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Marche nationale à Pout : La guerre de l'oignon est déclarée entre petits producteurs et multinationales !

Auteur: Par Cheikh CAMARA et Abdoulaye SEYE (Correspondants à Thiès)

Marche nationale à Pout : La guerre de l'oignon est déclarée entre petits producteurs et multinationales !

Marche nationale à Pout : La guerre de l'oignon est déclarée entre petits producteurs et multinationales !

​Dans un mémorandum adressé au président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, les producteurs maraîchers de la zone des Niayes, qui ont battu le macadam à travers une marche nationale de protestation dans les rues de Pout, protestent contre la mévente d’oignons et demandent la révision de la décision autorisant la commercialisation simultanée de l'agrobusiness et des petits producteurs. Ils interpellent le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, sur leur misère.

​Le président du collectif des producteurs de Ngomène, porte-parole du jour, mentionne : « suite à un constat alarmant d’une "concurrence déloyale", les petits producteurs, maraîchers, femmes et jeunes de toute la zone des Niayes (Pout, Diender, Kayar, Notto-Gouye-Diama, Mboro, Fass Boye), moteurs historiques de la souveraineté alimentaire horticole du Sénégal, subissent une crise de commercialisation sans précédent. Nos récoltes pourrissent dans les champs et les plateformes où se vendent à perte les produits, en dessous de nos coûts de revient fondamentaux. »

​Cette situation, a-t-il expliqué, « n’est pas le simple fruit du hasard, elle est aggravée par l’expansion non régulée des grandes firmes de l’agrobusiness. Disposant de capitaux massifs, de technologies d’irrigation industrielles et de grands espaces de stockage, ces multinationales et à la fois commerçants-producteurs saturent le marché intérieur de manière précoce. Ils privent les exploitations familiales de leurs débouchés traditionnels. » Il s'offusque du fait que « face à cette puissance financière, le petit producteur des Niayes est condamné à la faillite, au surendettement et, pourquoi pas, à Barça ou Barsakh (exode). »

​Les revendications des petits producteurs face à cette situation restent relatives, entre autres, au monopole du calendrier marchand : l’agrobusiness inonde le marché au moment précis où le petit producteur doit écouler sa production pour rembourser ses microcrédits. Il y a aussi la non-application ou l'insuffisance des mesures de régulation : bien que le gel des importations soit décrété et que des suspensions temporaires ciblant l’agrobusiness soient parfois annoncées par le ministère de l’Industrie et du Commerce, l’application sur le terrain reste largement insuffisante pour inverser la tendance.

​Sans compter le déficit criard en infrastructures : la zone des Niayes manque cruellement de centres de stockage modernes et de chambres froides publiques, ce qui oblige parfois le petit producteur à liquider son oignon à vil prix avant qu’il ne pourrisse.

​Exigences et solutions d’urgence

​Pour sauver l’agriculture familiale des Niayes et protéger des milliers d’emplois ruraux, les producteurs maraîchers exigent l’application immédiate d'un certain nombre de mesures, à savoir suspendre immédiatement l’autorisation accordée aux entreprises de l'agrobusiness pour la commercialisation des oignons pendant la période de récolte des petits producteurs.

​Aussi, instaurer un calendrier de commercialisation différencié, réservant une période exclusive aux petits producteurs pour écouler leur production ; mener une concertation inclusive avec les producteurs, les coopératives et les acteurs du secteur pour trouver des solutions durables ; renforcer les mécanismes de protection des petits producteurs contre les pratiques commerciales déloyales.

​Par rapport à leur engagement, les producteurs se disent ouverts au dialogue et prêts à collaborer avec les autorités pour : respecter les règles de commercialisation une fois leurs revendications prises en compte ; participer activement à toute initiative visant à moderniser et à rendre compétitive la filière. Ils disent, en conclusion, placer leur confiance en Son Excellence, le président de la République, garant de la justice sociale et du développement inclusif, pour qu’une solution urgente et équitable soit apportée à leur situation.

⚡ Résumé express généré par IA, vérifié par la rédaction
- Les producteurs maraîchers de la zone des Niayes ont organisé une marche nationale à Pout pour protester contre la mévente d’oignons et la concurrence déloyale des multinationales de l’agrobusiness. - Ils demandent la suspension immédiate de l’autorisation de commercialisation des oignons par l’agrobusiness pendant la récolte des petits producteurs, ainsi qu’un calendrier de commercialisation différencié. - Ils dénoncent le manque d’infrastructures de stockage et l’insuffisance des mesures de régulation, tout en se disant ouverts au dialogue avec les autorités.
Auteur: Par Cheikh CAMARA et Abdoulaye SEYE (Correspondants à Thiès)
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Commentaires (4)

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    Kiné il y a 2 mois
    Du n’importe quoi. Au Magal ils ont mis la pression pour fourguer aux consommateurs leurs oignons de très mauvaise qualité à 10 000 F le sac à Touba , parfois 11000 F. Ils reviennent faire la même chose , les associations de consommateurs ne disent rien . On ne veut pas de vos oignons pour la maouloud , ça suffit. Khana les gros producteurs ne doivent pas vendre .
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    RIPo il y a 2 mois
    Vous vous fatiguez, ce fut la meme chose avec les poulets de chairs. Tous les petits producteurs ont jetes l eponge maintenant il n y a que les gros qui vendent. Le senegal veut s industrialiser alors faites autre chose comme une cooperative avec des chambres froides pour amm dolle. On l a essaye avec DMG je sais pas si est ce qu on peut en tirer un bilan pour vous baliser la voie
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    Manela il y a 2 mois
    S'il y'a autant d oignon local sur le marché, pourquoi à Dakar on l'achète au prix de l'oignon importé ? (500 francs )
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    Justin il y a 2 mois
    Les petits poducteurs doivent changer d'activité si.ce n'est plus eebtable pour eux. M. Il n'y a pas seulement la culture de l'oignon dans ce pays.

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