Accords bafoués, retenues sur les salaires : le Front syndical menace de paralyser le pays
Une délégation du Front Syndical pour la Défense du Travail est sur le pied de guerre. Elle s'est rendue à Matam. L’objectif, c’est de rencontrer la base et d’alerter sur la dégradation de la situation socio-économique.
Face à la presse, le porte-parole du Front a été catégorique estimant que l’heure est grave. Selon Abdy Diaw, le gouvernement n'a pas respecté les accords signés, il y a près de deux ans, avec les organisations syndicales.
C’est pour cela que le Front dénonce une situation devenue insoutenable pour les ménages avec des coupures d'électricité récurrentes sur l'ensemble du territoire. A cela, il ajoute une flambée des prix des denrées de première nécessité alors que la pression fiscale sur les travailleurs s'accentue. Il fustige également le non-respect des accords sectoriels pour les agents de la RTS et les enseignants.
A Matam, la situation est jugée encore plus préoccupante avec le décret présidentiel portant revalorisation des salaires des agents des collectivités territoriales. Malheureusement, ce décret n’est pas toujours appliqué. Les autres points de crispation sont relatifs aux licenciements abusifs aux retenues de 50 % sur les salaires.
Dans le secteur de la santé, aucun recrutement n'aurait été effectué depuis trois ans malgré la présence de jeunes diplômés disponibles.
Au-delà de ces urgences, le Front exige une refonte complète du Code du travail, du Code de la Caisse de Sécurité Sociale et du Code de la famille qu'il juge dépassés et en déphasage avec les réalités sociales et religieuses du pays.
La délégation annonce la poursuite de sa tournée de sensibilisation à travers les régions et prévient que si l'Etat ne réagit pas, une grève générale sera observée les 20, 21, 22 et 23 octobre 2026 pour exiger l'application intégrale des accords.
Commentaires (1)
En réalité, voilà le scénario vrai Motif de ces séries de mouvements qui se préparent : Chantage de ce vieux syndicalistes. Ils pensent que le Lion Sonko étant parti, aujourd'hui que le Gouvernement de Diomaye est fragile. Quelle bêtise ! Attention à la Panthère perché sur un arbre...
Oui ce sont des Thiakhaneries orchestrées par de vieux syndicalistes accrocs aux avantages liés à leur fonctions illimix à la tête des institutions sociales CSS et IPRES. Le CDD 4 ans est un détail Malhonnête qu'il continue de brandir comme prétexte mais le Fond est qu'ils veulent continuer à diriger ces institutions en oubliant que la Sécurité Sociale d'un Pays appartient à État comme dans tous les Pays du Monde, Afrique en premier. Ils ont presque mis à terre ces Institutions où rien ne fonctionne correctement pour le Bien des Assurés sociaux en mauvaise qualité de service et défaillances techniques informatiques. Ils ne respectent même pas les Employeurs qui sont les premiers contributeurs en masse de ces institutions. A la CSS, les cotisations sont... exclusivement Patronales. L'autonomie financière ne signifie pas Partage du Gâteau d'un Patrimoine National qui s'appelle CSS et IPRES en fusion d'ailleurs déjà amorcée. Quand au code de Sécurité Sociale, des milliers de salariés du secteur informel en étaient exclus, désormais ils sont éligibles. Quid des femmes salariées en congé de maternité, elles redeviennent les femmes salariées les plus choyées Afrique. Aux USA, même pas 15 jours de repos, il faut démissionner si on veut suivre bien la naissance et évolution heureuse de son enfant.
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