Professeur de mathématiques". Ils ne savent pas qu'une quinzaine d'articles en trente-cinq ans est un bilan faible. Ils ne savent pas que des centaines d'affiliations ne prouvent rien sur la valeur scientifique d'un chercheur. Ils ne savent pas que ne jamais publier seul pose une question sérieuse sur l'autonomie intellectuelle d'un auteur. Ils ne savent pas qu'un directeur de thèse qui ne produit plus lui-même depuis vingt ans est scientifiquement mort, quelles que soient les médailles qu'il porte.
Ils voient "Professeur Mary Teuw Niane" et ils concluent : grand mathématicien, grand intellectuel, grande autorité morale. Ils vous lisent comme un oracle. Et vous le savez. Et vous utilisez cette confusion délibérément pour donner du poids à des opinions politiques qui n'ont objectivement rien à voir avec vos compétences réelles.
C'est cela l'imposture par titre interposé. Pas grossière, pas vulgaire : élégante, bien habillée, signée chaque dimanche matin avec une solennité de bon aloi. Mais imposture quand même.
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ANNEXE : CE QU'UN MATHÉMATICIEN AFRICAIN PEUT ACCOMPLIR — DIX NOMS, DIX BILANS
Pour ceux qui douteraient encore que le bilan de Mary Teuw Niane est hors norme par sa faiblesse, voici dix mathématiciens africains — sénégalais, béninois, camerounais, nigérians — dont la production réelle permet une comparaison précise. Chiffres issus de Google Scholar, MathSciNet, ICTP et des CV publics des intéressés.
1. MOUHAMED MOUSTAPHA FALL (Sénégal)
Institution : Président et Professeur à l'AIMS Sénégal
Doctorat : SISSA, Italie, 2009
Durée de carrière active : 13 ans
Publications : 91+ articles
Citations : 2 200+
H-index : 19
Distinctions : Prix Ramanujan DST-ICTP-IMU 2022 — le prix international le plus prestigieux pour les jeunes mathématiciens des pays en développement ; Conférencier invité au Congrès International des Mathématiciens (ICM), Rio de Janeiro 2018 ; Membre honoraire de la London Mathematical Society (2023) ; Chaire Alexander von Humboldt à AIMS Sénégal.
Domaine : EDP, géométrie différentielle, équations non-locales, courbure moyenne fractionnaire.
Note : Né dans un village à deux heures de Dakar, formé à l'Université Gaston Berger — votre université. Treize ans de carrière. Quatre-vingt-onze articles. Le rapport est de 7 publications par an contre 0,4 pour Niane sur l'ensemble de sa carrière.
2. DIARAF SECK (Sénégal)
Institution : Professeur titulaire, Université Cheikh Anta Diop de Dakar (FASEG)
Doctorat : Université de Franche-Comté, France, 1996
Publications : 100+ articles (dont au moins 92 références individuelles dans son CV public, plus de 10 publications dans des journaux SCI de premier rang)
Domaine : EDP, optimisation de forme, problèmes à frontière libre, transport optimal.
Note : Secrétaire général de la Société Mathématique du Sénégal, directeur du laboratoire LMDAN (UCAD), actif dans la recherche depuis 30 ans sans interruption. Seck opère exactement dans le même domaine EDP que celui que Niane revendique comme le sien.
3. GANE SAMB LO (Sénégal)
Institution : Professeur émérite, Université Gaston Berger de Saint-Louis (à la retraite depuis 2023) ; affilié à l'AUST Abuja (Nigeria) et à l'Université Paris VI
Doctorat : Université Pierre et Marie Curie, Paris VI
Publications : 60+ articles en revues internationales, plus de 12 ouvrages de référence publiés (SPAS Books Series), utilisés dans les universités de toute l'Afrique de l'Ouest
Citations : 510+
Domaine : Statistiques, probabilités, théorie des valeurs extrêmes, théorie empirique des processus.
Note : Fondateur de la revue Afrika Statistika et de la Statistics and Probability African Society (SPAS). A enseigné au niveau master et doctoral au Sénégal, en Gambie, au Mali, au Burkina Faso, au Gabon et au Nigeria. Un homme qui a construit une infrastructure scientifique africaine en publiant pendant que Niane présidait des comités.
4. WILFRID GANGBO (Bénin)
Institution : Distinguished Professor, Département de Mathématiques, UCLA (University of California, Los Angeles)
Doctorat : EPFL, Suisse, 1992
Publications : 80+ articles
Citations : 10 000+ (Google Scholar)
H-index : 30+ (estimé)
Distinctions : Membre de l'Académie Américaine des Arts et des Sciences ; co-fondateur du David Blackwell Summer Research Institute pour les étudiants noirs en mathématiques.
Domaine : Transport optimal (théorie de Monge-Kantorovich), calcul des variations, EDP, théorie des jeux à champ moyen, équations de Hamilton-Jacobi sur les espaces de mesures de probabilité.
Note : Son article de 1996 avec Robert McCann, "The geometry of optimal transportation" (Acta Mathematica), est l'un des textes fondateurs du transport optimal moderne. Il a plus de 350 citations à lui seul. Gangbo est originaire du Bénin — un pays encore plus petit que le Sénégal — et il est aujourd'hui l'un des mathématiciens africains les plus influents dans le monde.
