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132 % du PIB : « On n’a plus le choix », le Sénégal enclenche le reprofilage de sa dette extérieure, selon Alassane Ly

Auteur: Yandé Diop

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132 % du PIB : « On n’a plus le choix », le Sénégal enclenche le reprofilage de sa dette extérieure, selon Alassane Ly

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La requalification de la dette publique sénégalaise, passée de 74,4 % à 132 % du PIB à fin 2024, bien au-delà du seuil prudentiel de l’UEMOA fixé à 70 %, marque une rupture majeure dans la trajectoire macroéconomique du pays.

Pour le financier Alassane Ly, cette situation impose un changement de doctrine : l’enjeu n’est plus seulement le niveau de la dette, mais sa structure, sa qualité et son orientation vers des actifs productifs. Dans ce contexte, il estime que le Sénégal n’a plus de marge d’attente. « On n’a plus le choix. Il faut étaler, renégocier et réorienter la dette vers des projets productifs générateurs de recettes et d’emplois », soutient-il, plaidant pour un reprofilage actif de la dette extérieure.

Cette orientation s’explique notamment par la forte exposition aux risques de change, avec près de 68 % de la dette libellée en devises, rendant les équilibres budgétaires particulièrement sensibles aux fluctuations externes.

Selon Alassane Ly, la stratégie de sortie de tension repose sur plusieurs leviers complémentaires : un reprofilage de la dette extérieure avec allongement des maturités et réduction de la pression des remboursements à court terme ; la recherche éventuelle de nouveaux financements (« new money ») strictement orientés vers l’investissement productif ; une relance infrastructurelle adossée à des mécanismes innovants de financement, fondés sur les revenus générés (péages, redevances portuaires, tarifs énergétiques) ; et un renforcement des fonds propres des entreprises publiques via ouverture du capital, cessions ciblées et introductions en bourse partielles.

Pour lui, la logique est claire : transformer la contrainte de dette en levier de croissance, en structurant un endettement mieux adossé à des actifs productifs et porté par des institutions plus solides.

Ainsi, conclut Alassane Ly, l’enjeu n’est pas de réduire mécaniquement la dette, mais de la rendre « soutenable, productive et disciplinée », dans un contexte de forte pression budgétaire et de concurrence régionale pour les capitaux.

Auteur: Yandé Diop
Publié le: Dimanche 14 Juin 2026

Commentaires (28)

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    Serigne Mbaye il y a 1 semaine
    Beau article. Arrêter la jalousie
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    Xeme il y a 1 semaine
    Et comme Souleymane Jules Diop, comme Massaly, il a payé des trolls (des trolls très nuls d'ailleurs) pour aligner des commentaires genres "bravo ", "très bien expliqué ", "article claire ", "les jaloux vont maigrir ". Messieurs, nous vivons en 2026. L'éveil mondial est au dessus de vos inepties.
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    Mantoulaye Diouf il y a 1 semaine
    Bravo M. Ly. Le Sénégal a vraiment besoin dez hommes comme vous
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    Jean Faye il y a 1 semaine
    Très bien expliqué. Courage M Ly. Les j
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    Ahmed Babou il y a 1 semaine
    Félicitations. Un gars très serieux et pertinent
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    Xeme il y a 1 semaine
    Un complice de crime contre le Sénégal, oui.
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    Xeme il y a 1 semaine
    Les ignobles ennemis du Sénégal jubilent. Leurs maîtres sionistes vont mettre la main sur le Sénégal, pensent ils. Ils oublient qu'une dette sans l'accord de l'assemblée est une dette illégale.
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    Choco il y a 1 semaine
    C'est quoi un financer ?
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    Xeme il y a 1 semaine
    L'humoriste français, Coluche, disait: "Mon père m'a dit qu'un technocrate c'est quelqu'un qui, quand vous lui posez une question et qu'il se met à répondre, quand il a fini de répondre vous avez déjà oublié la question que vous aviez posé ".
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    Anonyme il y a 1 semaine
    Une approche positive et intelligente qui nous invite à transformer les difficultés en opportunités pour un secteur privé confiant, plus productif et efficient
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    Xeme il y a 1 semaine
    Langue de bois. Criminelle même.
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    Che il y a 1 semaine
    Waye waye tous les pays sont endettes. Boum gnou terre nelaw. On parle d'endettement a tort et a raison. Les bailleurs comme tous les anciens regimes sont coupables. Il n'y a pas de solution miracle a moins que le FMI repare cette injustice.
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    Xeme il y a 1 semaine
    Un seul coupable: Macky Sall. Il n'y a rien que vous puissiez faire pour effacer les crimes de ce monstre.
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    Xeme il y a 1 semaine
    @Ai Wallahi. Je rappelle que quand Bill Gates a lancé son agenda de réduction de la population mondiale par des poisons vaccins covid19, il a trouvé des sénégalais, experts s'il vous plaît, pour nous chanter que c'est excellent pour notre santé. Le FMI aussi peut trouver des sénégalais pour nous vendre ses mauvaises recettes comme il avait trouvé des intellectraires grecques pour duper leur peuple. La question taboue est: combien ils sont payés. Au Burkina, en ce moment même, leur diaspora bond a collecté 151 milliards pour financer des infrastructures. Pourtant au Burkina aussi ce sont leurs économistes et financiers qui conseillent le pouvoir. Seulement, ils ne sont pas traîtres à leur pays. Au moins un Barthélémy Diaz a plus de courage, lui qui a récemment conseiller de reprofiler la dette en cachant au peuple ce qu'on a fait. Je suggère une recherche pour comprendre ces gens là. Essayez de retrouver dans le net les intellectuels qui défendaient le vaccin covid19 ou ceux qui défendaient la suppression du décret de taxation des appels entrants. Ils ont tous fait supprimer leurs textes. Parce qu'ils savent très bien le sale boulot qu'ils font face à l'histoire.
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    Mohamed Ndiaye il y a 1 semaine
    Article clair et pertinent bravo Alassane
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    Omar Thiaw il y a 1 semaine
    Un ly ne me lie pas

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