Passif social : À Liberté 5, des retraités mettent leur vie en jeu pour 11,4 milliards F CFA
Sitting under a tree, their faces drawn, their voices almost inaudible, and their bodies weakened by days without food, they nevertheless hold firm. At the mosque located at the Liberté 5 roundabout, former employees of AMA Senegal, SOTRAC, and SIAS are continuing their hunger strike, which began on August 16. Their demand: the payment of 11.4 billion CFA francs, which they say they have been waiting for for over twenty years.
The scene on the ground is striking. Many are elderly men, some disabled. Fatigue is etched on their faces. Their voices are low, their movements slow. Several have already had to be evacuated to the national emergency medical service.
According to the group's leaders, medical evacuations are increasing, while the strikers still refuse to end their hunger strike. "We are ready to die," says Mamadou Mbodj, president of the former SOTRAC workers.
For him, the negotiation phase is over: the workers now want the actual payment of their entitlements. "We will only end our hunger strike when the payment is made," he maintains.
Twenty years of waiting, lives shattered
Behind the 11.4 billion CFA francs lies a social debt dating back more than two decades. The companies involved have been liquidated, but former employees claim they have still not received their full compensation.
Madani Ardo Sadio Sy, general secretary of the National Union of Cleaning Workers, former AMA Senegal workers and member of the collective, describes a situation that has become dramatic: workers who died without having received their rights, families torn apart, careers ruined and former employees now plunged into precariousness.
“For almost twenty years, we have been chasing after the payment of these compensations. In the meantime, families have been torn apart, comrades have died, not to mention careers ruined. Some of our friends have also become disabled.”
The union representative also denounced agreements and protocols signed with the authorities, which, according to him, have never been fully respected. "The state must honor its commitments, but unfortunately, these are signed agreements that are never respected. We have the impression that those who pass the laws are the very ones who break them."
He speaks of a "banalized lie" on the part of decision-makers and calls on the President of the Republic, Bassirou Diomaye Faye, to definitively settle this social liability in the name of the continuity of the State.
The authorities are urged to act before irreparable damage occurs.
The Minister of Public Service, Mamadou Lamine Dianté, visited the strikers on August 17 to ask them to suspend their action to allow for negotiations. However, the strikers refused, explaining that they had already heard numerous promises without seeing any results.
"They said that this is not the first time that authorities have come here, made commitments that they do not respect. They will not stop the strike until they are paid," reports Madani Ardo Sadio Sy.
The mobilization is now beginning to extend beyond the collective. Union leaders, including Mody Guirro of the CNTS and Cheikh Diop of the CNTS/FC, went to the site to assess the situation. Cheikh Diop said he asked the strikers to end their hunger strike. “I told them: a hunger strike is not a form of union struggle. The union movement is defended standing tall. It is not defended lying down and dying. Stand up, we will face this.”
But faced with their refusal, the union leader said he understood their despair: "They told me: 'Comrade General Secretary, we no longer have any capacity to cause harm, we no longer have any capacity to mobilize. All that's left for us to do is lie down and die.'"
This situation led him to make a commitment: "The trade union movement will not let you die. For us, the trade union movement, our first cardinal value is solidarity. In the name of this value, we will commit ourselves to your struggle."
Cheikh Diop is calling on the State to act quickly, before it is too late: "I ask the State to resolve this issue very quickly, before we end up with deaths due to hunger strikes."
In Liberté 5, time is running out. Under the tree where these men still cling to their demands, one question now surpasses the 11.4 billion CFA francs: how long will the State allow elderly workers to put their lives in danger to obtain rights they say they have been waiting for for more than twenty years?
Commentaires (8)
Ils auraient dû le faire avant, qui connaît sotrac ama et autres ? Ça sera difficile de samedi faire entendre
1- Abdou Diouf liquide la SOTRAC, avec des arriérés dus aux travailleurs datant de 1994 (année de la dévaluation du CFA, ce qui fait que je ne comprend pas qu'on parle de "depuis 20 ans"). Pendant 6 ans, Diouf a été constant: il n'a pas quoi payer, mais tous les biens de l'ex SOTRAC doivent être vendus pour payer les ex travailleurs.
