Infrastructures, vie chère, Niayes : Le PDS liste les vraies urgences qui doivent remplacer la politique politicienne
Alors que le débat sur la date des prochaines élections commence à s’installer dans l’espace politique sénégalais, le Parti démocratique sénégalais (PDS) se veut prudent. Pour Ousmane Goudiaby, président de la Fédération des cadres libéraux, le Sénégal doit avant tout respecter les dispositions légales et éviter de transformer la vie politique en une campagne électorale permanente. Interrogé sur la possibilité de voir le président de la République fixer prochainement la date des prochaines échéances électorales, le responsable libéral estime que le sujet ne constitue pas, pour l’heure, une urgence. « Nous sommes légalistes, nous sommes républicains », rappelle-t-il, soulignant que le PDS est attaché au respect du calendrier électoral.
Selon lui, dès lors que le chef de l’État se trouve encore dans les délais prévus par la loi, il n’est pas nécessaire de précipiter le processus. « Si nous avions un conseil à donner au président, ce serait de respecter le calendrier électoral, de ne pas le chambouler », explique Ousmane Goudiaby. Cette position traduit également, à ses yeux, une volonté de rompre avec une logique de mobilisation politique permanente. Le responsable du PDS estime que le Sénégal a vécu depuis plusieurs années dans un cycle dominé par les campagnes, les mobilisations et les enjeux électoraux, au détriment des préoccupations quotidiennes des citoyens. « Depuis 2021, on est dans ça. On veut sortir de ça », soutient-il.
Pour lui, les responsables politiques devraient davantage se concentrer sur les difficultés auxquelles les populations sont confrontées : la baisse du pouvoir d’achat, la cherté de la vie, la hausse du prix du carburant, mais également les problèmes environnementaux et les infrastructures. Il cite notamment la pollution qui affecte les Niayes ainsi que l’état dégradé de plusieurs routes en Casamance. Autant de questions qui, selon lui, doivent retenir l’attention des pouvoirs publics et de la classe politique plutôt que l’ouverture prématurée d’une nouvelle séquence électorale. Le président de la Fédération des cadres libéraux appelle ainsi à privilégier l’action et les résultats. « Du moment qu’il est dans les délais, ce n’est pas une question franchement urgente et qui doit mobiliser notre énergie », estime-t-il.
Cette position s’inscrit dans la ligne revendiquée par le PDS depuis son soutien à la candidature de Bassirou Diomaye Faye lors de la présidentielle. Ousmane Goudiaby rappelle que ce soutien répondait à une démarche républicaine, dans laquelle l’intérêt du Sénégal devait primer sur les divergences politiques ou personnelles. Le responsable libéral affirme d’ailleurs que les canaux de communication entre le PDS et le président de la République restent ouverts. Une proximité qui, selon lui, doit permettre au parti de faire entendre ses conseils et ses observations lorsque la gestion de l’État appelle des interrogations.
Sur la question électorale, le PDS entend donc maintenir une ligne de conduite fondée sur le légalisme et la stabilité institutionnelle : pas de précipitation, pas de bouleversement du calendrier, mais un respect strict des échéances prévues par les textes. Pour Ousmane Goudiaby, l’urgence est ailleurs : « Il faut se concentrer sur des réalisations qui pourraient permettre au Sénégal d’améliorer le cadre de vie. »
Commentaires (3)
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