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Réintégration de Sonko à l'Assemblée : "Juge Dème" explique pourquoi le Conseil constitutionnel ne peut se déclarer incompétent

Auteur: Youssouf SANE

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Réintégration de Sonko à l'Assemblée : "Juge Dème" explique pourquoi le Conseil constitutionnel ne peut se déclarer incompétent

Après la réintégration de Ousmane Sonko à l'Assemblée nationale et son installation à la tête de l'institution, des députés membres de l'opposition ont introduit un recours au niveau du Conseil constitutionnel. Ils dénoncent, dans leur requête, une une violation de la Constitution et du principe de la séparation des pouvoirs. Mais, beaucoup estiment que le Conseil pourrait se déclarer incompétent. Un avis que ne partage pas Ibrahima Hamidou Dème, communément appelé Juge Dème. Président du mouvement ETIC. Il a donné son avis dans ce texte que nous vous proposons ci-dessous.

"La saisine du Conseil constitutionnel par des députés de l'opposition relativement à la réintégration de M. Ousmane Sonko à l'Assemblée nationale soulève une question préalable décisive : celle de la compétence de la juridiction constitutionnelle.

Cette question est essentielle car elle engage directement la crédibilité de l'institution ainsi que sa fidélité à la conception de sa mission telle qu'elle l'a elle-même consacrée dans sa jurisprudence récente.

Pendant longtemps, le Conseil constitutionnel sénégalais a été critiqué pour sa tendance à adopter une lecture restrictive de ses compétences. Face à certaines crises institutionnelles, il lui a souvent été reproché de privilégier une approche formaliste consistant à se déclarer incompétent plutôt qu'à exercer pleinement son rôle de gardien de la suprématie de la Constitution.

Cette perception a toutefois été profondément bouleversée par la décision historique rendue le 15 février 2024 à propos du report de l'élection présidentielle.

Par cette décision, le Conseil constitutionnel a non seulement censuré une initiative qui menaçait gravement l'ordre constitutionnel, mais il a également procédé à une redéfinition particulièrement ambitieuse de sa propre mission. Il a alors affirmé avec force qu’« Au regard de l'esprit et de la lettre de la Constitution et de la loi relative au Conseil constitutionnel, le Conseil devait toujours être en mesure d'exercer son pouvoir régulateur afin de préserver l'intérêt général, l'ordre public, la paix, la stabilité des institutions et la continuité de leur fonctionnement. »

Au-delà de la solution retenue dans cette affaire, c'est ce principe consacré dans son considérant 19 qui mérite aujourd'hui toute notre attention.

Par cette affirmation solennelle, le Conseil a clairement revendiqué un rôle de régulateur du fonctionnement des institutions, rompant ainsi avec une jurisprudence excessivement restrictive de sa propre compétence.

Cette évolution était d'ailleurs déjà perceptible dans le considérant 7 de la même décision, où le Conseil avait affirmé :

« S'il est vrai que la Cour suprême est juge de l'excès de pouvoir des autorités exécutives, le Conseil constitutionnel, juge de la régularité des élections nationales, dispose d'une plénitude de juridiction en matière électorale (...). »

Cette motivation a été perçue par de nombreux observateurs comme un véritable revirement jurisprudentiel, voire comme une extension particulièrement audacieuse des pouvoirs du Conseil, justifiée par la nécessité de préserver l'intégrité du processus électoral et la stabilité institutionnelle.

Dès lors, il serait difficilement compréhensible que la juridiction qui s'est reconnue compétente pour apprécier des actes administratifs participant à la régularité d'une élection nationale se déclare aujourd'hui incompétente pour examiner une question touchant directement au statut d'un député et au régime constitutionnel des incompatibilités entre les fonctions gouvernementales et parlementaires.

Dans tout État de droit moderne, la jurisprudence constitue également une source du droit. Lorsqu'une juridiction suprême interprète la Constitution, définit l'étendue de ses pouvoirs ou précise les principes qui gouvernent son intervention, cette interprétation devient une référence normative destinée à guider les décisions futures.

