News Feed
Vendredi 6 novembre 2026
à Dakar
Close icon
Se connecter

Éducation et métiers : les garçons en retrait et les filles en progression. Le Sénégal face à un nouveau déséquilibre de genre , ( Par .Ibrahima Dieng)

Auteur: Ibrahima Dieng

Éducation et métiers : les garçons en retrait et les filles en progression. Le Sénégal face à un nouveau déséquilibre de genre , ( Par .Ibrahima Dieng)

Éducation et métiers : les garçons en retrait et les filles en progression. Le Sénégal face à un nouveau déséquilibre de genre , ( Par .Ibrahima Dieng)

🎧 Écouter l'article
0:00
--:--
58 écoutes

Dans les décennies à venir, il est possible que le débat sur l’égalité de genre prenne une tournure inattendue. On parlera peut-être de cette égalité en faisant référence à l’homme.

Le discours évolue déjà. Ce que l’on appelait autrefois le « sexe faible » pourrait, dans certains domaines, désigner l’homme, si les tendances actuelles se confirment.

Comme le dit l’adage : << le savoir gouverne>>. Or, aujourd’hui, force est de constater que dans les espaces d’apprentissage et de formation, les femmes prennent une avance significative. Dans les écoles et universités, elles sont non seulement de plus en plus nombreuses, mais souvent aussi les plus performantes.

Ce constat ne s’arrête pas au système éducatif. Dans plusieurs secteurs professionnels, notamment les métiers artisanaux comme la couture, la transformation agroalimentaire ou certains services, les femmes s’imposent progressivement comme les actrices principales. Dans des ateliers de couture, par exemple, il devient de plus en plus rare de trouver des garçons en apprentissage. Les filles y sont largement majoritaires, motivées, rigoureuses et persévérantes.

Pendant ce temps, beaucoup de jeunes garçons, faute d’encadrement, de perspectives ou parfois de discipline, s’orientent vers des activités informelles à faible valeur ajoutée, comme la conduite de motos-taxis (Jakarta), souvent perçue comme une solution rapide mais peu structurante sur le long terme.

Il ne s’agit pas ici d’opposer les sexes, encore moins de minimiser les combats historiques pour les droits des femmes. Mais plutôt de tirer la sonnette d’alarme sur un déséquilibre naissant.

Si rien n’est fait pour réengager les garçons dans l’éducation, la formation professionnelle et l’effort productif, nous risquons, dans quelques décennies, de faire face à une inversion des vulnérabilités : un monde où les femmes dominent les sphères du savoir et de l’économie, tandis qu’une partie importante des hommes reste en marge.

L’enjeu est donc clair : rétablir l’équilibre. Cela passe par une politique éducative inclusive, un accompagnement renforcé des jeunes garçons, une valorisation du travail, de la discipline et du mérite, quel que soit le genre.

Car au final, une société ne progresse durablement que lorsque hommes et femmes avancent ensemble, avec les mêmes chances de réussir et la même exigence d’excellence.

Ibrahima Dieng, Fondateur de Jeg Jam Groupe, Responsable Pastef commune keur Baka.

Auteur: Ibrahima Dieng
Publié le:

Commentaires (24)

