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Sécurité sanitaire des aliments : Le Sénégal plaide pour un accès universel à une alimentation sûre

Auteur: Bernadette Seynabou Faye

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Sécurité sanitaire des aliments : Le Sénégal plaide pour un accès universel à une alimentation sûre

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Dans le cadre de la Journée internationale de la Sécurité sanitaire des aliments (JISSA), le comité national du Codex (CNC) a organisé, ce mardi 23 juin, la 5e édition des Journées scientifiques de la Sécurité sanitaire des aliments. Placée sous le thème « Du fardeau aux solutions : un accès universel à des aliments sûrs », cette rencontre a réuni décideurs, chercheurs, professionnels de l’agroalimentaire, consommateurs et partenaires au développement autour d’un objectif commun : garantir un accès universel à des aliments sûrs. Cette édition a permis de mettre en lumière les défis persistants liés aux maladies d’origine alimentaire.

Selon les données présentées, près de 866 millions de personnes contractent chaque année une maladie liée à la consommation d’aliments contaminés, entraînant plus de 1,5 million de décès à travers le monde. Ces maladies sont également responsables de quelque "57 millions d’années de vie en bonne santé perdues". Des chiffres, qui illustrent le poids sanitaire, social et économique de l’insécurité alimentaire, aussi bien pour les ménages que pour les systèmes de santé.

Président la cérémonie d’ouverture, le ministre de la Santé et de l’hygiène publique, Ibrahima Sy, a rappelé que la sécurité sanitaire des aliments constitue aujourd’hui un enjeu majeur de santé publique, dans un contexte marqué par la progression des maladies non transmissibles telles que l’hypertension artérielle, le diabète et l’obésité. «Ces maladies sont fortement liées à nos habitudes alimentaires et à notre environnement. Il est donc essentiel de s’assurer que les aliments consommés soient non seulement nutritifs, mais exempts de toute contamination biologique ou chimique », a-t-il déclaré.

Le ministre a insisté sur la nécessité de renforcer les stratégies de prévention et de sensibilisation afin d’informer davantage les populations sur les risques liés à la consommation d’aliments contaminés: «Il faut que dans notre société, on puisse savoir réellement ce qu’on consomme et comment ce qu’on consomme peut avoir un impact sur notre santé. Il faut aussi donner les solutions aux populations pour qu’elles puissent elles-mêmes changer leurs habitudes alimentaires», a-t-il martelé.

Selon le ministre, les enfants figurent parmi les groupes les plus exposés et doivent constituer une cible prioritaire des campagnes de communication. À cet effet, il a souligné l’importance de la recherche et de l’innovation pour l’amélioration de la sécurité alimentaire: «La science reste notre boussole. Elle permet d’identifier les dangers, de comprendre les mécanismes de contamination, d’évaluer les risques et d’orienter les politiques publiques », a-t-il expliqué.

Ibrahima Sy a appelé à une plus grande mobilisation des chercheurs et des jeunes scientifiques, considérés comme des relais essentiels auprès des communautés pour diffuser des informations fiables et encourager des changements de comportement durables.

Prenant la parole, le président du Comité national du Codex, le professeur Amadou Diop, a rappelé que cette journée s’inscrit dans une série d’activités destinées à sensibiliser les populations et à mobiliser l’ensemble des acteurs concernés. Il a salué les progrès réalisés au cours des derniers mois grâce à la collaboration entre les institutions nationales et les partenaires techniques et financiers, notamment la FAO et le Luxembourg.

Parmi les actions menées, figurent le renforcement des capacités des acteurs de la chaîne alimentaire, la formation des inspecteurs chargés du contrôle des établissements alimentaires ainsi que la promotion des bonnes pratiques d’hygiène, notamment dans le secteur de la restauration de rue. « La sécurité sanitaire des aliments se construit chaque jour sur le terrain grâce à l’engagement de tous les acteurs », a-t-il affirmé. Il a également encouragé les étudiants et jeunes chercheurs à poursuivre leurs travaux au service de la santé publique. «Vous représentez la relève scientifique de notre pays. Continuez à produire une recherche utile, rigoureuse et orientée vers les besoins réels des populations », a-t-il lancé à leur égard.

Représentant de la FAO, Zoéwindé Henri-Noel Bouda a réaffirmé l’engagement de l’institution dans la promotion d’une alimentation saine et sécurisée. Il a rappelé que les maladies d’origine alimentaire continuent de peser lourdement sur les systèmes de santé et les économies, particulièrement en Afrique. Selon lui, les enfants de moins de 5 ans supportent 29% des conséquences avec 143 000 décès en 2021. «Notre continent africain continue de supporter une part particulièrement importante de ce fardeau», a-t-il déclaré.

Il a mis en avant le projet régional GCP/SFW/517/LUX financé par le Luxembourg, qui accompagne les pays d’Afrique de l’Ouest dans la surveillance des contaminants et la définition de plans nationaux de contrôle orientés vers les risques prioritaires. «Il est indispensable d’accompagner la formalisation progressive du secteur de l’alimentation de rue et de promouvoir de manière plus systématique les approches de contrôle fondées sur les risques afin de garantir à chaque citoyen l’accès à des aliments sûrs qui est une responsabilité collective », a-t-il ajouté.

Auteur: Bernadette Seynabou Faye
Publié le: Mercredi 24 Juin 2026

Commentaires (4)

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    Jean-le-fou il y a 3 heures
    Vous êtes vraiment marrants. Assurez d'abord une alimentation suffisante aux sénégalais. Après on peut parler de bouffe sûre ou de qualité.
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    Xeme il y a 2 heures
    Le Sénégal plaide pour, mais ne fait rien contre les huiles OGM de Macky Sall qui sont presque seules sur le marché. C'est là encore un autre crime que Macky Sall nous a laissé.
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    Fatigué il y a 1 heure
    Il y a des gens qui nous ont dit que les prix aller baisser et qu'il y aurait du travail et que la priorité était la jeunesse toujours rien mais il reste les pirogues......

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