Acte IV de la décentralisation : Faly Seck, le président du HCDS met en avant le « pari de confiance » envers les territoires
Le président du Haut Conseil du Dialogue social (HCDS), Faly Seck, a placé la question de la confiance accordée aux territoires au cœur de son intervention à l’ouverture de la 44ᵉ Assemblée plénière de l’institution.
Se référant aux déclarations du Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, lors de la rencontre nationale sur l’Acte IV de la décentralisation, tenue le 2 juillet 2026 à Diamniadio, il a repris les deux expressions fortes employées par le chef de l’État : « acte fondateur » et « acte de confiance ».
Pour Faly Seck, cette confiance traduit le pari fait sur la capacité des territoires à porter eux-mêmes leur développement. Une orientation qui implique, selon lui, de ne pas limiter la réforme à une nouvelle organisation administrative, mais d’y associer pleinement les acteurs qui font vivre l’économie et le tissu social local.
Dans cette perspective, le président du HCDS estime que les travailleurs et les entreprises doivent trouver leur place dans la nouvelle gouvernance territoriale.
« Cet acte interpelle les élus locaux, les autorités déconcentrées et les entrepreneurs. Mais il nous interpelle avec la même force, nous, organisations syndicales, organisations patronales, membres du Haut Conseil du Dialogue Social. Car aucune réforme territoriale ne réussit sans les travailleurs et les entreprises qui font vivre les territoires », a-t-il souligné.
Le HCDS entend ainsi accompagner l’Acte IV par un dialogue social organisé à l’échelle territoriale. Faly Seck a annoncé que l’institution portera auprès du Gouvernement et de l’Assemblée nationale un projet de création de Conseils territoriaux du dialogue social dans chacun des huit pôles territoriaux envisagés.
« Beaucoup de collectivités détiennent déjà des compétences juridiques importantes, sans disposer des ressources humaines et techniques pour les exercer pleinement. L'ingénierie locale reste faible. Et, les acteurs sociaux syndicats, représentants des employeurs n'ont pas encore trouvé leur place dans les instances de gouvernance territoriale qui se dessinent. Si nous n'y prenons garde, nous assisterons à une décentralisation de la décision économique sans décentralisation du dialogue social. Ce serait une occasion manquée. Et ce serait, surtout, une source certaine de conflits futurs », explique le président du HCDS.
Ainsi, ces instances tripartites auraient notamment pour missions de prévenir les conflits sociaux, de contribuer à la construction des politiques de développement local et de suivre la mise en œuvre du Pacte national de stabilité sociale et de croissance inclusive et durable, signé le 1er mai 2025.
Pour le président du HCDS, l’Acte IV ne pourra pleinement réaliser son ambition que si la décentralisation de la décision économique s’accompagne également d’une décentralisation du dialogue social. « Prévenir, construire, vérifier » : trois verbes qui, selon lui, doivent guider l’action des futurs conseils territoriaux du dialogue social.
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