Trier par :
Seuls les membres inscrits ayant reçu des 👍 apparaissent dans ce classement. Se connecter pour y figurer
  • avatar
    Vrai de vrai de chez vrai ⭐ Top commentaire il y a 5 mois
    Pour avoir été enseignant pendant 8 ans, je peux confirmer cet article. Je l'ai dit depuis très longtemps. Si on ne prend garde, cette tendance serait serait bientôt irréversible. Et il me semble que tout est fait pour désavantager les garçons au profit des filles. Des navétanes de foot, aux campagnes de lutte en passant par les autres futilités, les garçons sont maintenus dans un environnement où il est difficile pour nombre d'entre eux de poursuivre et réussir leurs études. A coté, depuis des décennies, toutes les énergies sont mobilisées pour maintenir les filles, les faire performer dans les matières scientifiques et accentuer leur leadership. En revanche, pour les garçons, malgré une déperdition scolaire endémique, rien n'est fait. C'est l'omerta !! A partir de ce constat, il n'est pas étonnant de voir ces résultats. Je souligne que j'ai quitté l'enseignement depuis 2016. Demain, ce qui se passera, c'est un déséquilibre sociétale et surtout conjugale. Les hommes, moins diplômés, moins performants et plus démunies financièrement seront face à des femmes plus diplômés, plus performants, plus riches et davantage abreuvées aux idées féministes. Les couples tiendront moins longtemps, les divorces augmenteront, les dérives sexuelles telles que le lesbianisme croitront ainsi que l'homosexualité que l'on combat actuellement avec acharnement. Il est temps dès lors de revoir les voies et moyens de travailler à l'inclusion des garçons. Wassalaam.
  • avatar
    Liz il y a 5 mois
    Sa way, tél gueu tiit di bounou thiatou dé 😅. En plus, dans tout ce que vous appelez aujourd’hui déséquilibre, il faut surtout rappeler que le processus de rééquilibrage ne fait que commencer. On n’a même pas encore atteint les 30 % dans beaucoup d’espaces de décision, de direction ou de représentation, et certains parlent déjà d’inversion des vulnérabilités. Les femmes restent encore largement sous-représentées dans les sphères politiques, économiques et stratégiques. Le fait qu’elles soient plus présentes à l’école ou plus performantes académiquement ne signifie pas automatiquement qu’elles dominent la société. Entre réussir ses études et accéder réellement au pouvoir, aux financements, aux postes de décision ou aux mêmes opportunités, il y a encore un énorme fossé. Et puis, soyons cohérent; pendant des siècles, les hommes ont occupé la quasi-totalité des espaces sans qu’on parle de déséquilibre inquiétant. Aujourd’hui que les femmes commencent enfin à accéder à certains domaines grâce à leurs efforts et à leur résilience, on veut déjà tirer la sonnette d’alarme ? tres drole .Oui, il faut accompagner les garçons, renforcer l’éducation et éviter le décrochage scolaire masculin. Mais cela ne doit pas servir à minimiser les inégalités structurelles que les femmes continuent de subir au quotidien. L’égalité ne veut pas dire freiner les femmes dès qu’elles progressent. Elle veut dire créer une société où personne n’est limité par son genre. Et pour l’instant, malgré les avancées, les femmes doivent encore travailler deux fois plus pour obtenir la même reconnaissance. Yen boys Pasteef yi guéne léne si li guéne nek soyez fairplay. Tu me rappelles un de vos frères de partis qui est DG mais très hostile sur ces questions
  • avatar
    Abdé il y a 5 mois
    Vraiment. Pour équilibrer il faut que les hommes analphabètes épousent plusieurs femmes instruites pour compenser leurs carences
  • avatar
    Karim-USA il y a 5 mois
    On veut nous créer une société de divorcés et d’homosexuels comme en Europe. Les noirs sont très faciles à influencer. L’esclavage ne fut pad un hasard.
  • avatar
    Mom il y a 5 mois
    Ce phénomène n'est pas nouveau. Dans l'enseignement supérieur que je connais, les filles sont bien plus nombreuses que les garçons dans la plupart des filières y compris dans les filières techniques autrefois dominées largement par les garçons .
  • avatar
    Passant il y a 5 mois
