Le Pr Amath Ndiaye explique la vraie mission du FMI et de la Banque mondiale
In the debate on economic development, the actions of international financial institutions regularly raise questions about their real impact on national sovereignty and growth. Professor Amath Ndiaye, a lecturer and researcher at the Faculty of Economics and Management (FASEG) of Cheikh Anta Diop University of Dakar (UCAD), offers an analysis clarifying the division of roles between these lenders and states. According to the academic, "the IMF and the World Bank play different but complementary roles in supporting member countries," emphasizing from the outset that "a country's development is not the responsibility of the IMF or the World Bank" but rather "first and foremost the responsibility of its citizens, its businesses, its institutions, and its state."
The economist emphasizes that while poverty reduction is enshrined in the founding documents, "no international institution can develop a country in place of its inhabitants." External contributions only become fully effective when they are integrated into a clear vision. In this respect, the respective roles of the two institutions operate according to distinct logics that should not be confused.
The IMF: A guarantor of macroeconomic stability
The IMF's primary mission is to maintain the stability of the international monetary system and monitor global macroeconomic policies. The institution intervenes by providing liquidity to nations facing balance of payments imbalances. Generally, the IMF does not directly finance transportation infrastructure or social programs.
Professor Ndiaye nevertheless notes a significant development since 2022 with the creation of the Resilience and Sustainability Facility (RSF). This mechanism provides long-term financing to support structural reforms, particularly in the face of climate challenges. While remaining marginal compared to the organization's traditional mandate, this mechanism finances a reform program with macroeconomic impacts rather than physical infrastructure. Senegal benefited from this in 2023, receiving an estimated $324 million to integrate environmental risks into its economic policy, as did Rwanda.
The World Bank: Support for development projects
Conversely, the World Bank invests directly in financing infrastructure, agriculture, education, health, and energy projects. The example of Senegal is illustrated by the Dakar-Diamniadio Highway of the Future project, for which a $105 million IDA loan was approved in 2009. This large-scale project demonstrates that major undertakings rely on a broad partnership involving the government, multilateral donors, development agencies, and the private sector. International intervention at the time encompassed urban restructuring, environmental measures, and institutional strengthening. According to the researcher, this case study proves that "it is Senegal that is driving its own development with the support of external partners, and not the World Bank that is developing Senegal."
Similarly, Rwanda sought concessional financing from the World Bank to implement its own national roadmap in digitalization, social protection, and agriculture. By the end of July 2026, the institution's cumulative commitment to Rwanda amounted to approximately $9.25 billion across 141 projects.
The experience of major emerging economies
The FASEG analysis reminds us that recourse to multilateral finance is not synonymous with a loss of economic sovereignty. Demographic and economic giants such as China and India have made extensive use of World Bank loans and expertise to support their development. As of the end of July 2026, India had accumulated nearly $143.6 billion in commitments for 719 projects, while China had committed $70.1 billion for 454 projects. Other powers like Brazil and Indonesia have followed a similar trajectory, mobilizing tens of billions of dollars while retaining control over their strategic and industrial choices.
The primacy of the national strategy
In conclusion, Professor Amath Ndiaye reframes the public debate: the central issue is not to determine whether to collaborate with the Bretton Woods institutions, but to verify whether the State has a sufficiently solid vision to channel these resources to serve its priorities.
Considering that economic transformation remains a national undertaking, the UCAD professor urges us to move beyond partisan shortcuts: “Let’s stop saying that ‘no one has ever seen the World Bank or the IMF develop a country’: this statement simply makes no sense.” For the academic, the role of these institutions is not to replace local actors, but to provide technical and financial support for policies defined by states and their citizens.
Commentaires (16)
ACCORD FMI : LE SENEGAL A CANOSSA
Dans son bras de fer avec le Pape Grégoire sur la nomination des Evêques, le Roi Henri IV excommunié, dut se rendre à Canossa pour faire amende honorable. Il se fit remonter les bretelles par le Souverain Pontife avant d’être gracié et réintégré dans l’Eglise Catholique. Cet évènement historique donna lieu à l’expression «aller à Canossa» pour accepter sa défaite ou reconnaître son tort devant un fait. C’était au 11ème siècle. Juste un rappel de l’Histoire.
