Coupures d'électricité à Dakar : La Senelec s'explique
Face à la résurgence des délestages constatés ces derniers jours dans la capitale sénégalaise, la Société nationale d'électricité du Sénégal (Senelec) est sortie du silence pour apporter des éclaircissements sur la situation du réseau. S'exprimant au micro de la RTS, Abdou Kader Kane, directeur principal Réseaux de la Senelec, a détaillé les facteurs à l'origine de ces perturbations d'approvisionnement.
Selon le responsable, le réseau subit une forte tension en raison d'un incident survenu à la centrale de Bel-Aiir, couplé à une demande exceptionnelle enregistrée cette année. Alors que les prévisions tablaient sur 1250 mégawatts, la demande a atteint 1400 mégawatts au mois d’août, dépassant les prévisions de plus de 180 mégawatts et épuisant l'ensemble des marges et réserves disponibles.
La situation s'est davantage compliquée en début de mois avec l'arrêt de la centrale de Cap des Biches les 6 et 7 septembre 2026, provoquant la perte de 240 mégawatts sur le réseau. "Cet épisode a entraîné un délestage important, accentué par des difficultés d'approvisionnement en gasoil. nécessaires au fonctionnement de cette centrale", explique t-il.
M. Kane a précisé que les autorités avaient été averties dès le mois de juin et que la collaboration se poursuit avec les pétroliers et la SAR. Les dépôts restent mobilisés et la Senelec est livrée en priorité afin d'assurer la continuité du service public.
Commentaires (26)
On ne peut pas taxer l’énergie à hauteur de 53% et venir derrière appliquer une subvention.
Il suffit de baisser les taxes de moitié pour éliminer cette subvention.
Les populations ne peuvent pas supporter les taxes appliquées dans ce pays.
Un cadre paye entre 25 et 35% d’impôts directs.
Pour l’impôt indirect c’est 18% de TVA et 42 à 53% sur l’énergie
En contrepartie l’état n’assure pas les besoins élémentaires ( santé, éducation, sécurité…..)
Rien n’explique cette pression fiscale qui étouffe travailleurs qui sont dans le secteur formel.
C’est ceux qui ne payent pas d’impôts qui profitent le plus de l’enseignement et de la santé publique.
Il faut avoir le courage de formaliser le secteur informel et démocratiser l’impôt.
Nous avons des dirigeants très médiocres qui ne font rien pour mettre en place un système viable.
Ce sont les mêmes méthodes de gouvernance héritées de la colonisation qui sont appliquées depuis les indépendances et on ne se développera jamais avec ça.
Premièrement, l’État semble ne pas être prêt à assumer immédiatement les mesures nécessaires, notamment une révision des tarifs de l’électricité. Lors de sa récente conférence de presse, le ministre des Finances a clairement indiqué que les subventions à l’énergie seraient réexaminées et mieux ciblées.
Or, l’électricité est sans doute le secteur dans lequel un ciblage peut être appliqué de manière concrète et mesurable. Une réforme tarifaire paraît donc inévitable. Mais elle est politiquement sensible, surtout à l’approche des élections législatives et locales.
Deuxièmement, chaque kilowattheure vendu à un tarif inférieur à son coût réel accroît le poids des subventions supportées par l’État. Plus la consommation augmente, plus la charge budgétaire s’alourdit, tant que les tarifs ne reflètent pas les coûts.
Face à cette équation, il n’existe que deux options :
1. Réviser les tarifs afin de réduire progressivement le poids des subventions ;
2. Rationner la consommation, par des délestages ou des restrictions, afin de limiter les volumes vendus à perte.
La première option est transparente, mais elle expose directement l’État à la colère des consommateurs. La seconde est plus facile à justifier dans le débat public : il suffit d’invoquer une hausse imprévue de la demande, des contraintes de production ou des incidents techniques — des explications difficiles à contester sans accès aux données du réseau.
Le véritable débat doit donc être posé clairement : le pays doit-il continuer à financer une électricité artificiellement bon marché au prix de coupures récurrentes, ou accepter une réforme tarifaire progressive, équitable et mieux ciblée ?
Car, au final, le coût ne disparaît jamais : soit il est payé sur la facture, soit il est payé par les finances publiques, soit il est payé par les ménages et les entreprises à travers les délestages.
Pauvre Sénégalais 😭😭😭
C'est toujours tel quel lorsque des populistes amateurs et incompétents dirigent un pays ! Toujours ! Heureusement Diomaye a compris et a changé de direction....
Pour y arriver, l'Etat doit obliger la Senelec à revoir sa politique d'investissement, en accordant plus de ressources à l'amélioration de son réseau de distribution. Cependant, avec le projet de filialisation de cette société, je vois venir une société de commercialisation, comme avec l'eau, qui s'occupera plus à faire du chiffre d'affaires. Ce qui refroidit mon espoir sur cette question.
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