2 - Wade, à partir de 2000, choisit de remettre sur pied la SOTRAC, pour que tous les ex travailleurs retrouvent un emploi et un salaire. Mais ce sera DDD, parce que SOTRAC était un bien commun du Sénégal et de Renault. Dans le montage du capital de DDD, Wade fait du patrimoine de la SOTRAC, qui sera hérité par DDD, une participation au capital de la nouvelle société de transport. Les ex travailleurs de SOTRAC retrouvent du travail, et deviennent 2e actionnaires, après l'état, ils ont droit à un siège au conseil d'administration. Après avoir fait valider le passif dû aux travailleurs par la justice, puis négocier avec les travailleurs l'acceptation de renoncer à certains dus, Wade commence à payer. Il paye 5 milliards perçus par les travailleurs en 3 tranches. Il paye les arriérés dus aux IPRES, CSS, IPM, coopératives d'habitats, dahira, et autres associations diverses dont les cotisations se faisaient par retraits à la sources jamais reversées par la SOTRAC.
3- Malgré tous ces efforts de Wade, Macky Sall en campagne en 2012, déclare, en meeting à Guédiawaye, que Wade n'a pas la volonté de payer, et que lui, s'il arrive au pouvoir il va payer tout le dû aux travailleurs. Macky Sall passe 11 ans sans payer 1 seul franc. Pire. Macky Sall leur retire leur patrimoine (terrain du dépôt de Ouakam pour y construire le siège de son parti APR), il laisse son PCA leur priver de leur siège au CA, alors qu'ils sont 2e actionnaire de DDD après l'état, il nomme des DG qui remplissent DDD par des recrutements de militants APR jusqu'à la rendre non rentable, alors que leurs enfants n'étaient pas recrutés.
Les membres de la secte APR ont l'habitude de répéter que le terrain du siège du parti a été acheté par Macky, en bonne et due forme, à DDD. Macky l'a acheté à un directeur qu'il a nommé, par approbation d'un conseil d'administration dont les ex travailleurs de la SOTRAC sont privés de leur siège: la vente est illégale. Nous avons au Sénégal la jurisprudence du dossier "Porter Presse " de Youssou Ndour. Youssou, Bara Tall et Pierre Aïm étaient actionnaires du groupe Com 7. Ils ont chacun un siège au CA. En l'absence de Youssou, Bara Tall convoque un CA avec une fausse procuration de Youssou. Au retour Youssou porte plainte, refusant les décisions prises au CA en son absence. La justice donne raison à Youssou: les décisions du CA ne sont pas valides parce que faites en son absence. C'est en 2023 que Macky Sall dit avoir budgétiser la somme pour payer tout le dû à ces ex travailleurs, et il leur en offre 1,6 milliards pour passer la Tabasky. Et à mon avis, il n'a décaissé cette somme que dans le but de rechercher un 3e mandat.
Voilà les dégâts de Macky Sall sur ce dossier: vouloir détruire ce que Wade y a fait, n'y avoir rien fait (au contraire) et piéger son suivant en disant avoir budgétiser alors qu'il a laissé une dette cachée. Et c'est à l'image de tout le règne de Macky Sall: détruire le passé, saboter son présent, piéger l'avenir. Macky veut même rendre impossible la réparation de ses dégâts.
3 - Diomaye arrivé au pouvoir limoge le PCA de DDD laissé par Macky, et en nomme un ancien de la SOTRAC, comme les grévistes de la faim actuels. Il restitue aux ex travailleurs leur siège. Ainsi, au CA de DDD actuel, on retrouve 2 ex travailleurs de la SOTRAC. Cela n'apporte rien aux grévistes actuels, mais au moins ils retrouvent leur droit spolié par Macky.
NB: Un défi aux insulteurs de la secte, et à leurs journalistes: aller lire ce texte aux grévistes actuels, aux ex travailleurs, qui ne seraient pas militants de l'APR, ils n'y nieront aucun mot.
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