Mouvement de contestation GenZ 212 au Maroc: six mineurs condamnés à six mois de prison
La justice marocaine a condamné vendredi soir six mineurs à six mois de prison pour "entrave à la circulation" sur une autoroute pendant le mouvement de contestation de jeunes GenZ 212 à l'automne dernier, a annoncé vendredi la défense à l'AFP.
Les faits ont eu lieu à Casablanca, dans l'ouest du Maroc, dans le contexte des rassemblements pacifiques de ce collectif qui exigeait des réformes dans les secteurs de la santé et de l'éducation et "la fin de la corruption".
Un tribunal de Casablanca a condamné six mineurs à "six mois de prison", a déclaré à l'AFP l'un de leurs avocats, El Hassan Essonni.
Quatre d'entre eux, placés en détention préventive dans un centre pour mineurs, "retrouveront leur liberté ce soir", après avoir purgé leur peine, a-t-il ajouté.
Concernant les deux autres, qui comparaissaient libres, il n'était pas immédiatement clair si la peine était assortie d'un sursis ou devait être exécutée.
Vendredi dernier, dans cette même affaire, 18 jeunes - tous majeurs - avaient été condamnés à des peines allant d'un an de prison avec sursis à dix mois de prison ferme. Treize d'entre eux avaient été remis en liberté dans la foulée, après avoir accompli leur peine.
Selon le parquet, les protestataires avaient été arrêtés fin septembre "en flagrant délit d'entrave à la circulation au niveau de l'autoroute urbaine de Casablanca" causant "l'arrêt total" du trafic routier.
Quasi quotidiennes pendant deux semaines, les manifestations du collectif GenZ 212 s'étaient progressivement essoufflées, notamment après un discours du roi Mohammed VI appelant à accélérer les réformes sociales et l'annonce par le gouvernement d'un "effort budgétaire" pour 2026 en faveur de la santé et de l'éducation.
En marge de ces manifestations, deux soirées avaient été marquées par des actes de vandalisme et des heurts qui avaient fait trois morts près d'Agadir, dans le sud.
En octobre, le parquet avait indiqué que plus de 2.400 personnes, dont environ 1.400 placées en détention, faisaient l'objet de poursuites, la plupart pour des violences survenues à la suite des manifestations du collectif.
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