Mondial 2026 : le premier discours de Hervé Renard devant les joueurs de la Tunisie
Dans une vidéo de la Fédération tunisienne de football, reprise par L’Équipe, le successeur de Sabri Lamouchi, limogé du banc des Aigles de Carthage après la déroute (1-5) contre la Suède, demande à ses protégés de se montrer forts pour affronter la colère, compréhensible, à son avis, de leurs supporters, et, surtout, battre le Japon lors de leur prochaine sortie. «Il ne faut pas rater cette marche», leur a-t-il lancé sur un ton viril.
«Maintenant, il faut avancer parce que dans le football, on n’a pas de temps à perdre. Il faut se remobiliser, je sais que c’est dur : on arrive, on a les jambes lourdes, un peu plus lourdes que d’habitude parce que ça fait mal à la tête. On a joué, on sait ce que c’est. Mais quand on est professionnel, il faut savoir rebondir. Ceux qu’on doit mettre sur le terrain, ce sont ceux qui seront les plus forts mentalement.
«Moi, j’ai regardé encore votre match en venant, tout n'est pas à jeter. Le score [5-1, défaite contre la Suède] ne reflète pas toujours la physionomie du match. Vous avez fait des éliminatoires, vous n’avez pas encaissé un but. Si on avait une équipe qui prenait des tas de buts à chaque fois, on pourrait dire : ‘y a pas le niveau…’, mais ce n’est pas le cas. Donc, le problème est ailleurs. Aujourd’hui, il faut se bouger. Je vous ai senti… dans les duels, c’était un petit peu en retard… Vous avez manqué de dynamisme.
«Il faut être dans les meilleures dispositions possibles pour ce second match [contre le Japon, dimanche 21 juin]. Il faut se focaliser sur le Japon. Le reste, qui va venir après, ce n’est pas le problème. Le problème, c’est être concentré, déterminé, sur le match du Japon, c’est la clé. Vous le savez, il ne faut pas rater cette marche. Vous connaissez ces phases finales : lorsqu’il y a trois matchs, tout est encore possible. Il y a plein de choses qui sont arrivées dans le football, et qui subitement… Mais ça n’arrive pas tout le temps. Il faut avoir la volonté de changer les choses, de changer l’état d’esprit.
«C’est le maillot, les gars (il tape l’écusson de la Fédération tunisienne de football en haut de son maillot). Il y a des gens qui ont fait le déplacement. Vous savez combien ils ont dépensé pour venir vous supporter ? Vous avez déjà entendu ce discours, je sais. On va vous le répéter, mais c’est la vérité. Vous savez, si on rentrait aujourd’hui au pays, ce qui allait se passer. Vous le savez ! Tout le monde est en colère, c’est normal. On ne peut pas leur dire qu’ils n’ont pas raison, quand même. Ils ne peuvent pas avoir tort. C’est la patrie, c’est la Nation.
« Quand on rate ce premier match avec un écart aussi important- au score-, il y a des gens qui réagissent mal. Mais ça, il faut l’affronter. Il faut être fort pour réagir. On y va parce qu’on est dans une Coupe du monde, il faut se bouger… Deuxième match, on remet les pendules à l’heure. Le mot d’ordre, c’est on est ensemble. Je ne suis pas là pour faire ce que j’ai envie de faire, je suis là pour faire ce que l’équipe demande de faire.»
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