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Moustapha Guirassy : « Apprendre dans sa langue est la clé de la réussite scolaire »

Auteur: .Laïka NZANGUILA BA

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Moustapha Guirassy : « Apprendre dans sa langue est la clé de la réussite scolaire »

⚡ Résumé express généré par IA, vérifié par la rédaction
- Le ministre Moustapha Guirassy affirme que l'apprentissage dans les langues maîtrisées par les enfants renforce leur engagement et leurs performances scolaires. - La conférence du Prix Yidan 2026 à Dakar réunit plus de 200 décideurs pour discuter de l'éducation inclusive et innovante en Afrique. - L'ARED, lauréate du Prix Yidan 2025, prévoit une collaboration avec le ministère pour étendre des approches éducatives efficaces à plus d'établissements.
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Le bilinguisme comme moteur de la réussite scolaire et du développement de l’Afrique. C’est le message fort porté par le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Mamba Guirassy, à l’ouverture de la Conférence du Prix Yidan 2026, ce mardi 30 juin à Dakar. Représentant le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, il a réaffirmé la volonté ferme du Sénégal de bâtir une école plus inclusive, plus performante et davantage ancrée dans les réalités socioculturelles du pays.

« Cette politique vise à bâtir une école plus équitable, plus efficace et mieux ancrée dans les réalités socioculturelles du pays », a-t-il déclaré. Selon lui, permettre aux enfants d’apprendre dans des langues qu’ils maîtrisent et comprennent renforce leur engagement, leur confiance et leurs performances scolaires. Il a également estimé que les approches bilingues et multilingues constituent un véritable levier de transformation structurelle des systèmes éducatifs africains.

Dakar, capitale africaine de l'innovation éducative

Placée sous le thème « Libérer le potentiel de l’Afrique : le rôle de l’éducation dans une nouvelle ère de développement », cette première édition africaine de la conférence réunit pendant trois jours plus de 200 décideurs politiques, chercheurs, praticiens et partenaires internationaux. Les échanges portent notamment sur la qualité des apprentissages, la formation des enseignants, la transformation numérique, l’intelligence artificielle, le financement de l’éducation, l’inclusion et le développement des compétences.

La présidente du jury du Prix Yidan, Dorothy Gordon, a, pour sa part, insisté sur la capacité intrinsèque du continent à produire ses propres solutions éducatives. « L’Afrique aujourd’hui n’attend pas des solutions qui viennent de l’extérieur. Nous avons des cerveaux, nous avons l’expérience », a-t-elle martelé, appelant à mieux reconnaître et soutenir les initiatives africaines fondées sur la recherche, l’innovation et l’expérimentation locale.

De l'expérimentation pilote aux politiques publiques

Cette conviction est pleinement partagée par Mamadou Amadou Ly, directeur exécutif de l'ARED (Associates in Research and Education for Development), lauréate du Prix Yidan 2025. Il a souligné que cette distinction internationale offre l’opportunité d’étendre des approches qui ont déjà largement démontré leur efficacité sur le terrain.

« L’objectif du Prix Yidan est d’identifier des actions qui ont marché, qui ont fonctionné, et de soutenir leur mise à l’échelle », a-t-il indiqué, tout en annonçant une collaboration étroite avec le ministère de l’Éducation nationale pour élargir ces pratiques à un plus grand nombre d’établissements scolaires. L’ambition affichée est de transformer des expériences pilotes réussies en politiques publiques pérennes, capables d’améliorer durablement les acquis scolaires.

La cérémonie d’ouverture d'envergure a réuni le fondateur du Prix Yidan, le Dr Charles Chen Yidan, le secrétaire exécutif de l’Association pour le développement de l’éducation en Afrique (ADEA), Albert Nsengiyumva, ainsi que plusieurs ministres africains de l’Éducation, notamment ceux de la Gambie, du Ghana, de la Mauritanie, de la Côte d’Ivoire et de la Sierra Leone.

