Jaxaay : « Il m’a proposé de lui faire une fellation », les révélations d’un enfant de 4 ans conduisent à une arrestation
Deux plaintes déposées au commissariat d’arrondissement de Jaxaay ont déclenché une enquête pour actes sexuels, attentat à la pudeur et détournement de mineur. Elles mettent en cause M. CAMARA et A. K. DIALLO, un garçon de 12 ans. Le premier a été placé en garde à vue.
Les révélations d’un enfant de quatre ans
Les faits ont été révélés dans la nuit du samedi 17 au dimanche 18 octobre 2026, aux environs de minuit. M. A. ACOTCHOU était couchée dans sa chambre lorsque son fils, âgé de quatre ans, lui a fait une révélation grave.
Selon les déclarations de l’enfant, A. K. DIALLO, âgé de 12 ans, l’aurait conduit dans un garage mécanique situé à la cité Assurance, à Jaxaay. Sur place, le garçon aurait baissé son pantalon et lui aurait demandé de lui faire une fellation.
Sans attendre, la mère s’est rendue au domicile de M. DIALLO, père d’A. K. DIALLO, pour lui faire part de la situation.
Les confidences du fils de 12 ans
Le lendemain, lundi 19 octobre 2026, M. DIALLO s’est présenté au domicile de M. A. ACOTCHOU. Il lui a fait savoir qu’il détenait des informations sur les agissements de son fils. Interrogé, l’adolescent lui aurait confié avoir été initié à des pratiques sexuelles par un certain M. CAMARA, un soudeur métallique.
Les deux parents se sont aussitôt rendus au commissariat, où ils ont déposé chacun une plainte. M. A. ACOTCHOU vise A. K. DIALLO et M. CAMARA, tandis que M. DIALLO met en cause M. CAMARA.
Les éléments de la Brigade de recherches du commissariat d’arrondissement de Jaxaay ont alors été chargés de se rendre à la cité Assurance pour interpeller le mis en cause et le conduire dans les locaux du commissariat.
À leur retour, ils ont présenté M. CAMARA, âgé de 18 ans, qui se présente comme soudeur métallique et réside à la cité Assurance, à Jaxaay.
Les dénégations et la garde à vue
Interrogé sur les faits qui lui sont reprochés, M. CAMARA les a niés. Il a néanmoins été placé en garde à vue pour actes sexuels, attentat à la pudeur et détournement de mineur, selon des sources de Seneweb.
L’enquête se poursuit.
Commentaires (13)
Le mal qui nous ronge n’est pas une simple infraction pénalisante : c’est une métastase culturelle, une dérive systémique. Pour le combattre, la matraque et le cachot ne sont que des illusoires gesticulations. Ce qu’il nous faut, c’est une anatomie sociologique chirurgicale, un scanner anthropologique d’une précision neuroscientifique pour autopsier les racines profondes de notre névrose collective et agir à la source. Continuer à jeter des jeunes en prison sans éteindre le foyer de l'incendie, c'est alimenter nous-mêmes le brasier qui finira par recouvrir toute la cité de ses cendres.
Et nous, les parents, quelle est notre part dans cette faillite ? Nous avons démissionné. Nous avons délégué le sacerdoce de l’éducation à un rectangle de verre illuminé. En offrant un smartphone à nos enfants, nous avons livré leur cerveau disponible à des algorithmes prédateurs, leur friture cérébrale devenant le substitut bon marché de notre présence paternelle et maternelle. L’Écran est devenu le nouveau parent de substitution d'une jeunesse en perdition.
En vérité, c’est un triomphe de la démission généralisée : l’État esquive, la société se voile la face, les parents abandonnent. Et pour étouffer le bruit de nos effondrements moraux, que propose-t-on à cette génération sacrifiée ? On lui offre du "du pain et des jeux" modernes, l'étourdissement païen et clinquant des Jeux Olympiques pour divertir les consciences pendant que le navire sombre. Personne ne fait plus l'essentiel pour l'avenir. On ne prépare plus la prochaine génération : on l'anesthésie.
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