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Alliance ? Le PDS brise le silence sur sa proximité avec Diomaye Faye !

Auteur: Yandé Diop

Alliance ? Le PDS brise le silence sur sa proximité avec Diomaye Faye !

Alliance ? Le PDS brise le silence sur sa proximité avec Diomaye Faye !

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​La proximité affichée ces derniers temps entre le Parti démocratique sénégalais (PDS) et le président Bassirou Diomaye Faye alimente les interrogations sur le positionnement politique de la formation de Me Abdoulaye Wade. Mais pour Ousmane Goudiaby, président de la Fédération des cadres libéraux, il ne s’agit ni d’un ralliement ni d’une alliance avec le pouvoir. Le responsable libéral revendique plutôt une « posture républicaine », fondée sur le respect du suffrage des Sénégalais et des institutions. « Nous ne dirons pas qu’on est proche du président de la République. On a tout simplement une posture républicaine », a-t-il précisé, en réponse aux interrogations sur les rapports entre le PDS et le pouvoir actuel.

​Respecter le président élu

​Pour Ousmane Goudiaby, le fait de reconnaître la légitimité du président Bassirou Diomaye Faye ne signifie pas que le PDS partage nécessairement les orientations du pouvoir. Il s’agit, selon lui, de respecter le choix exprimé par les électeurs. « Une posture qui doit renforcer la légitimité populaire. Une posture aussi qui doit donner du crédit et beaucoup plus de respect à l’institution qui est incarnée par le président de la République », explique-t-il. Le responsable libéral rappelle ainsi que Bassirou Diomaye Faye a été élu avec 54 % des suffrages et que cette légitimité impose, selon lui, une attitude républicaine de la part des formations politiques.

​Le centenaire de Wade, symbole d’une posture républicaine

​Ousmane Goudiaby cite comme illustration de cette approche la célébration du centenaire de Me Abdoulaye Wade. Le président Diomaye Faye a accepté d’en être le parrain, un geste que le responsable du PDS considère comme parfaitement compatible avec les principes républicains. « C’est pourquoi le président Diomaye a bien accepté de servir de parrain à la célébration du centenaire de Me Abdoulaye Wade, en tout républicain », souligne-t-il. Pour lui, cet événement dépasse largement le cadre partisan. Me Abdoulaye Wade, ancien président de la République et fondateur du PDS, ne serait plus seulement une figure du parti libéral, mais une personnalité appartenant au patrimoine politique du Sénégal. « Me Abdoulaye Wade n’appartient pas qu’au PDS. Tout ce qu’il a réalisé pour le Sénégal, partout où vous allez, les gens reconnaissent que Me Wade appartient au Sénégal, à l’Afrique tout entière et même au monde », affirme Ousmane Goudiaby.

​« Nous sommes toujours dans l’opposition »

​Le président de la Fédération des cadres libéraux tient toutefois à rappeler que cette attitude ne remet pas en cause le statut politique du PDS. Le parti, insiste-t-il, reste dans l’opposition depuis la perte du pouvoir. « Quoi qu’on puisse nous reprocher, depuis qu’on a perdu le pouvoir, on est toujours dans l’opposition. On ne nous a jamais vus transiger ou faire des intercoalitions qui sont contre-nature », martèle-t-il. Le PDS entend donc se distinguer de certaines formations politiques qui peuvent adapter leur positionnement en fonction des circonstances. Goudiaby revendique, au contraire, une ligne constante, qu’il présente comme fondée sur l’expérience et la responsabilité.

​Une opposition qui alerte et conseille

​Cette posture ne signifie pas pour autant que le PDS entend rester silencieux face aux décisions du pouvoir. Ousmane Goudiaby estime que son parti doit pouvoir alerter lorsque les choix opérés lui paraissent dangereux pour le pays et, lorsque son avis est sollicité, apporter son expérience. Il rappelle notamment le point de presse organisé le 26 mars 2025 par les enseignants et les cadres du PDS. À l’époque, le parti avait alerté sur les risques liés au contexte économique et géopolitique international, notamment sur la capacité de l’État à maintenir durablement les subventions sur les hydrocarbures. « On avait alerté sur le risque de flambée des prix plus tard », affirme-t-il, estimant que l’État ne pouvait pas continuer indéfiniment à supporter une facture de subvention des hydrocarbures avoisinant, selon lui, 30 milliards de francs CFA par mois. Pour lui, cette position illustre la différence entre une opposition qu’il qualifie de « responsable » et une opposition fondée sur des annonces qu’il juge populistes.

