Santé visuelle et éducation : Distingo et la Fondation Sénégal Solidaire distribuent 8 000 kits scolaires de qualité
La Fondation Sénégal Solidaire, en collaboration avec la Manufacture Sénégalaise de Papier (MSP SA), a procédé, ce 7 septembre, à l’école Sato Eisaku de Nord Foire, à une distribution de kits scolaires. Pour la circonscription de l’IEF des Almadies, 2 000 kits ont été distribués sur un total de 8 000 prévus à l'échelle du territoire national. Au-delà du don, c'est un engagement et un acte de courage pour valoriser l'expertise locale, comme l'a souligné le Président-Directeur Général de la manufacture des produits Distingo.
La qualité, une question de santé
Pour le PDG de la MSP, Mohamed Djibril Ndiogou KABONGO, un manuel scolaire n'est pas un simple produit : c'est un outil pédagogique et sanitaire. Selon lui, le défaut d'encadrement des cahiers importés est très dangereux pour les enfants, car ils présentent de nombreux risques sanitaires. « Beaucoup de pays fabriquent des cahiers en utilisant du papier recyclé qui n'est pas adapté aux manuels scolaires, car il dégage des odeurs dues à son traitement chimique, voire toxique, fortement déconseillé pour nos enfants en classe d'apprentissage », explique-t-il. En plus, au Sénégal, la norme exige un grammage de 60 grammes, contre 48 grammes pour le papier journal. Or, le marché est inondé de cahiers importés au grammage non garanti et à la blancheur inférieure à 90 %. « Quand un enfant se concentre six heures par jour sur un papier qui transperce, à la longue, cela crée une fatigue visuelle », alerte l'industriel.
L'emploi local menacé
Derrière chaque cahier fabriqué localement, ce sont 300 à 500 emplois sénégalais, des relais d'ateliers et des jeunes ingénieurs formés sur place. « Aujourd'hui, tout le monde importe... Si le stock de l'année passée n'est pas écoulé, on est obligé de réduire les effectifs et de geler les investissements », déplore-t-il, dénonçant une concurrence déloyale d'opportunistes qui importent sans payer ni TVA ni charges, face à une usine locale qui s'acquitte de toutes ses obligations.
Le symbole du contenu local
Pour le patron de Distingo, le choix de la Présidence de commander localement n'est donc pas anodin. C'est un signal fort pour sauvegarder une industrie qui a investi, même pendant la pandémie, et qui exportait dans la sous-région, aujourd'hui menacée par les importations massives. C'est la preuve que le contenu local peut être à la fois solidaire et de qualité irréprochable.
Le message aux parents
L'aspect éducatif n'est pas oublié, et c'est le PDG lui-même qui le rappelle, au plus près des élèves lors de ces journées de distribution. Il se souvient, ému, de mots d'enfants qui donnent tout son sens à son métier : « Sur nos couvertures, nous mettons l'île de Gorée, explique-t-il. Un élève m'a dit un jour : "J'ai vu Gorée sur mon cahier et j'ai demandé à ma maman de m'y amener." Un autre m'a confié avoir appris beaucoup sur le Président Léopold Sédar Senghor grâce à la couverture de son cahier. »
Plus qu'un support pour écrire, le cahier devient alors un premier livre, un éveilleur de conscience. Un constat partagé par Constantin Samuel Badji, chef des ventes et parent d'élève, qui lance un appel du cœur : « Je demande aux parents d'être plus responsables. Un cahier, ce n'est pas à prendre à la légère. C'est cela, la transmission. » Et de conclure à l'adresse des mairies et des donateurs : « Rapprochez-vous de Distingo.
Nous pouvons vous confectionner des cahiers personnalisés. C'est un choix pour l'avenir de nos enfants, et pour leur éviter demain des consultations chez l'ophtalmo. »
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