La jurisprudence n'est certes pas immuable. Toute juridiction peut faire évoluer sa doctrine. Les revirements jurisprudentiels existent dans tous les systèmes juridiques. Mais ils demeurent exceptionnels et doivent être expressément justifiés. Ils ne peuvent être dictés par les circonstances politiques du moment ou par l'identité des personnes concernées.

C'est pourquoi la question posée aujourd'hui au Conseil constitutionnel est d'abord une question de cohérence.

Le principe affirmé le 15 février 2024 était-il un principe général destiné à guider durablement l'action du juge constitutionnel ou n'était-il qu'une solution circonstancielle destinée à répondre à une crise politique particulière ?

La réponse à cette question est déterminante.

Si le Conseil a véritablement entendu consacrer son rôle de régulateur du fonctionnement des pouvoirs publics, il lui sera difficile d'ignorer un litige qui porte directement sur l'organisation des institutions, sur le statut des parlementaires et sur l'application de règles constitutionnelles relatives à l'exercice du mandat électif.

L'article 92 de la Constitution dispose en effet que : « Le Conseil constitutionnel connaît de la constitutionnalité des lois. »

Or, le litige porte précisément sur l'interprétation et l'application de dispositions législatives et réglementaires relatives au mandat parlementaire, lesquelles doivent nécessairement être appréciées à la lumière de la Constitution.

La question concerne l'interprétation de règles qui participent directement à l'équilibre institutionnel voulu par la Constitution. Elle touche aux rapports entre le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif. Elle interroge le régime des incompatibilités ainsi que les conditions d'exercice du mandat parlementaire.

Autrement dit, elle concerne précisément le fonctionnement régulier des institutions de la République.

Or c'est précisément dans ce domaine que le Conseil constitutionnel a revendiqué en 2024 une responsabilité particulière.

Dès lors, une déclaration d'incompétence donnerait le sentiment que le principe consacré en 2024 n'était applicable que dans certaines circonstances et qu'il pouvait être écarté lorsque les enjeux politiques deviennent différents.

Une telle approche fragiliserait l'autorité même de la jurisprudence constitutionnelle."

Auteur: Youssouf SANE
Publié le: Jeudi 11 Juin 2026

Commentaires (39)

