17-octobre : deux cortèges sauvages à Paris, 61 interpellations
Deux cortèges sauvages se sont formés samedi en milieu de matinée à Paris entraînant l'intervention des forces de l'ordre pour les disperser, a annoncé la préfecture de police qui fait état de 61 interpellations à 11H00 (heure française) dans le cadre de la mobilisation contre la "vie chère".
Le premier cortège, un rassemblement syndical, composé d'une centaine de personnes, selon la préfecture de police, s'est formé dans le secteur de la gare du Nord avant de rejoindre la rue du faubourg Saint-Denis, dans le 10e arrondissement.
Le second, composé de lycéens et d'une ampleur similaire, a débuté rue de Rennes, a complété la préfecture de police en précisant qu'à 11H00 (heure française) , 61 interpellations et 589 contrôles préventifs avaient été réalisés et quatre amendes forfaitaires délivrées.
Rue du Faubourg Saint-Denis, un cortège d’environ 200 manifestants, pour certains masqués, faisaient face à des policiers casqués, en milieu de matinée, et la situation s'est tendue, ont constaté des journalistes de l'AFP.
La police a lancé des gaz lacrymogènes pour repousser la manifestation sauvage et à l'entrée de la rue, niveau du boulevard Magenta, les manifestants scandaient "Siamo Tutti antifascisti" et Acab", selon la même source.
Gare Montparnasse, environ 150 jeunes se sont rassemblés puis se sont engagés dans la rue de Rennes, scandant "Macron nous fait la guerre et sa police aussi", a constaté une journaliste de l'AFP. La police a chargé rue du Vieux Colombier et a bloqué une grosse partie du groupe entre les immeubles et un cordon de police, selon la même source.
Rencontrée devant la gare Montparnasse, Blanche, lycéenne de seconde (prénom modifié), attendait des amis. Elle a préparé une pancarte "une jeunesse mobilisée est une puissance qui effraie même les bombes atomiques (Thomas Sankara)" et manifestera "pour qu'il y ait des fonds pour l'éducation publique, que tous les lycéens aient des conditions adéquates dans leurs classes".
Ses deux amis et elle témoignent de leur appréhension vis-à-vis du risque de répression policière samedi. "Quand la population commence à avoir peur de manifester, c'est le début du fascisme", dit Blanche.
Sur les Champs-Elysées, deux jeunes, qui transportaient des masques de plongée, un pavé, une bouteille en verre vide et un spray au poivre, se sont fait verbaliser, a constaté une autre journaliste de l'AFP.
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