News Feed
Vendredi 6 novembre 2026
à Dakar
Close icon
Se connecter

Démolition sauvage à Abidjan : L'incroyable affaire du particulier de 76 ans qui a mis des milliers d'Ivoiriens à la rue

Auteur: AFP

Démolition sauvage à Abidjan : L'incroyable affaire du particulier de 76 ans qui a mis des milliers d'Ivoiriens à la rue

Démolition sauvage à Abidjan : L'incroyable affaire du particulier de 76 ans qui a mis des milliers d'Ivoiriens à la rue

Un particulier accusé d'avoir fait démolir plusieurs hectares d'un quartier d'Abidjan sur la base d'un faux document de justice a été arrêté jeudi dans la capitale économique ivoirienne, a appris l'AFP vendredi auprès de la police nationale.

L'affaire fait polémique en Côte d'Ivoire depuis le 3 juin, date à laquelle une partie du quartier de Koumassi Campement a été détruite par des bulldozers.

Une scène classique à Abidjan où des opérations de démolition au nom de la lutte contre l'insalubrité sont menées depuis plusieurs années, sauf que cette fois la destruction est revendiquée par un individu, Jacques Alloui Brou, qui a assuré quelques jours plus tard dans une vidéo être dans son bon droit, décision de justice à l'appui.

Or, selon le procureur d'Abidjan, cette décision « n'autorise aucune démolition de constructions ». Une enquête a été ouverte et le suspect était recherché.

Jacques Alloui Brou, « opérateur économique » de 76 ans, a été arrêté jeudi dans la commune abidjanaise de Port-Bouët, a indiqué à l'AFP le porte-parole de la police, le commissaire Denis Kouadio Aka, sans plus de précisions.

Selon le procureur, les démolitions sont constitutives de « troubles à l'ordre public, voies de fait et destruction volontaire de biens d'autrui » et peuvent entraîner des peines allant jusqu'à 5 ans de prison.

Plusieurs milliers de personnes ont ainsi perdu leur toit dans le quartier de Koumassi Campement et n'ont pas de solution de relogement.

Depuis le début de la polémique, beaucoup d'Ivoiriens s'interrogent toutefois sur la capacité d'un seul individu à mobiliser de tels moyens, avec le concours de la force publique, pour raser un quartier sans l'aval des autorités.

« Qui a autorisé les policiers à l'accompagner dans sa forfaiture ? », s'interroge pour sa part Le Nouveau Réveil, quotidien d'opposition qui évoque un « scandale d'État ».

Jeudi, la Haute autorité pour la bonne gouvernance (HABG), organisme étatique, a appelé à des vérifications visant notamment « à clarifier la chaîne de décision ayant conduit à l’intervention matérielle sur le site ».

Auteur: AFP
Publié le:

Commentaires (4)

Trier par :
Seuls les membres inscrits ayant reçu des 👍 apparaissent dans ce classement. Se connecter pour y figurer
  • avatar
    Ngor Jegaan ⭐ Top commentaire il y a 4 mois
    Il n'y a qu'en Afrique que ce genre de "jay doolé" impliquant toute une chaine administrative peut encore se produire sans gros risque pour les fonctionnaires impliqués. Exactement comme les affaires Farba Ngom et Tahirou Sarr avec les fonctionnaires du Trésor public.
  • avatar
    Mamadou Lamine Diop il y a 4 mois
    Les autorités pensaient s'en tirer à bon compte.

Participer à la Discussion

Règles de la communauté
  • Soyez courtois. Pas de messages agressifs ou insultants.
  • Pas de messages inutiles, répétitifs ou hors-sujet.
  • Pas d'attaques personnelles. Critiquez les idées, pas les personnes.
  • Contenu diffamatoire, vulgaire, violent ou sexuel interdit.
  • Pas de publicité ni de messages entièrement en MAJUSCULES.

💡 Astuce : Utilisez des emojis depuis votre téléphone ou le module emoji ci-dessous. Cliquez sur GIF pour ajouter un GIF animé. Collez un lien X/Twitter, TikTok ou Instagram pour l'afficher automatiquement.

Emoji