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    Verite il y a 2 semaines
    Vraimentce gars est un aigri. Comment peut-il s'acharner contre Sonko contre Sonko a ce point? Pour qui travaille t-il?
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    Le Droit s'entretient il y a 2 semaines
    Toujours ce Juge qui a bcp désappris depuis qu'il est devenu Politicien de seconde zone. On n'influence pas les grands Juges pratiquant de la Cour Constitutionnelle.
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    Observateur il y a 2 semaines
    Apparemment, tu n’as pas lu le brillant texte du juge qui est appelle à la cohérence jurisprudentielle du Conseil constitutionnel
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    Juriste il y a 2 semaines
    Clair et rigoureux. Merci juge Deme
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    Citoyen il y a 2 semaines
    Comment pouvez-vous juger des gens sans avoir compris le sens de son texte.A force de semer la haine vs êtes de plus en plus détesté
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    Ndey Diagne il y a 2 semaines
    La jurisprudence sur lé report de l’élection présidentielle ne peut plus être ignorée par le Conseil constitutionnel. En 1ere année de droit, on nous apprend que la jurisprudence est source de droit
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    Thiam juriste il y a 2 semaines
    À chaque fois qu’il y’a un débat sur la justice, j’ai hâte de le lire. Parfois je suis d’accord avec lui, parfois non. Mais ces arguments sont toujours intéressants et pédagogiques.
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    Maitre il y a 2 semaines
    Magister dixit. Le maître a parlé. Clair, net et précis
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    REWMI il y a 2 semaines
    Un ethnocentriste comme thierno alsane . Pourtant aissata tall a dit le contraire de ce que tu dis. Vous croyiez que sans Sonko,vous seriez devenus quelque chose alors que non. dous nguén massa técki dara
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    PN il y a 2 semaines
    @Observateur  Un ethnocentriste comme thierno alsane . Pourtant aissata tall a dit le contraire de ce que tu dis. Vous croyiez que sans Sonko,vous seriez devenus quelque chose alors que non. dous nguén massa técki dara
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    Jule il y a 2 semaines
    Je ne sais pas ce que le Conseil dira ou fera mais Juge Deme a bien raison de dire que les juges du Conseil ne peuvent pas se déclarer incompétent
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    Maa il y a 2 semaines
    C'est pas toi qui avait récemment saisi le conseil constitutionnel ? Tu était pourtant sûr qu'il allait se prononcer.
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    SDD il y a 2 semaines
    Encore le petit juge. les grands esprits parlent des principes, les esprits moyens parlent des évènements, les petits esprits (juge déme) parlent des individus (Sonko)
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    Citoyen il y a 2 semaines
    Je pense les noms entre parenthèses ne sont pas à leur place respectives
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    Principe il y a 2 semaines
    Apparemment bcp de partisans de Sonko perd leur esprit de discernement quand on parle des affaires du pays.Votre jugement colle bcp plus à Sonko
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    Ignorant il y a 2 semaines
    Le gars n’est pour ou contre personne. Il est pour le respect de la loi et de la constitution !!!!
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    Ff il y a 2 semaines
    La vérité et l’honnêteté ont foutent Vraiment le camps du Sénégal. Il a un raisonnement juridique solide. Le gars disait NON avant Sonko et continuera certainement à dire non après Sonko
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    Drug il y a 2 semaines
    Tous ces aigris sont prets pour influencer la justice. Mais c est une perte de temps Ils s opposent a Sonko la personne, Ils n ont rien a proposer aux senegalais. Toujours dou mbock 😂
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    Lucide il y a 2 semaines
    Vous confondez haine et rejet. A force de juger les gens négativement vs finissez par vs isolez
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    Mass il y a 2 semaines
    Je ne sais pas mais les arguments qu’il avance sont solides
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    Lamine il y a 2 semaines
    Solides? Tu es dans quel monde toi. Mon fils de 6 ème lycée m.a dit Papa les lois sont claires. Bon quand on devient politicien on.est plus honnête
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    Citoyen il y a 2 semaines
