News Feed
Vendredi 6 novembre 2026
à Dakar
Close icon
Se connecter

Removal of mandates from mayors who change political affiliation: Kiiray Thiès' response to Amadou Ba

Auteur: Par Cheikh CAMARA (Correspondant à Thiès)

Removal of mandates from mayors who change political affiliation: Kiiray Thiès' response to Amadou Ba

Retrait de mandat aux maires qui changent d'obédience politique : La réplique de Kiiray Thiès à Amadou Ba

“Politics demands consistency, steadfastness, and a minimum of memory.” These remarks, made by members of the KIIRAY Les Patriotes Républicains party in Thiès, were addressed to Amadou Ba. They didn't mince words with the Pastef deputy: “After ardently defending the draft interpretative law on the amnesty law, which sparked heated controversy and a significant political setback, he's back with a new proposal aimed at stripping mayors of their mandates if they change political affiliation.”

Professor Lamine Sène and his colleagues recall that on the eve of the legislative elections, during the campaign's opening rally in Thiès, Ousmane Sonko made a public appeal to mayors to join his camp. "At that time, switching sides was presented as an act of courage, clear-sightedness, and patriotism. The mayors were welcomed with open arms, applauded, and celebrated," they say.

Today, these KIIRAY Thiès officials point out that "because some are choosing a different path, those same people want to transform what they glorified yesterday into a political mistake punishable by the loss of their mandate." This, according to them, is "a contradiction that nothing can justify."

For Lamine Sène and his associates, public morality cannot be subject to variable standards. "Democratic principles do not change depending on whether one is in the opposition or in power. If political opportunism is immoral, it was also immoral when you were seeking the support of elected officials," they say.

The question also arises: "If it was legitimate yesterday, why would it become a reason for sanction today?" KIIRAY members believe that "this proposed law looks less like a reform to improve ethics than an attempt to lock down the political system."

KIIRAY The Republican Patriots / Thiès stated: "A mature democracy is not built on laws of circumstance or on texts inspired by the interests of the moment. It rests on impartial rules that apply to all, without distinction."  

Lamine Sène and his colleagues continued: “Yesterday, you opened the doors wide to the mayors who joined you. Today, you want to lock them completely. What inconsistency! What political hypocrisy! The Senegalese people remember. They recall the calls for unity launched from the campaign platforms, particularly in Thiès. You can't applaud political defection when it strengthens your side and then want to criminalize it when it benefits others.”

For supporters of President Bassirou Diomaye Faye, "in politics, credibility stems from consistency; otherwise, speeches lose all their power and appear as mere posturing dictated by circumstances." According to them, Senegalese people expect consistent principles from public officials, not convictions that shift according to political interests.

⚡ Résumé express généré par IA, vérifié par la rédaction
- Des cadres de KIIRAY Thiès critiquent Amadou Ba pour sa proposition de retirer leur mandat aux maires qui changent d'obédience politique, y voyant une contradiction avec les appels au ralliement lancés par Ousmane Sonko lors de la campagne électorale. - Ils rappellent que la transhumance politique était alors présentée comme un acte de courage et de patriotisme, et que les maires étaient accueillis et célébrés. - KIIRAY estime que cette proposition ressemble à une tentative de verrouillage du jeu politique, et non à une réforme de moralisation, dénonçant une incohérence et une hypocrisie.
Auteur: Par Cheikh CAMARA (Correspondant à Thiès)
Publié le:
Mis à jour le:

Commentaires (13)

Trier par :
  • avatar
    Terra thiouné il y a 3 mois
    Toujours des lois pour régler des comptes, aucune pour rendre facile la vie des citoyens.
  • avatar
    Ndir il y a 3 mois
    Effectivement sonko a accueilli plusieurs maires transhumants durant les législatives. C'est ça le pastef. Y'a que ce que leurs intérêts qui compte. Amadou ba je n'ai jamais de ma vie un soi disant juriste aussi nul.
  • avatar
    Sam il y a 3 mois
    Rendez a PASTEF ce qui lui appartient et partez. Personne va vous rappeler.
  • avatar
    'ng s il y a 3 mois
    Amadou bah a oublié que les maires sont élus par la population
  • avatar
    Ahmadou Ndiaye il y a 3 mois
    La cohérence, fondement de toute crédibilité politique
    La démocratie ne saurait prospérer dans un climat où les principes fluctuent au gré des intérêts partisans. La constance dans les convictions constitue l'un des premiers critères d'appréciation de la crédibilité d'un responsable politique. Lorsqu'une même pratique est successivement célébrée lorsqu'elle favorise son propre camp, puis condamnée dès lors qu'elle profite à l'adversaire, il ne s'agit plus d'une évolution doctrinale, mais d'une contradiction politique manifeste.