Or donc, après avoir tenu tête pendant plus de deux ans au FMI, bras séculier de l’Impérialisme occidental dans le Monde et particulièrement en Afrique; notre pays, le Sénégal s’est finalement aplati devant les diktats de la Pieuvre financière mondiale. Les accords signés et dont se gargarisent ceux qui ont capitulé devant cet instrument de la politique d’asservissement, de siphonage et d’appauvrissement des économies africaines, ne sont ni plus ni moins qu’une humiliation nationale comparable – toutes proportions gardées- à celle subie par le Roi Henri 4 devant le Pape Grégoire dans les allées de Canossa. On a abdiqué en rase campagne, acceptant de brader notre dignité et notre souveraineté devant l’obole tendue par le FMI. Les précautions sémantiques et autres «précisions» qui se veulent doctes et rassurantes cachent mal, la HONTE d’un peuple si fier baissant casaque contre des pratiques éhontées de vol, d’espionnage et d’infantilisation de toute une NATION fière et résolument décidée à se libérer du carcan de la dette provoquée, extrapolée et «cachée» pour encore et toujours nous spolier en nous maintenant dans les tréfonds du sous-développement et de la mendicité étatique. Pourtant le projet avait vendu le programme du JUB JUBBEL JUBBENTI pour forger un autre type de Sénégal et de Sénégalais. Et avait commencé à le dérouler avec un succès certain. Il aura fallu la cassure créée artificiellement par les ennemis de la Nation parmi lesquels des sénégalais apatrides, mercenaires et avides de postes de prestige auprès des organisations financières et politiques internationales, pour saborder cette volonté du peuple sénégalais de se libérer des jougs de la délinquance financière de très haut niveau qu’est le FMI.
Les «avis d’experts» d’analystes et autres spécialistes autoproclamés de la chose politico-financière qui nous saoulent d’analyses verbeuses et de points de vue tout aussi pédants qu’inutiles ne sont en réalité ni plus ni moins que des offres de services voire même des demandes d’emplois à peine déguisés. Notamment pour ceux qui se targuent d’être des consultants. Quand on sait que CONSULTANT est l’une des formes les plus poétiques du chômeur patenté. On n’est pas dupe, on a tout compris. Et on se sait.
N’ayons pas peur des mots. Une organisation financière censée vous aider, vous épauler et vous accompagner dans la voie du développement et qui peine depuis plus de soixante ans à vous faire faire le plus petit pas vers un mieux-être, n’est pas un partenaire, c’est tout simplement UN PREDATEUR qui s’assure que sa proie est toujours dans ses rets pour pouvoir continuer à s’en délecter à sa guise. Et pour cela, ils embrigadent certains de nos brillants esprits avides de reconnaissance et de prestige fumeux pour nous embobiner avec des théories nébuleuses pour mieux masquer leur félonie. On se sait. La quasi-totalité de nos gros cerveaux en la matière, ne rêvent que de postes de sinécure ronflants auprès de ces organismes d’exploitation éhontée de notre pays et d’autres, pour plastronner dans les foras et autres agoras du monde à ânonner des propos pédants «parcoeurisés» dans les cours des amphis et tout soporifiques pour endormir leur monde. Le Toubab n’a même plus besoin de se salir les mains, il trouvera toujours des séides africains, aidés par leur coloration locale, prêts à vendre leur âme au diable et leur dignité à l’encan pour faire le sale boulot à sa place. Henri KISSINGER célébrissime Secrétaire d’Etat américain des années 70 disait : «le secret de la réussite des Usa, c’est qu’on débusque les traitres chez nous et on les condamne. On débusque les traitres chez les autres et on les utilise». CQFD …TERRIBLE.
En réalité, parce que la réussite du FIPPU (Révolte) sénégalais à travers l’emprunt endogène et patriotique risquait par un effet domino, d’inspirer d’autres pays de la sous-région et donc, devenait une grande menace pour la pérennité du système FMI. Aussi tout fut mis en œuvre pour saborder cette position du Sénégal en actionnant des Traitres qui se reconnaitront.
Ainsi, par la faute de ceux-ci et la félonie de ceux-là, nous voici retournés à l’heure des «ajustements budgétaires», des «vérités des prix» et..des délestages massifs en vue. Gnou deme rekk.
Au final, nous donnons encore l’impression de nous complaire dans cette situation «d’esclaves volontaires» incapables de décider par nous- mêmes comment nous gérer et nous organiser pour développer notre pays et qu’il nous faille toujours faire appel aux Toubabs plus de soixante ans après notre «indépendance négociée» et octroyée «sous conditions» pour ce faire. Et cela dans TOUS les Domaines et jusqu’au Football. Suivez mon regard.
Le mot de la fin? «A QUAND LA FIN DES INDEPENDANCES?» Pour faire comme le personnage de l’écrivain SEMBENE Ousmane. Encore un OUSMANE!. VIVEMENT 2029. TRISTESSE IMMENSE
DAKAR LE 3/9/2026
GUIMZO
Avant de devoir accepter une certaine "austerité" , a t-on des preuves solides que tout cet argent ait été bien recu ?
Dans le cas contraire ce ne serait pas une "dette cachée" mais bien une "dette fictive" concoctée (peut-etre) par l'ancien regime ? avant de plier bagages? C' aura alors ete le casse du siecle ! Il ne faut pas que le peuple paye ce qu'il n'a peut-etre jamais recu.
Une verification s'impose absolument ! Il faut un acces à tous les documents. Que tout soit clair.
Apres l'on verra ce que l'on doit. Et si la dette s'averait bien reelle, ... l'on subira. Mais l'on n'en mourrait pas. En general, ils ne tuent pas leur proie de peur de n'avoir plus qui exploiter. lol.
