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Le cancer du pénis est en augmentation et voilà les pratiques sexuelles qui y contribuent

Auteur: atlantico

Le cancer du pénis est en augmentation et voilà les pratiques sexuelles qui y contribuent

Le cancer du pénis est en augmentation et voilà les pratiques sexuelles qui y contribuent

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Méconnu, tabou et pourtant en hausse : le cancer du pénis progresse, porté par les infections sexuelles et le défaut de prévention. Un paradoxe, alors que dépisté tôt, il se guérit dans la grande majorité des cas.

Atlantico : Quels sont les facteurs expliquant la hausse de 20 % des cas de cancer du pénis au Royaume-Uni, et observe-t-on une tendance similaire en France, où la vaccination HPV des garçons est désormais obligatoire ?

Didier Legeais : La première cause du cancer du pénis, ce sont les maladies sexuellement transmissibles. Ensuite viennent les problèmes d’hygiène. Une autre raison de l’augmentation des cancers du pénis, c’est le vieillissement de la population.

Il faut distinguer l’augmentation du cancer du pénis chez les jeunes, qui est liée aux MST, et notamment au papillomavirus, qui donne des condylomes. C’est la première cause. En augmentant la vaccination, on protège les femmes, mais aussi les hommes. Chez l’homme, le lien d’imputabilité est fort, car on voit rapidement le condylome. Chez la femme, il est invisible, au niveau du col, et peut évoluer pendant des années avant d’être détecté.

D’où l’importance du dépistage. La vaccination va diminuer ces cas.

L’autre critère, c’est l’augmentation de la population de plus de 75 ans : elle est passée de 6 à 12 millions et va aller vers 20. Cela crée une deuxième problématique : des cancers du pénis avancés, chez des hommes porteurs de phimosis. Le rétrécissement de la peau fait qu’un cancer peut se développer sous la peau sans être vu. Quand ces hommes consultent, on est face à des cancers invasifs nécessitant parfois une amputation partielle ou totale.

Concernant la hausse de 20 %, c’est cohérent : le cancer du pénis est très rare. Donc une augmentation en pourcentage paraît énorme, mais en nombre de cas, cela reste faible.

Pourquoi le taux de connaissance du cancer du pénis reste-t-il aussi faible (10 % des hommes en France et au Royaume-Uni) ? Comment améliorer la prévention ?

La prévention, c’est la répétition de l’information. Si on informe une génération en 2000, il faut recommencer en 2005, puis en 2010, etc. L’information doit être renouvelée en permanence.

Le cancer du pénis est très rare. Pendant longtemps, on n’a donc pas informé. On a déjà du mal à informer les hommes de plus de 50 ans sur le dépistage du cancer de la prostate, qui tue pourtant un homme toutes les quelques minutes. On a aussi du mal à informer les jeunes sur le cancer du testicule, alors que l’autopalpation peut sauver la vie.

Le cancer du pénis est encore moins fréquent. On pourrait améliorer la prévention en rappelant aux hommes l’importance d’examiner les testicules, d’examiner la verge, et de la décalotter pour vérifier.

Il faut répéter cette information dans 5, 10, 15, 20 ans. Il faut des campagnes nationales, comme pour le cancer du sein ou du côlon, pour rappeler aux nouvelles générations les maladies liées à l’âge. La prévention doit se répéter de génération en génération.

Quelles sont les différences entre les stratégies britanniques (9 centres spécialisés, chirurgie préservatrice) et françaises (dépistage, vaccination HPV) pour réduire la mortalité, et quelles bonnes pratiques pourraient être partagées ?

La stratégie repose sur deux piliers : la vaccination et l'auto-dépistage.

La France a été freinée par les mouvements anti‑vaccins. Dans le cancer du col, l’Australie a montré l’exemple. Il a fallu communiquer pour convaincre que la vaccination protège les jeunes femmes. Chaque année, des jeunes femmes de 25 ou 26 ans mouraient d’un cancer du col lié au papillomavirus.

En France, deux vaccins ont été utilisés, puis Gardasil s’est imposé car il couvre plus de variants. Chez l’homme, il faut convaincre que le vaccin est utile. On pense souvent qu’on vaccine les hommes pour protéger les femmes, mais ils se protègent aussi eux-mêmes contre le cancer de la verge.

La crise Covid a renforcé la défiance. Il faut convaincre que ce vaccin, comme d’autres, est essentiel pour sauver des vies.

La chirurgie du cancer de la verge est simple si elle est faite tôt. Elle devient très complexe si le diagnostic est tardif, notamment en cas d’atteinte ganglionnaire. Les urologues se sont donc organisés pour créer des centres experts pour les chirurgies lourdes.

Comment inciter les hommes à consulter plus tôt face à des symptômes souvent minimisés par honte ou méconnaissance, alors que le taux de survie dépasse 90 % si le cancer est détecté précocement ?

C’est une logique d’éducation nationale. L’augmentation des cancers du pénis chez les personnes âgées montre que les hommes consultent tard. Il faut donc former les plus jeunes à accepter l’autopalpation testiculaire et l’auto‑examen de la verge décalottée.

Il faut aussi appuyer les campagnes auprès des mères et des jeunes, en expliquant que si on dépiste tôt, il n’y a pas de problème : parfois une petite chirurgie suffit. Si on dépiste tard, on peut devoir amputer la verge.

Dans les cas avancés, le gland peut disparaître et être remplacé par une masse en « chou‑fleur ». Ce sont des situations très graves, évitables par un dépistage précoce.

Auteur: atlantico
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Commentaires (10)

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    Bathie ⭐ Top commentaire il y a 6 mois
    Cette analyze est sectorielle et ne semble prendre en compte que les cas de cancer en Europe en oubliant un facteur preventif: la circoncision.Il est connu, meme si on ne le dit pas, que les circoncis ont peu de chance de Faire un cancer du penis.La circoncision des garcons est recommendee dans nos lives saint.Alors pourquoi ne respecter ces recommendations?
  • avatar
    Monsieur Bathie il y a 6 mois
    Saway wakhal lo kham. Tiey senegalais .. ils adorent speculer: Moi je suis dans la medecine en Europe, sans pour autant donner mon titre depuis plus de 20 ans.. Kann moleu wakh ne Europeen dou circoncirou?? et bien il faut venir dans les hoptiaux.. je traite des malades hommes comme femmes de 1 an a 75 ans.. les hommes sont bien circoncis.. Je vous le dis.. Cher
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    Raison il y a 6 mois
    En occident, la circoncision est pratiquée souvent chez les bébés, la plupart des hommes sont donc bel et bien circoncis, il y'en a qui ne le sont pas mais la majorité l'emporte.
  • avatar
    Ouimais il y a 6 mois
    @Raison  Oui mais ils ne parlent que de vaccins dans les solutions,

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