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Révision constitutionnelle : L’APR dénonce une « confiscation du pouvoir constituant » et réclame un référendum

Auteur: Khady NDOYE

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Révision constitutionnelle : L’APR dénonce une « confiscation du pouvoir constituant » et réclame un référendum

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Réuni ce week-end à Dakar, le Secrétariat exécutif national (SEN) de l’Alliance pour la République (APR) a vivement critiqué le projet de révision constitutionnelle porté par la majorité parlementaire. Le parti de l’ancien président Macky Sall estime que cette initiative ne répond à aucune urgence nationale et constitue une remise en cause de la souveraineté populaire.

Dans un communiqué parvenu à Seneweb, l’APR dresse un tableau sombre de la situation du pays. "Le SEN constate avec préoccupation que le Sénégal traverse une phase de fortes turbulences marquée par la dégradation continue des conditions de vie des populations, l’érosion du pouvoir d’achat, la persistance du chômage, la recrudescence des coupures d’électricité, les incertitudes économiques et une crise institutionnelle qui fragilise davantage la confiance des citoyens comme celle des investisseurs.

Alors que les Sénégalais attendent des réponses concrètes à leurs difficultés quotidiennes, le pouvoir semble davantage préoccupé par des querelles de positionnement politique, des luttes de leadership et des réformes institutionnelles dont l’urgence n’est nullement démontrée", dénonce l’APR.

L’APR qualifie ainsi la démarche engagée à l’Assemblée nationale de « forfaiture politique » et dénonce une réforme menée sans véritable débat démocratique ni consensus national : "Cette réforme constitutionnelle sans véritable débat démocratique, sans consensus national et, surtout, sans qu’aucune urgence nationale ne puisse la justifier, constitue une entorse grave aux règles démocratiques. En effet, au moment où les Sénégalais sont confrontés à la flambée du coût de la vie, à l’érosion continue du pouvoir d’achat, à la montée du chômage, aux difficultés d’accès à l’emploi, aux coupures d’électricité de plus en plus récurrentes et à une inquiétante dégradation des perspectives économiques, le pouvoir choisit d’engager le pays dans une réforme institutionnelle dont ni la nécessité immédiate ni la pertinence ne sont établies."

Pour les responsables de l’APR, l’initiative parlementaire apparaît d’autant plus surprenante qu’un projet de révision porté par le président de la République avait déjà été transmis au Conseil constitutionnel pour avis.

Le parti reproche en outre à la majorité de n’avoir associé ni les forces politiques, ni les organisations de la société civile, ni les universitaires, ni les citoyens à la réflexion sur cette réforme. Une méthode qui, selon lui, est incompatible avec l’esprit d’une révision constitutionnelle appelée à redéfinir les équilibres institutionnels du pays.

Pour l’APR, toute modification de la Constitution doit impérativement être soumise à l’approbation directe du peuple sénégalais par voie référendaire. « Une Constitution n’appartient ni à un gouvernement, ni à une majorité parlementaire, ni à une coalition politique. Elle appartient au peuple sénégalais », soutient le communiqué.

Considérant que cette réforme est plus motivée par des rivalités internes au sommet de l’État que par une volonté de renforcer la démocratie, l’APR appelle les partis de l’opposition, les syndicats, les organisations de jeunesse, la société civile ainsi que l’ensemble des citoyens à se mobiliser pour exiger la tenue d’un référendum.

Le parti conclut sa note en rappelant que le pouvoir constituant appartient exclusivement au peuple sénégalais et que celui-ci doit être directement consulté sur toute réforme touchant à la loi fondamentale du pays.

Auteur: Khady NDOYE
Publié le: Dimanche 14 Juin 2026

Commentaires (24)

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    Nomade il y a 2 semaines
    Réclamer un référendum à chaque sujet, c'est aussi ignorer qu'il existe une Assemblée nationale élue précisément pour débattre et voter les lois au nom du peuple. Quant au communiqué de l'APR, il ressemble davantage à une tentative de rappeler qu'ils sont toujours dans le paysage politique. À le lire, on peine d'ailleurs à savoir s'ils parlent comme un parti d'opposition ou comme s'ils étaient encore au pouvoir.
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    Moss Demm il y a 2 semaines
    12 000 milliards de dette et pastef 16 000 milliards de dette en 2 ans Si vous pensez que vous detenez le monopole de la violence verbale dina leer vauriens
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    jahman il y a 2 semaines
    l'APR est devenu subitement un donneur de leçons. ils oublient qu'ils ont fait n'importe quoi quand ils étaient majoritaires à l 'assemblée nationale macky sall l'a utilsé à sa guise. le seul candidat au poste de sg de l'onu chef d'un parti politique battu aux dernières élections.
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    Nandite il y a 2 semaines
    Ne vous fatiguez pas : référendum ou voie parlementaire, c’est le choix de Sonko que le peuple validera. Donc, l’opposition, au lieu de s’opposer au régime comme partout dans le monde, s’oppose à un opposant qui s’appelle Sonko. Cela veut dire que cette opposition mène une bataille par procuration pour le broussard traître qui n’assume jamais ses combats. Sonko, à lui seul, a obtenu 130 députés lors des dernières élections législatives, tandis que toute l’opposition réunie s’est retrouvée avec 35 députés, y compris les députés repêchés, qui sont les plus grandes gueules.
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    Pierre il y a 2 semaines
    Un référendum mdr 😜 comme ça vous allez disparaître à jamais sur le terrain politique sénégalais car vous aurez même pas un député la démocratie ce n’est pas un vain mot !
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    @Irving il y a 2 semaines
    N’oubliez pas que lorsque le PDS avait ramené le mandat du président de l’Assemblée nationale de cinq ans à un an, des députés avaient saisi le Conseil constitutionnel. Celui-ci s’était alors déclaré incompétent.Quand Mbaye Ndiaye et Moustapha Cissé Lo avaient saisi le CC apres leur limogeage de l’assemblée nationale le même CC s’était déclaré incompétent c’est cela sa jurisprudence. Le Conseil constitutionnel n’a rien à faire dans le règlement intérieur de l’Assemblée nationale. L’opposition cherche à mettre la pression sur le Conseil constitutionnel pour qu’il outrepasse ses prérogatives, mais c’est peine perdue. Quant aux députés qui ont saisi le Conseil constitutionnel, ils n’ont pas qualité pour le faire. Dès l’instant où il a proclamé la liste définitive des députés, le débat est clos. Tout le reste ne relève plus de son ressort.
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    APR il y a 2 semaines
    Référendum avez vous dit ?? Boof nous disons NI OUI NI NON ...
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    Joe il y a 2 semaines
    A quand l’avis du CC a propos de Sonko
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    Nayler il y a 2 semaines
    Lapr et diomaye président pour tendre a diomaye le piège du siècle en avant marche diomaye le pastef du peuple reste constant
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    Apreet il y a 2 semaines
    Apr se fout de nous de la foutaise
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    Prior il y a 2 semaines
    12 ans de règne 12 ans de calvaire vous n'avez plus droit au chapitre après avoir mis ce pays en lambeaux vous ne gagnerez plus d'élection dans ce Senegal

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