En accueillant pour la première fois cette conférence de référence globale sur le continent, Dakar s’impose comme le carrefour incontournable des réflexions sur l’avenir de l’école en Afrique. Au-delà des panels, les participants ambitionnent de faire émerger des feuilles de route concrètes pour bâtir des systèmes éducatifs plus inclusifs, innovants et adaptés aux grands défis du XXIᵉ siècle.

Auteur: .Laïka NZANGUILA BA
Publié le: Mercredi 01 Juillet 2026

Commentaires (21)

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    Attention ⭐ Top commentaire il y a 2 jours
    C’est de la démagogie. Développer nos langues dans un cadre purement culturel, oui. En faire des langues vectrices de sciences universelles, j’attends que vous me rédigiez des ouvrages de médecine en bambara… Il faut arrêter de rêver et arrêter ce patriotisme enfantin
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    donc il ne faut rien faire il y a 2 jours
    langue nationale
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    Aziz il y a 2 jours
    @donc il ne faut rien faire  Y a pas une seule langue nationale au Sénégal mais PLUSIEURES et la Bambara en fait partie.
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    @attention il y a 2 jours
    Les Dogons ont été les premiers à découvrir Sirius. Donc ne sous estimez pas l’Afrique
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    yace il y a 2 jours
    Monsieur Guirassy je vous aime bien mais ne détruisez notre education qui a fait de vous ce que vous êtes ainsi que toutes les personnes qui sont dans l’appareil d’état. Si vous aviez fait votre cursus en bambara ou diola vous ne serez jamais la ou vous êtes. Si c’est diomaye qui vous le demande, il faut qu’il se calme. Lo khamoule khamou Lo ko. Une langue nationale c’est du sérieux , d’où aye thiakhane, ce n’est pas de la tripatouillage idéologique. De toute façon les sénégalais ne vous laisseront pas faire, on vous voit venir. Sortez moi un livre de scienc écrit en diola et par des diola et après on verra . Il ne faut pas joué avec notre école
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    Siki il y a 2 jours
    Vouloir changer de locomotive lorsque le train est lancé est une manœuvre périlleuse. L'école est et doit rester une environnement sélectif où réussite et échec doivent toujours cohabiter. Certes, le français ne nous appartient pas mais il a été une bonne alternative à la diversité de nos langues nationales qui auraient pu nous diviser. Il reste donc un ciment pour notre cohabitation et permet à nos talents de s'exporter facilement à l'étranger.
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    x il y a 2 jours
    La science et les technologies IA et autres ne nous attendrons pas.
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    😎 il y a 2 jours
    Ces gens ne savent pas ce qu'ils disent. Toujours à vouloir plaire au lieu d'avoir un projet solide
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    leBaolbaol TIGUI il y a 2 jours
    "apprendre dans sa langue" je m'inscrie en faux,....nous avons des idiomes , des dialects tres imparfaits on ne peut rien apprendre....et il faut un alphabet d'abord...c'est plus coherent.....ce ministre de wade est tellement conciliant qu il ne dit jamais la verite
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    diobila il y a 2 jours
    pourquoi il le dit, est ce qu'il peut mesurer la portée de la langue nationale qui n'a pas du tout beaucoup évolué face à la complexité de l'outil didactique qu'exige l'éducation, j'ai peur pour mon pays le Sénégal oh mon Dieu à l'aide qui sont ses gens qui dirigent ce pays ?
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    Jii il y a 2 jours
    Exactement cela
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    Simple citoyen il y a 2 jours
    « Apprendre dans sa langue est la clé de la réussite scolaire » C'EST FAUX !
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    Simple citoyen il y a 2 jours
    Et puis, l'objectif ce n'est pas la réussite scolaire. C'est la réussite dans la vie : avoir un très bon travail, un très bon salaire, contribuer au développement de l'humanité toute entière