    Ce qui fait avancer les grandes nations passe par les débats d'idées et ça commence au sein des gens de même parti.Sur ce sujet Pastef a fauter gravement en forçant l'installation de Sonko a l'assemblée nationale, maintenant que le conseil constitutionnel se déclare ou pas sur l'avis ça c'est autre chose. A côté de cela notre culture donne bcp plus de valeur a la parole qu'à l'écrit,dire devant la télévision nationale et devant l'assemblée que vs venez démissionner et que après vouloir le contraire avec l'appui de ses propres partisans c pas digne d'un dirigeant d'autant plus qui se réclame d'un honnête musulman.
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    Cheikh Diop il y a 2 semaines
    Je suis patriote et Pastef jusqu’à la moelle épinière mais croyez moi, je respecte mille fois plus Juge Deme que les nombreux hypocrites qui ont été nous ou qui sont encore avec nous juste pour être maires ou députés. De Yewwi Askzn Wi à APTE nak. Juge Deme mome il est constant dans son opposition
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    Karim Sénégal il y a 2 semaines
    Je partage votre avis,à force de penser qu’il suffit de crier tout haut qu’on aime Sonko ou l’afficher partout fait de vous un bon patriote finira par être le vrai cheval de Troie qui détruire le parti
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    Sapol il y a 2 semaines
    Revoilà le petit juge. Dème, repose toi un peu, car Monsieur Sonko n'est pas ton égal.
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    Ddiouf il y a 2 semaines
    Que Sonko soit dans l'assemblée ou pas, toutes les sangsues du peuple seront démasquées et réduites au néeant. Le peuple souverain en a plus que ras le bol de se faire arnaquer par une bande de politiciens, d'hommes d'affaires et de justice. La force reviendra au peuple par tous les moyens légaux.
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    Citoyen il y a 2 semaines
    Tant que on réfléchit avec le cœur on passe à côté de l’essentiel.
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    Probleme il y a 2 semaines
    C'est Aissata Tall qui a tout gache' La il va rendre la tache du conseil constitutionnel beaucoup plus difficile. Elle n'avait pas a faire cette declaration. je sais qu'elle voulait juste activer le president de la republique a agir. Voila le vrai probleme en ce moment !!!
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    Ok il y a 2 semaines
    Ils tremblent tous devant Sonko
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    Xeme il y a 2 semaines
    Après le succès de Sonko à Dakar Arena, la nouvelle ligne de communication lancée (par Madiambal) contre Pastef, c'est: "Diomaye restructure sa coalition avec de nouvelles nominations débauchées de Pastef, pendant que Pastef se divise (des taupes auraient été identifiées, El Malick regretterait d'avoir démissionner, etc ). Je vous avais dit que Diomaye va bientôt bénéficier de leurs montages mensongers. Un rappel des mensonges célèbres de Madiambal depuis 26 ans. - Karim Wade arrêté au Maroc avec un avion rempli de drogue. Quand le Maroc dément, Madiambal persiste que c'est pour protéger le gosse. Karim avait la particularité de porter plainte et gagner ses procès contre eux (Madiambal, Abdou Latif, Jules Diop) au Sénégal, en France et au Canada. Madiambal rouspétait que Karim passait sa vie à porter plaintes.. - Wade a payé des limousines aux juges du Conseil Constitutionnel. Il y a surtout la douleur que ce mensonge a fait au défunt juge Sonko. La veuve ne pouvant le supporter est allée rencontrer Madiambal pour lui signifier la souffrance que ses mensonges font vivre à d'honnêtes personnes, Madiambal a persisté par un autre article. Le mensonge persistant de Madiambal sur les juges du CC a fait l'objet d'un film documentaire du journaliste Amadou Diaw, titré "Conseil Constiturionnel: les carnets secrets. Comprenant ce que ce film pouvait faire à la révélation de sa nature, Madiambal publia un autre texte: "Dieu ait l'âme du juge Sonko ". Toujours persister dans le mensonge, et ne jamais avouer ou rectifier ou s'excuser. C'est exactement la stratégie qu'il a avoué en direct à la télé quand il a perdu le procès contre la propriétaire du terrain sur lequel il avait construit. Il avait dit qu'il fera autant de recours qu'il faut à chaque fois que la dame gagnera un procès. Et il sait qu'elle gagnera toujours parce que c'est son terrain. Mais, pour l'emmerder, il a même conseillé à ses héritiers, au cas où il quitterait ce monde, de continuer à emmerder la dame devant la justice. Et quand il épuisera tous ses moyens de recours durant des années, alors il va démolir ce qu'il a construit. Juste pour le plaisir de faire souffrir un humain. Et à noter que c'est un encouragement à ses enfants d'imiter sa méchanceté gratuite. - Lors des élections de 2019, Madiambal a porté le mensonge des milliards de Tullow Oil acquis par Sonko. Quand Tullow Oil dément, Madiambal persiste, comme d'habitude. C'est le seul mensonge que j'ai vu Madiambal porter pour finir par un aveu. Pas