​L’expérience de Wade comme boussole

​Au-delà de la situation actuelle, Ousmane Goudiaby revient également sur le choix du PDS de soutenir Bassirou Diomaye Faye lors de la présidentielle. Il assume cette décision, tout en reconnaissant que le parti avait formulé des recommandations à la nouvelle équipe. Selon lui, après plusieurs années de tensions politiques, de manifestations et de violences, le PDS avait estimé qu'un changement était nécessaire. « Il fallait un changement parce que déjà, dans le pays, on avait deux entités, ou peut-être dans la classe politique, il y avait une division aussi profonde », explique-t-il. Le responsable libéral rappelle toutefois que Me Abdoulaye Wade avait insisté sur la nécessité de ne pas gérer un État uniquement dans l’expérimentation. « Un pays ne se gère pas avec de l’expérimentation, mais aussi avec de l’expérience », rapporte-t-il comme l’un des conseils adressés à la nouvelle génération politique. Pour Ousmane Goudiaby, l’histoire du PDS justifie cette position. Il rappelle que Me Wade avait lui-même accordé une place importante à la jeunesse et nommé certains des plus jeunes ministres de la République.

​Une ligne entre soutien institutionnel et opposition politique

​Le positionnement du PDS apparaît ainsi clairement défini par son responsable : respecter Bassirou Diomaye Faye en tant que président de la République sans renoncer au rôle d’opposition du parti. Ousmane Goudiaby refuse donc de parler de proximité politique. Il préfère évoquer une ligne « légaliste » et « républicaine », qui consiste à respecter le vote des Sénégalais et les institutions tout en conservant la liberté de critiquer l’action gouvernementale. « S’il y a une perception qu’on est très proche d’un camp ou d’un autre, ça ne peut être que de la perception. Prenez ça comme une posture républicaine », conclut-il. Une manière, pour le PDS, de revendiquer une position singulière : ne pas être dans la majorité présidentielle, mais ne pas être non plus dans une opposition systématique, en mettant en avant l’expérience acquise dans la gestion de l’État et l’héritage politique de Me Abdoulaye Wade.

⚡ Résumé express généré par IA, vérifié par la rédaction
- Le PDS, par la voix d'Ousmane Goudiaby, dément toute alliance ou ralliement avec le président Bassirou Diomaye Faye, évoquant une « posture républicaine » fondée sur le respect du suffrage et des institutions. - Le parti revendique son statut d'opposition depuis sa perte du pouvoir, tout en justifiant son soutien à Diomaye Faye lors de la présidentielle et en citant le parrainage du centenaire de Me Wade comme exemple de cette approche. - Le PDS affirme conserver une liberté de critique, comme en témoigne son alerte du 26 mars 2025 sur les risques économiques liés aux subventions des hydrocarbures, estimées à 30 milliards de francs CFA par mois.
Auteur: Yandé Diop
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Commentaires (3)

Trier par :
  • avatar
    Prowade il y a 2 mois
    Diomaye Faye est un workat il wore tous les sénégalais qui l’ont élu donc en ce moment diomaye Faye est complètement perdu il a fait une fausse route en célébrant les 100 ans de Wade il a ironise en sabotant une célébration sérieuse le pds est capable de mener à bien ses élections locales et législatives tenez bon vous êtes meilleurs que kiraye ferraille
  • avatar
    Liaisons ambiguës il y a 2 mois
    Il marche sur des œufs d'autruche ce PDS man . Faut être clair ! Anna Karim, qui est le Chef du PDS aujourd'hui en plusieurs morceaux depuis César Macky.
  • avatar
    Deb il y a 2 mois
    Le pds a toujours eu une faiblesse pour les traitres

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