    La proposition visant à retirer leur mandat aux maires qui changent d'appartenance politique soulève ainsi une interrogation fondamentale : poursuit-elle véritablement un objectif de moralisation de la vie publique ou répond-elle à des considérations circonstancielles dictées par le contexte politique actuel ?

    Nul n'a oublié qu'à l'approche des élections législatives, les appels au ralliement lancés à l'endroit des maires étaient présentés comme une démarche patriotique et une adhésion légitime à un projet de transformation nationale. Ces élus étaient alors accueillis avec enthousiasme et leur choix était érigé en preuve de lucidité politique. Aujourd'hui, les mêmes comportements sont décrits comme des actes condamnables susceptibles d'entraîner la perte du mandat. Une telle inversion de lecture ne peut qu'interpeller tout observateur attaché à la cohérence des institutions.

    La loi ne doit jamais être conçue comme un instrument destiné à consolider momentanément une majorité ou à affaiblir des adversaires. Elle doit incarner une règle générale, abstraite et impersonnelle, applicable avec la même rigueur à tous les acteurs, indépendamment de leur appartenance politique. C'est précisément cette exigence d'impartialité qui fonde l'État de droit.

    Si la transhumance politique constitue effectivement une dérive portant atteinte à la confiance des citoyens, alors son encadrement doit résulter d'un consensus national, fondé sur des principes stables et non sur les intérêts d'une conjoncture particulière. En revanche, si cette pratique était jugée acceptable lorsqu'elle servait une alternance politique, il devient difficile de soutenir, sans incohérence, qu'elle mérite aujourd'hui une sanction juridique.

    La mémoire collective demeure l'un des meilleurs garants de la responsabilité politique. Les citoyens se souviennent des discours, des engagements et des positions défendues hier. Ils attendent des dirigeants non pas des principes à géométrie variable, mais une fidélité constante aux valeurs qu'ils proclament.

    En définitive, la grandeur de l'action politique ne réside pas dans la capacité à adapter les règles aux intérêts du moment, mais dans le courage de défendre les mêmes principes, que l'on soit dans l'opposition ou aux responsabilités. La cohérence n'est pas une option ; elle est la condition indispensable de la confiance publique et de la légitimité démocratique.
  • avatar
    Dioulde il y a 3 mois
    Il a oublié déjà les transhumance des derniers législatives qui allaient à la preries de pastef, FATAI KHADIOUFFI BOY POULHO
  • avatar
    Hé! il y a 3 mois
    S'il te plaît mon Dieu, accélère le temps qu'on se retrouve vite en 2029. Que nous puissions nous séparer de tout ce qui touche à ceux arrivés au pouvoir en 2024.
  • avatar
    Pas la peine il y a 3 mois
    Ce n’est pas la peine de créer un nouveau sujet de débat.
    De toute façon ce nouveau parti fantoche, vous n’en entendrez plus parler dans deux ans.
    Et il subira très vite des déculottés mémorables.
  • avatar
    aprnewgeneration il y a 3 mois
    Amadou fonceeeeeeeeeeeee..........................................c'est le pouvoir qui arrête le pouvoir.
    On vous a élu pour nous voter des lois qui renforcent les valeurs au Sénégal.............................ce qui s'applique aux députés en tant que élus doit s'appliquer aux maires
  • avatar
    Anonyme il y a 3 mois
    Si l’on suit cette logique, les partis deviendront propriétaires des Mairies et les électeurs seront relégués au second plan. C’est une conception dangereuse de la démocratie. PASTEF n’a qu’un seul souci, ériger une république institutionnelle en un régime législatif, a coup de lois. Ils continuent de facto leur bataille législative de s’approprier tout à leur seul avantage jusqu’aux prochaines élections. En fait un coup de force en continu contre l’exécutif en bafouant la Constitution
  • avatar
    Momo2 il y a 3 mois
    Votre raisonnement n’est valable que pour les Maires élus sur listes indépendantes. Et même ces derniers, dans leur grande majorité, étaient dans un parti, notamment celui au pouvoir, donc enrichis avec l’argent du contribuable qu’ils utilisaient pour leurs campagnes. Quel que soit le fait générateur, il faut moraliser la vie politique au Sénégal.

Participer à la Discussion

Règles de la communauté
  • Soyez courtois. Pas de messages agressifs ou insultants.
  • Pas de messages inutiles, répétitifs ou hors-sujet.
  • Pas d'attaques personnelles. Critiquez les idées, pas les personnes.
  • Contenu diffamatoire, vulgaire, violent ou sexuel interdit.
  • Pas de publicité ni de messages entièrement en MAJUSCULES.

💡 Astuce : Utilisez des emojis depuis votre téléphone ou le module emoji ci-dessous. Cliquez sur GIF pour ajouter un GIF animé. Collez un lien X/Twitter, TikTok ou Instagram pour l'afficher automatiquement.

Emoji