Aussi, en note d'espoir, Dieu campe au dessus du FMI et toute decision LUI revient... Di na meusseu baakh. Courage..👍
Le FMI et la Banque mondiale peuvent accompagner dans le bon sens et dans le mauvais sens.
Je ne suis pas économiste mais j ai l expérience de l administration.
Ces institutions sont comme les banques. Les banques nous proposent des prêts pour des futilités comme pret consommation et achat de voiture. Si on les prend et cela ne nous procure que des créances à payer sur plusieurs années, c est un problème mais c est notre choix.
Par contre, si la banque te prête pour acheter un terrain, le construire ou développer ton entreprise, c est un très bon choix.
Donc, avec le FMI ou la banque mondiale, il faut que les États fassent les bons choix.
C est à ce niveau qu il y'a souvent des problèmes car les fonctionnaires qui négocient avec leur ministre peuvent ne pas être compétents, responsables ou peuvent être corrompus par les retombées directs qu ils ont dans les projets. Ce sont parfois les 4x4 achetés, les postes juteux créés et confiés a ces mêmes fonctionnaires ou des amis.
Audutons les prêts des dix dernières années et vous allez vous rendre compte.
Parfois, on a l impression que ces institutions nous proposent des financements dans des domaines qui ne sont pas nos priorités.
Le Sénégal aurait acheté pour près de 23 à 29 milliards de Francs des vaccins contre la covid qu il n aurait jamais utilisé. Les vaccins ne seraient même pas arrivés au Sénégal car le pays n en avait plus besoin. Pour le Sénégal devrait rembourser ce prêt.
L assemblée nationale peut creuser sur ce dossier pour situer les responsabilités éventuelles
Voici les preuves, dans son texte même, qu'il fait un travail de tromperie envers l'opinion, un travail truffé d'incohérences.
"Le développement d’un pays n’incombe ni au FMI ni à la Banque mondiale, il relève d’abord de ses citoyens, de ses entreprises, de ses institutions et de son État ". Voilà ce qu'il nous dit. Or, qu'est ce qu'il y a ? Le FMI vous demande d'abord, de supprimer toute subvention ou de les réduire drastiquement. Si vous le faites, vous réduisez le pouvoir d'achat du citoyen, vous le privez de toute marge d'épargne pour pouvoir investir pour le développement. Si le développement d'un pays relève du citoyen, alors un accord avec le FMI ou la BM empêche le citoyen de faire sa part du développement.
Tout état qui cherche des moyens endogènes pour son développement commence par motiver ses citoyens pour les inciter à l'épargne, et à la volonté d'investir, lorsque l'état pèse sur ses citoyens par des directives des FMI, BM, comment est-ce que la mobilisation des citoyens sera t elle obtenue ?
Dire que le développement dépend des entreprises du pays, alors que parmi les directives du FMI, la principale c'est la privatisation, et absolument jamais pour les entreprises du pays, comment est-ce que celles-ci seront elles impliquées pour le développement.
Pr Amath Ndiaye sait que toutes les règles qu'il rappelle comme obligations pour le développement d'un pays sont justement celles que le FMI, ou BM, combattent.
NB: Dieu sait que je ne m'arrête là que pour ne pas être trop long, mais tout le texte du professeur mercenaire est truffé d'incohérences et contradictions. Christine Lagarde, directrice du FMI disait: "Plus cela va mal dans le monde, mieux c'est pour le FMI ". Pr A. Ndiaye peut il ignorer cela, même si Christine ne l'avait pas dit ?
A propos de rigueur les citoyens sénégalais doivent savoir mr Cheikh Diba, MEF, si l'accord avec le fmi est un décaissement ou un arbitrage de choix budgétaire ? Car il semble évident, selon ma modeste personne, que c'est plutôt un accord de choix budgétaire simple.
En fait nous avons des recettes fiscales de 4 000 milliards cfa annuel. Dépensées via les salaires 35%, le service de la dette 25% et les subventions 20% de ces recettes. Issues de l'activité privée des sénégalais. Soit, donc il y a 1 000 milliards de fcfa dépensées en subventions : énergie, agriculture et transports. L'accord avec le fmi est de réduire pour chaque année ces 1 000 mds de subventions et de réserver dorénavant pour les 3 ans à venir 300 mds fca à l'apurement de la dette intérieure et aux fameuses bourses sociales.
Donc en fin de compte il n'y a aucun décaissement mais c'est le budget de l'etat qui est arbitré différemment. Merci mr Diba et les services du MEF d'éclairer les sénégalais. Les questions annexes suivront.
Et les gens qui les tiennent ne sont pas forcément des lumières dans le domaine en cause.
Ta logorrhée nous saoule !
Verbiage, alignement de sujets hors sujet, diarrhée verbale…
La Mafia est organisée de sortes que sur tous sujets, des chroniqueurs piaillent, recours à une certaine société civile, des têtes pensantes s agitent et ce sont les mêmes et les médias de la Mafia font recours à eux.
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