« Notre caution genre » : Le journaliste Abdoulaye Cissé repris de volée par une écrivaine en plein direct
During the TFM Special Edition broadcast on September 29 and dedicated to the Thellyson Orélien case, the journalist and editorialist Abdoulaye Cissé created controversy by presenting his guest, the writer and professor of literature Fatimata Diallo Bâ, as the "gender guarantee" of the set.
A reductive label immediately refuted by the person in question who, with a smile but with remarkable firmness, immediately reframed the debate: "Under no circumstances am I the gender endorsement of a show. I am here as a reader and author."
Having gone viral on X (formerly Twitter) with over 12,000 views in just a few hours, the clip sparked outrage among internet users. Many observers denounced the inappropriate use of "intellectually sexy words without understanding their meaning" and criticized what they considered a contemptuous attitude, which reignited the perennial debate about the place and legitimacy granted to female experts on television.

Commentaires (16)
Le journalisme de haut niveau ne tolère aucune approximation. Pourtant, sur le plateau de l'émission Soir d'infos sur la TFM, nous avons assisté à un naufrage déontologique qui illustre parfaitement les dérives d'une certaine élite médiatique. En qualifiant l’autrice Fatima Diallo de simple « caution genre », Abdoulaye Cissé a commis bien plus qu'une simple bourde : il a exposé les failles d'une posture intellectuelle qui se croit tout permise.
Comment un éditorialiste chevronné, habitué à décortiquer les dossiers complexes du pays, peut-il faire preuve d'une telle légèreté ?
Le traitement des questions sociétales et la place des femmes dans le débat public ne peuvent pas être abordés avec amateurisme. Présenter une invitée non pas pour ses compétences, ses livres ou sa grille de lecture, mais uniquement pour remplir un quota invisible est une insulte à l'intelligence. C’est le reflet d’un sexisme ordinaire, où le fait d'être une femme efface instantanément le statut d'intellectuelle.
Cette maladresse trahit le piège classique de l'animateur qui cherche à dominer son plateau par de « bons mots » ou une assurance excessive. À force de vouloir incarner l'homme qui sait tout et qui étiquette tout le monde, on finit par perdre le sens des réalités et le respect le plus élémentaire dû aux invités.
Fort heureusement, le recadrage magistral de Fatima Diallo est venu rappeler une règle fondamentale : la légitimité ne se décrète pas selon le genre, elle s'impose par le savoir. Il est temps que nos figures médiatiques redescendent de leur piédestal, troquent la condescendance pour l'humilité, et comprennent qu'un grand micro exige avant tout une grande rigueur.
Lui au moins, il innove.....
Wasalam
Et puis c'est tellement idiot d'en faire une affaire au point d'en pondre un article.
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