Siège de ONCAV : les Navétanes vont déménager au niveau du…
Le siège de la Fédération sénégalaise de football (FSF) va bientôt accueillir celui de l’Organisation nationale de coordination des activités de vacances (ONCAV), l’instance dirigeante des Navétanes. Le président de celle-ci, Amadou Kane, en a fait l’annonce dans un entretien paru ce jeudi dans Record, soulignant que c’est le patron du football, Abdoulaye Fall, qui lui a fait la proposition en marge de la finale des phases nationales à laquelle il assistait, ce week-end. «C’est ce qui va rendre encore plus huilées les relations [entre la FSF et l’ONCAV], la fonctionnalité», salue le président Kane.
L’ONCAV regroupe 8900 ASC (Association sportive et culturelle). Quarante-huit d’entre elles, pour les seniors, et 24 pour les cadets, ont pris part aux phases nationales, qui se sont jouées à Kaolack. Super Étoile, de la ville hôte, a remporté la finale séniors devant Ocass de Diourbel. Diamono de Kolda, aux dépens de l’Ufrajel de Kaolack, a été sacré chez les cadets.
Commentaires (1)
Depuis 2007, Amadou Kane trône à la tête de l’ONCAV. Des mandats de quatre ans qui se succèdent, année après année, jusqu’à donner à cette longévité des allures de règne.
Quatre ans, puis encore quatre ans… et encore quatre ans. À croire que le fauteuil de président de l’ONCAV serait devenu un strapontin réservé à perpétuité !
Pourtant, les critiques ne manquent pas. Elles sont récurrentes, parfois virulentes, et traduisent un malaise qui mériterait mieux qu’un simple haussement d’épaules. Car en démocratie comme dans toute organisation, savoir partir quand il est temps est aussi une marque de grandeur.
Après près de deux décennies à la tête d’une même institution, une question finit forcément par s’imposer : qu’est-ce qui justifie une telle obstination à rester ?
L’ONCAV n’est la propriété de personne. Ce n’est ni un patrimoine familial, ni un fauteuil héréditaire. Une organisation aussi importante mérite du sang neuf, de nouvelles idées, de nouvelles ambitions et, surtout, une alternance qui permette à d’autres compétences de s’exprimer.
À force de s’accrocher à son fauteuil malgré les critiques, on finit par donner l’impression que le pouvoir est devenu une fin en soi. Et lorsqu’un responsable refuse obstinément de passer la main, les interrogations deviennent inévitables.
À moins qu’il n’y ait quelques cafards bien cachés derrière les meubles…
Évidemment, cette formule n’est qu’une image. Mais elle traduit une interrogation légitime : pourquoi cette volonté de rester si longtemps, malgré les contestations ? La transparence commande que la réponse soit claire, publique et convaincante.
Amadou Kane a peut-être rendu des services à l’ONCAV. Mais rendre service à une institution ne signifie pas devoir s’y accrocher éternellement.
Partir à temps n’est pas une défaite. C’est parfois le dernier acte de responsabilité d’un dirigeant.
Après 19 ans aux commandes, le débat n’est donc plus de savoir combien de temps Amadou Kane peut encore rester.
La vraie question est beaucoup plus simple :
Quand va-t-il enfin comprendre que l’ONCAV a besoin de tourner la page ?
Car dans toute organisation qui se respecte, les présidents passent, l’institution reste.
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