5. PHILIBERT NANG (Gabon)
Institution : Professeur, Université des Sciences et Techniques de Masuku (Gabon) ; affilié à l'Université de Pretoria (Afrique du Sud)
Doctorat : Université Paris VII, France
Publications : 30+ articles
Distinctions : Prix Ramanujan ICTP 2011 — le premier africain subsaharien à recevoir ce prix ; Prix AMMSI-Phillip Griffiths 2017 ; Président de l'Union Mathématique du Gabon.
Domaine : Algèbre D, modules holonomes, théorie des représentations, géométrie algébrique.
Note : Nang a obtenu le Prix Ramanujan en 2011 en travaillant au Gabon. L'ICTP a déclaré lors de la remise du prix : "Il est espéré que son exemple inspirera d'autres jeunes mathématiciens africains travaillant au plus haut niveau tout en restant basés en Afrique." Un chercheur de premier plan, pratiquement inconnu du grand public sénégalais, pendant que Niane monopolise l'espace médiatique.
6. NOËL LOHOUÉ (Congo/France)
Institution : Professeur, Université Paris-Sud XI (Orsay)
Doctorat : Université Paris-Sud XI, 1972 ; directeur de thèse : Yves Meyer (Médaillé Abel 2017)
Publications : 66+ articles (MathSciNet)
Domaine : Analyse fonctionnelle, algèbres Ap, convoluteurs de Lp, analyse harmonique sur les groupes de Lie.
Note : Lohoué a fait ses preuves en analyse harmonique dans les années 1970-1990 en France, dans une période où très peu d'Africains accédaient à ces niveaux de recherche. Formé par Yves Meyer, l'un des plus grands analystes du XXe siècle. 66 articles en analyse fonctionnelle pure — un corpus qui parle de lui-même.
7. MAMA FOUPOUAGNIGNI (Cameroun)
Institution : Professeur, Higher Teachers Training College, Université de Yaoundé I ; Président de l'AIMS Cameroun ; Chief Academic Officer de l'AIMS Global Network
Doctorat : Université Nationale du Bénin, 1998 ; Habilitation : Université de Kassel, Allemagne, 2006
Publications : 40+ articles en revues internationales
Distinctions : Alexander von Humboldt Fellow (Allemagne) ; Ambassadeur scientifique Humboldt pour le Cameroun (2008-2011) ; Représentant africain à la Commission pour les Pays en Développement de l'Union Mathématique Internationale (2015-2022).
Domaine : Polynômes orthogonaux, fonctions spéciales de la physique mathématique, théorie de l'approximation, algèbre informatique.
Note : A publié régulièrement pendant ses fonctions administratives à l'AIMS — démontrant qu'il est possible de combiner des responsabilités institutionnelles lourdes avec une activité scientifique réelle. Ce que Niane n'a jamais fait.
8. GODWIN AMECHI OKEKE (Nigeria)
Institution : Professeur titulaire et Chef du Département de Mathématiques, Federal University of Technology Owerri (FUTO), Nigeria
Doctorat : Université de Lagos, 2014
Publications : 90+ articles en revues internationales (60+ indexés dans Scopus)
Distinctions : Premier Africain nommé chercheur postdoctoral à l'Abdus Salam School of Mathematical Sciences (Lahore, Pakistan) ; Prix du meilleur chercheur de l'université FUTO (catégorie Platine, 2020-2025).
Domaine : Théorie des points fixes, analyse fonctionnelle non-linéaire, espaces métriques modulaires.
Note : Okeke a obtenu son doctorat en 2014 — douze ans de carrière pour plus de 90 articles, soit une moyenne de 7,5 publications par an. Plus que Niane en trente-cinq ans. Depuis le Nigeria, dans des conditions d'infrastructure infiniment moins favorables qu'un ministre ou un recteur.
9. MARTIAL AGUEH (Bénin)
Institution : Professeur Associé, Département de Mathématiques et de Statistiques, Université de Victoria (Canada)
Doctorat : Georgia Institute of Technology, 2002 ; directeur de thèse : Wilfrid Gangbo
Publications : 40+ articles
Revues : Advances in Differential Equations, Geometric and Functional Analysis (GAFA), Comptes Rendus de l'Académie des Sciences de Paris.
Domaine : Transport optimal, inégalités géométriques, équations paraboliques dégénérées.
Note : Béninois, formé par Gangbo au Georgia Tech, a publié dans GAFA — l'une des cinq ou six revues mathématiques les plus sélectives au monde. Son article avec Ghoussoub et Kang sur les inégalités géométriques (GAFA, 2004) cumule plusieurs centaines de citations.
10. DAVID BEKOLLE (Cameroun)
Institution : Professeur, Université de Ngaoundéré, Cameroun
Doctorat : deux thèses, 1978 et 1984 (Université Paris VI)
Publications : 40+ articles sur une carrière de 40 ans, dont des contributions fondamentales en analyse complexe et en analyse harmonique.