exactement l'aveu du mensonge. Mais quand Macky (pour le compte duquel il devait détruire Sonko ) a eu son 2e mandat, Madiambal avoua que Sonko est un politicien avec qui il faudra compter, qu'il a de l'avenir, que Macky ferait une erreur de ne pas tenir compte de lui. - A la suite de la saisine du CC par l'opposition sur le retour de Sonko a l'assemblée, Madiambal inventa une rencontre entre ce dernier et un juge du CC. Malheureusement, le juge qu'il a choisi est hors du Sénégal. Et lorsque Maimouna Ndour Faye lui rappelle ce fait, l'absence du juge, ils s'emporte et menace. Toujours la même persistance dans le mensonge, même si il n'a plus aucune possibilité de crédit. - Le dernier mensonge est celui de la fissure de Pastef, des regrets de El Malick. Mais aussi, ne pas oublier les mensonges du contrat d'armements de Ndeye Khady Ndiaye, le programme de coup d'état de Sonko contre Diomaye dont Gl Birame Diop détiendrait le dossier sur sa table, la démission de Sonko du Pastef parce Diomaye détient sur lui un dossier sur l'homosexualité, et j'en passe. Si j'ai rappelé toute cette liste des mensonges de Madiambal, et Dieu sait qu'il y en a 100 autres, c'est pour tenter de faire comprendre ce qui suit. Madiambal n'a qu'un pouvoir, celui de nuisance. Tout ce qu'il sait faire c'est détruire. Et dans le monde politique (sans éthique) cela fait gagner de l'argent. Tu paies, il détruit ton adversaire. Ou bien, tu paies pour qu'il t'épargne de sa destruction. Et il le fait par le mensonge, depuis plus de 26 ans. Mais pourquoi par le mensonge, par le mensonge persistant ? C'est parce que le mensonge a un pouvoir. Un pouvoir malsain. C'est pourquoi le croyant n'en a pas besoin. Mais ça, c'est le croyant. Dieu créa Adam, l'installa au Paradis, et lui interdit la consommation des pommes de l'arbre. Satan débarqua pour lui dire: "Tu sais pourquoi Dieu t'a interdit la consommation de la pomme ? Parce que si tu en consommes, tu deviendra un dieu comme Lui, tu n'auras plus besoin de rien ". Adam consomma la pomme et perdit tout. Qu'est-ce qui peut transformer une créature en dieu. Rien. Ça n'existe pas. C'était donc un mensonge de Satan, mais qui a eu le pouvoir de faire chuter Adam. C'est ce pouvoir du mensonge qu'un Madiambal ne s'interdit pas pour atteindre ses objectifs. Et ceux qui le relaie ne le font pas parce qu'ils ignorent qu'il ment. Non, ils le relaient parce qu'ils mènnt le même combat. Quant à ceux qui le lisent, eux aussi ne le croient pas. Mais là, c'est plus compliqué. Une régularité avec Madiambal vous habitue à la drogue. Le mensonge est une drogue. Or la drogue est un plaisir éphémère. Relisez Baudelaire, "Les Fleurs du Mal ". Un plaisir court. Vous en sortez pour retrouver la réalité devant vous. Amère. Et il faut encore replonger dans le plaisir. Et ainsi de suite. Par exemple, Madiambal vous habitue à l'attente d'une chute de Sonko. Il ne chute pas. Cela vous fait mal. Madiambal se charge de vous fournir régulièrement des preuves (fausses ) de sa chute. Chaque fausse preuve vous donne un court plaisir. Parce que dans l'heure qui suit, vous découvrez que c'est faux. Mais vous êtes déjà accro. Demain, vous revenez, pour une autre dose. Vous finissez par parfaitement comprendre que ce sont des mensonges, mais ils ont fini par vous plaire. NB: Et si je vous disais que ainsi il est entrain d'utiliser votre énergie ? Non. Là ce serait trop compliqué pour les fanatisés de la secte APR. Je ne m'y avance pas.
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    LE PENSEUR il y a 2 semaines
    "On ne peut pas crier à l'incendie quand c'est soi-même qui tient l'allumette." Monsieur Dème, vous nous faites un beau cours de droit constitutionnel — très élégant, très académique. Mais permettez-nous de vous poser une question simple que votre long texte évite soigneusement : Si Sonko était vraiment incompatible avec son mandat de député, comment a-t-il pu : Être candidat à l'élection présidentielle de 2024, etre tête de liste aux élections législatives et voter lors de ces mêmes élections Aucune institution ne l'a arrêté à ce moment-là. Aucun recours. Aucune incompatibilité soulevée. Aujourd'hui, Sonko est Président de l'Assemblée nationale — et subitement, l'incompatibilité devient urgente ? Le Conseil constitutionnel doit absolument se saisir ? Où étiez-vous pendant tout ce temps, Monsieur le Juge ? Votre argument juridique ne tient pas face à un fait élémentaire : on ne peut pas laisser quelqu'un participer à toutes les étapes d'un processus démocratique, puis crier à l'inconstitutionnalité quand il en sort victorieux. C'est ça, la vraie manipulation de masse — habiller la politique en langage juridique pour tromper le peuple. "Le lion ne se retourne pas quand un petit chien aboie." Sonko avance. Le Sénégal avance. Vos recours tardifs n'arrêtent pas l'histoire — ils révèlent simplement vos peurs.

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