    Le patriarcat est entrain de s’effondrer au Sénégal 🇸🇳 les femmes formées et bien instruites sont indépendantes et libres ne sont pas soumises maintenant est-ce que c’est adapté à la société sénégalaise ? je pense que non à discuter il faut voir notre génération ou nos mères étaient des femmes aux foyers sans trop de choix l’éducation qu’on a reçu était meilleure Aujourd’hui déjà la population a doublé ,les hommes qui doivent être des chefs de famille ne sont formés je parle même pas faire de longues études mais se former à avoir un métier qui est important dans une société en voie de développement. Les jeunes garçons sont laissés à l’abandon par exemple ( talibés) sinon d’autres garçons tous veulent devenir des footballeurs sans études, le reste conducteur de jaakarta ou prendre la mer pour l’immigration même si ils savent bien qu’ils risquent la mort ou être attrapé. Tous ces réseaux homosexuels qui se transmettent le VIH sida ,drogue et le blanchiment d’argent notre société a raté l’heure il faut revenir à des fondamentaux de la société sénégalaise c’est à dire l’éducation et ça c’est la femme 👩 son rôle sinon il faut qu’elles choisissent de ne pas faire des enfants 🧒
  • avatar
    Mouni ceddo il y a 5 mois
    Ce constat je l'ai fait à la rentrée scolaire de cette année, je travaillais avec une classe de 2nd S dans le cadre d'un projet sur la petite côte. J'ai été surpris par la composition de celle-ci : 3 garçons et 13 filles. Je suis ravi que les filles suivent les études notamment dans les sciences mais je m'inquiète aussi du sort des garçons. Tout le monde me répondait les garçons conduisent les motos jakarta. À réfléchir en tout cas !
  • avatar
    . il y a 5 mois
    Plus y'aura de femmes qui deserteront le foyer, plus y'aura de femmes affectées à des taches de garde d'enfants, de menage, souvent exploitées et sans droits. Un desequilibre Femme/Femme en fait !
  • avatar
    Kenza 1 il y a 5 mois
    Un article intéressant comme tjrs mon Presi. Bon c une situation vraiment inquiétante mais je pense que la sensibilisation doit commencer au sein des familles à bas âge. Ns devons éduquer nos enfants de sorte à ne pas faire de différence de sexe, en ns disant qu’ils doivent et peuvent réussir dans n’importe quel domaine….Maintenant on entend souvent dire que les filles ont plus de volonté , on répète cela comme une chanson de telle sorte que ns mm parents ns ns disons deja à l’avance nos filles ont plus de chance de réussir donc on délaisse les garçons à eux mêmes. C la réalité et c dommage . Néanmoins comme vs le faites Presi, continuez à ns sensibiliser ns parents à faire voir les choses en face et à toute la société. Merci pour votre détermination et du courage !
  • avatar
    Ok il y a 5 mois
    Mon ami Dieng toutes mes félicitations pour cette belle intervention.Tu as parfaitement raison et c'est ce qui est constaté dans plusieurs secteurs. Le sexe féminin commence à dominer de plus en plus le sexe masculin et ceci est déplorable.
  • avatar
    Reveillez vous il y a 5 mois
    Tout se passe comme prévu. Toutes ces décennies que le système favorise les filles partout ya pas de quoi s'étonner. Le DEI est en train de faire effet et l'influence des sociétés occidentales va mener les africains dans une situation similaire à l'occident. L'homme est écarté et remplacé par l'Etat qui jouera son rôle pour promouvoir les familles monoparentales. Il s'en suivra les petits garçons qu'ils vont essayer de transformer en filles et diaboliser le sexe masculin. D'autre part ils vont intensifier la haine entre les sexes et diviser les gens pour mieux les dominer. Les femmes seront dépendantes aux médocs pour leurs problèmes mentaux et les gros groupes pharmaceutiques hyper capitalistes vont s'en frotter les mains. Le nouvel ordre mondial est en marche depuis bien longtemps.
  • avatar
    Ashlee il y a 3 mois
    References: Hit n spin freispiele transport-nn.ru
  • avatar
    Dora il y a 3 mois
    References: Hitnspin bonus code https://semanticweb.cs.vu.nl/

Participer à la Discussion

Règles de la communauté
  • Soyez courtois. Pas de messages agressifs ou insultants.
  • Pas de messages inutiles, répétitifs ou hors-sujet.
  • Pas d'attaques personnelles. Critiquez les idées, pas les personnes.
  • Contenu diffamatoire, vulgaire, violent ou sexuel interdit.
  • Pas de publicité ni de messages entièrement en MAJUSCULES.

💡 Astuce : Utilisez des emojis depuis votre téléphone ou le module emoji ci-dessous. Cliquez sur GIF pour ajouter un GIF animé. Collez un lien X/Twitter, TikTok ou Instagram pour l'afficher automatiquement.

Emoji