Domaine : Espaces de Bergman, analyse harmonique, opérateurs intégraux.
Note : Les inégalités de Bekolle-Bonami (1978) — résultat obtenu en collaboration avec Aline Bonami — sont un classique de l'analyse harmonique mondiale, citées dans des centaines d'articles depuis plus de quarante ans. Son nom est dans les manuels. C'est cela un résultat qui dure.
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Ces dix chercheurs ont un point en commun : ils sont pratiquement absents de l'espace public sénégalais et africain, au sens médiatique du terme. Aucun d'eux n'a 169 000 abonnés sur Facebook. Aucun d'eux ne publie des sermons philosophiques le dimanche matin. Ils publient des théorèmes. Ils construisent des laboratoires. Ils forment des doctorants en restant eux-mêmes actifs dans la recherche. Ils représentent l'Afrique au Congrès International des Mathématiciens, à l'ICTP, dans les comités éditoriaux des meilleures revues mondiales.
Ce sont eux, la vraie mathématique africaine. Pas un ancien ministre recyclé en sage numérique du dimanche.
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En conclusion.
Vous écrivez : "Il n'y a pas de grand avenir sans effort, sans savoir et sans discipline."
C'est juste. Mais l'effort scientifique se mesure en résultats publiés, en démonstrations vérifiées, en contributions que la communauté internationale peut évaluer, critiquer, citer, prolonger ou réfuter. Pas en listes d'affiliations. Pas en textes du dimanche générés avec l'aide d'une intelligence artificielle. Pas en médailles et distinctions honorifiques. Pas en recueils de poèmes. Pas en comités dont on est membre depuis vingt ans sans avoir jamais produit un résultat significatif.
Vous écrivez : "La meute suit. La jeunesse libre pense."
Mais pensez-vous vraiment, Professeur ? Pensez-vous par vous-même, avec vos propres outils intellectuels, en acceptant la lenteur et la difficulté que la vraie pensée exige ? Ou demandez-vous à une intelligence artificielle de penser à votre place, exactement comme vous reprochez à la jeunesse de suivre sans réfléchir ?
Vous écrivez sur les gourous : "Le gourou est rarement un saint. Très souvent, c'est un imposteur que le pouvoir a rendu aveugle à sa propre indignité."
Relisez cette phrase lentement, Professeur. Puis regardez votre propre trajectoire : le titre sans la substance, le réseau sans la recherche, la morale sans le courage, les leçons sans l'exemple, et maintenant la pensée sans la pensée.
Vous avez choisi très tôt d'être un gestionnaire d'institutions scientifiques plutôt qu'un scientifique. Assumez-le pleinement et arrêtez d'utiliser un titre que votre production ne justifie plus depuis vingt ans pour imposer une autorité intellectuelle sur une jeunesse qui mérite mieux que ça.
La jeunesse sénégalaise a besoin de vrais modèles scientifiques : des chercheurs qui produisent, qui publient, qui démontrent, qui échouent et recommencent dans l'obscurité et la rigueur. Des hommes comme Mouhamed Moustapha Fall, Diaraf Seck, Gane Samb Lo, qui construisent chaque jour, sans tribune, sans ministère, sans 169 000 abonnés, la réputation mathématique du Sénégal dans le monde.
Pas d'anciens ministres reconvertis en philosophes de Facebook grâce à l'intelligence artificielle.
Le vrai effort intellectuel ne se montre pas. Il se prouve !
Depuis Senghor la majorité des sénégalais pensent que la politique est réservée aux hommes des lettres, ou qu’il faut étudier les sciences humaines pour écrire des romans et des poèmes.
La plupart des plus grands esprits politiques de l’humanité sont des cartésiens.
J’ai pas le temps d’en faire une liste ici mais je peux citer Houphouet Boigny, Yasser Arafat, Abdoulaye Wade, Angala Merkel et j’en passe.
Les intellos sonkorisés sont corrosifs pour notre patrie de la Teranga.
Ce sont soit des tarés, soit des nains politiques ou alors des des nègres du MFDC.
Diomaye djeredjeff🙏
Macky Sall, il n'y en a pas deux en Afrique. Heureusement pour le monde.
Depuis Senghor la majorité des sénégalais pensent que la politique est réservée aux hommes des lettres, ou qu’il faut étudier les sciences humaines pour écrire des romans et des poèmes.
La plupart des plus grands esprits politiques de l’humanité sont des cartésiens.
J’ai pas le temps d’en faire une liste ici mais je peux citer Houphouet Boigny, Yasser Arafat, Abdoulaye Wade, Angala Merkel et j’en passe.
Les intellos sonkorisés sont corrosifs pour notre patrie de la Teranga.
Ce sont soit des tarés, soit des nains politiques ou alors des des nègres du MFDC.
Diomaye djeredjeff!!?
PDS
APR
KIRAAY
En bon mathématicien, il calculé ses intérêts. Une fois qu'il se positionne, il sert l'autorité et assomme le pays de leçons.
Serigne gueye diop prenez vos responsabilités.
Merci à vous de nous (nous les néophytes) libérer des mystificateurs , des charlatans et des escrocs !!!!
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