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Concertations nationales : l’économie ne peut plus attendre (Par Abd'El Kader NDIAYE, Président de la CNES)

Auteur: Abd'El Kader NDIAYE

Concertations nationales : l’économie ne peut plus attendre (Par Abd'El Kader NDIAYE, Président de  la CNES)

Concertations nationales : l’économie ne peut plus attendre (Par Abd'El Kader NDIAYE, Président de la CNES)

Le Sénégal parle souveraineté. Le Sénégal parle refondation. Mais le Sénégal oublie ses entreprises. Depuis l’avènement du nouveau régime, un constat s’impose : les autorités publiques snobent le secteur privé à tous les échelons de la hiérarchie.

Ce silence est d’autant plus assourdissant que la conjoncture l’exige. Les opérateurs économiques font face, seuls, à un triple fardeau : la dette intérieure de l’État, dont les promesses de règlement s’empilent sans suite ; la fronde sociale, nourrie par le non-respect des engagements du Pacte national de stabilité sociale ; et l’absence totale de visibilité pour nos entreprises et nos industries.

Cette situation est le résultat d’une accumulation de crises non soldées : les séquelles de la Covid-19, les émeutes et l’instabilité sociale de 2021 à 2024, les campagnes électorales permanentes depuis 2024, et la gestion de l’affaire de la « dette cachée » qui a entamé la confiance des investisseurs et des bailleurs.

Or, ces urgences économiques vitales sont reléguées au second plan. L’espace public est saturé par des débats politiques souvent stériles, pendant que l’appareil productif s’asphyxie.

Il faut le dire avec gravité : le Sénégal traverse une crise économique persistante. Cette crise risque d’être aggravée par une crise politique qui, si rien n’est fait, débouchera sur une crise institutionnelle aux conséquences imprévisibles pour la Nation. La sincérité de la volonté politique en faveur du progrès économique et social pose désormais problème.

Le symbole le plus criant de ce déclassement : les concertations nationales. Les forces vives économiques, composantes légitimes de l’État, en ont été délibérément écartées. Comment comprendre qu’en pleine crise, les concertations de la Tabaski 2026 n’aient pas donné la priorité absolue aux questions économiques ?

Rappelons une évidence : ce sont les entreprises privées qui investissent, créent la richesse nationale, génèrent plus de 90% des emplois et forment notre jeunesse. En 2024, le secteur privé a porté plus de 85% de l’investissement productif. L’ignorer, c’est saboter la relance.

Face à ce dialogue de sourds, les organisations patronales changent de posture. Si les cadres de concertation sont inopérants, alors le débat économique se tiendra sur la place publique. Si l’État choisit l’unilatéralisme avec les institutions financières internationales, le secteur privé assumera ses responsabilités et interagira directement avec les partenaires techniques et financiers.

La mobilisation des forces patronales est activée. Une conférence de presse se tiendra le 18 juin 2026 à Dakar pour exposer notre diagnostic et nos propositions.

Nous ne sommes pas dans la contestation. Nous sommes des forces de propositions. Nous réitérons notre engagement à contribuer activement à la sortie de crise, à condition que le statut du secteur privé soit respecté. Il n’y aura pas de souveraineté économique sans PME fortes. Il n’y aura pas de relance sans confiance. L’heure n’est plus aux discours.

Auteur: Abd'El Kader NDIAYE
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Commentaires (7)

Trier par :
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    Patron sans entreprise il y a 4 mois
    Qu'est ce qui fait courir ce Monsieur auteur et signataire de cet article ? Quelle est son entreprise ou ses entreprises au Sénégal. Dans ce Pays, " les patrons " les plus bavards n'ont pas d'entreprises, surtout au niveau du CNES. Combien de fois l'ancien PM Sonko a reçu Baidy Agne du CNP ? Combien de fois il a accompagné le Chef de l'État Diomaye ? Le Président de la République vient de nommer 7 personnalités pour booster les grandes entreprises sénégalaises dont un grand Patron libano-Senegalais. Le Président veut créer des " Champions" dans l'industrie. Ce Kader n'est pas de foi, il ressemble trop à certains de nos politiciens activistes au quotidien.
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    @ il y a 4 mois
    Au Sénégal, nos entreprises du secteur privé ne vivent que de projets publics venant de l'état et cette situation n'est pas viable. Aujourd'hui l'état sénégalais est en crise et ne lance plus de projets, donc toutes les entreprises privées du Sénégal se retrouvent donc en difficultés.
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    Illusions il y a 4 mois
    Le Sénégal n'a jamais connu une économie robuste. Qu'en est-il de l'engagement des rentiers dans la politique. C'est eux qui assuraient le ruissellement économique grâce au butin qu'ils amassaient lors du pillage organisée par les anciens régimes. Osez tenir un discours de vérité au Sénégalais. Vous êtes de piètres économistes ....
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    MOUSTAPHA il y a 4 mois
    Que ta voix fasse écho! Les pseudo concertations n'avaient rien d'économique. Elles n'étaient qu'u itinéraire de délestage de la crise d'égo au sommet de la pyramide. Le Sénégal mérite mieux que ça!!!
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    C'est pas un Patron il y a 4 mois
    Et il est partout présent, même dans la presse écrite pour s'égosilller en égo incompréhensible de critiques contre l'État. l'État ne crée pas d'entreprises au sens du Capitalisme. Sois plus un capitaliste créateur au sens US du terme même en commençant dans un garage.
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    alla sene GUEYE il y a 4 mois
    Merci Président Kader d'avoir sonné la fin de la récréation pour que nos autorités mettent de côté leur égo pour se tourne maintenant sur les défis économiques des entreprises et des populations...
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    Xeme il y a 4 mois
    L'économie ne peut plus attendre, il faut plonger dans les griffes du FMI. Les mêmes éléments de langage distribués à tous les pions de la France Afrique. Il leur reste à faire le tour des médias, et à ces derniers la mission d'en assurer la répétition.

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