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Campagne agricole 2026-2027 : L’ICAS dénonce l’absence de la filière cajou des mesures de soutien du conseil interministériel

Auteur: seneweb news

Campagne agricole 2026-2027 : L’ICAS dénonce l’absence de la filière cajou des mesures de soutien du conseil interministériel

Campagne agricole 2026-2027 : L’ICAS dénonce l’absence de la filière cajou des mesures de soutien du conseil interministériel

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L’Interprofession cajou du Sénégal (ICAS) dénonce l’absence de mesures spécifiques en faveur de la filière anacarde dans les décisions du Conseil interministériel consacré à la campagne de commercialisation agricole 2026-2027, tenu le 22 octobre dernier.

Par la voix de son président, Boubacar Konta, elle appelle le Gouvernement à corriger cette omission et à prendre des engagements concrets pour soutenir les producteurs et les opérateurs.

Sur les vingt décisions annoncées à l’issue de cette rencontre, plusieurs filières agricoles, dont l’arachide, le coton, le maïs, le riz, les produits horticoles, le mil et le sésame, bénéficient de dispositions spécifiques. Le cajou, lui, n’est explicitement mentionné dans aucun dispositif dédié au financement, à la commercialisation ou à l’amélioration de la productivité.

Une situation que l’ICAS juge incompréhensible au regard du poids économique et social de l’anacarde. L’interprofession estime que cette absence traduit une prise en compte insuffisante de la filière dans les arbitrages publics et demande au Premier ministre de revoir les mesures retenues.

Certes, certaines dispositions générales concernant le financement, la recherche ou le stockage pourraient profiter aux acteurs du cajou. Mais, selon l’ICAS, aucun engagement ne précise les moyens qui leur seraient réservés, les conditions d’accès aux dispositifs ou encore le calendrier de leur mise en œuvre.

Un poids économique considérable

L’importance de la filière anacarde est pourtant documentée. Dans une dépêche publiée le 8 mai 2026, l’Agence de presse sénégalaise (APS) rapporte les chiffres présentés par Djibril Diop, directeur de cabinet du secrétaire d’État chargé des Coopératives et de l’Encadrement paysan. Le secteur compte environ 130 000 producteurs, couvre près de 300 000 hectares et a généré quelque 92 milliards de francs CFA de revenus en 2023.

Au-delà de ces chiffres, le cajou fait vivre de nombreuses familles et alimente toute une chaîne d’activités comprenant la collecte, la transformation, le transport, le stockage et l’exportation. Il constitue notamment un levier économique important en Casamance et contribue aux activités des femmes et des jeunes.

L’ICAS rappelle également que les opérateurs de la filière participent aux ressources publiques à travers les prélèvements liés à leurs activités. Elle estime que cette contribution doit s’accompagner d’un soutien public clairement défini et adapté aux besoins du secteur.

La productivité et le financement au cœur des difficultés

La faiblesse des rendements constitue l’un des principaux défis de la filière. Selon le Conseil international consultatif du cajou, la productivité moyenne au Sénégal se situe entre 300 et 350 kilogrammes par hectare.

Pour améliorer ces performances, l’ICAS plaide pour un programme de renouvellement et d’entretien des vergers, la diffusion de plants performants, ainsi qu’un renforcement de la recherche et du conseil agricole.

L’interprofession évoque également les difficultés de trésorerie rencontrées par certains opérateurs et le poids de leurs encours bancaires. Elle demande un examen concerté de ces situations avec les établissements financiers, afin de trouver des solutions tenant compte des cycles de production, de collecte et de transformation.

À titre de comparaison, le relevé des décisions du Conseil interministériel prévoit la confirmation d’une enveloppe de soutien de cinq milliards de francs CFA pour le coton, ainsi que le paiement d’une subvention de 50 francs CFA par kilogramme due aux riziers. Pour l’ICAS, les besoins du cajou doivent, eux aussi, faire l’objet de mesures précises et financées.

Des initiatives existantes, mais un soutien à renforcer

L’ICAS ne nie pas les efforts déjà engagés en faveur de l’anacarde. Le Programme national de développement des agropoles faisait notamment état, en juin 2025, de distributions de plants améliorés, de réhabilitations de plantations et de formations destinées aux acteurs du secteur.

Mais, pour l’interprofession, ces initiatives doivent se traduire par une politique nationale plus cohérente, couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur. Elle interpelle ainsi les ministères chargés de l’Agriculture, de l’Industrie, du Commerce et des Finances afin que leurs interventions débouchent sur des engagements concrets.

L’ICAS récuse également l’idée selon laquelle les attentes de la filière pourraient être prises en charge exclusivement dans le cadre d’un plan consacré à la Casamance. Si cette région occupe une place importante dans la production, l’anacarde est également cultivé dans d’autres zones, notamment à Fatick. Son financement, sa transformation et ses exportations constituent donc, selon l’interprofession, des enjeux qui dépassent le cadre régional.

L’ICAS réclame des mesures correctives

Face à cette situation, l’Interprofession cajou du Sénégal demande l’inscription explicite de la filière dans les dispositifs de la campagne agricole 2026-2027. Elle réclame notamment un financement adapté, un programme d’amélioration de la productivité et un accompagnement renforcé de la transformation locale.

Elle souhaite également un traitement concerté des difficultés bancaires, un accès effectif aux garanties et aux mécanismes de soutien public, ainsi que la tenue d’une réunion interministérielle associant les acteurs de la filière.

L’objectif est d’aboutir à des engagements chiffrés, assortis de responsables désignés et d’échéances précises.

Par la voix de son président, Boubacar Konta, l’ICAS appelle ainsi le Gouvernement à accorder au cajou une place à la hauteur de sa contribution à l’économie sénégalaise. Pour l’interprofession, les efforts des producteurs et des opérateurs doivent se traduire par un accompagnement public équitable et adapté aux réalités de la filière.

⚡ Résumé express généré par IA, vérifié par la rédaction
- L’ICAS dénonce l’absence de mesures spécifiques pour la filière cajou dans les décisions du Conseil interministériel sur la campagne agricole 2026-2027, tenu le 22 octobre. - Sur les vingt décisions annoncées, l’arachide, le coton, le maïs, le riz, les produits horticoles, le mil et le sésame bénéficient de dispositions spécifiques, mais le cajou n’est explicitement mentionné dans aucun dispositif dédié. - L’ICAS demande au Gouvernement, notamment au Premier ministre, d’inscrire explicitement la filière dans les dispositifs de la campagne, avec un financement adapté, un programme d’amélioration de la productivité et un accompagnement de la transformation locale.
Auteur: seneweb news
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Commentaires (3)

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📈 En hausse : Mbaye SENE (1 👍)
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    Galsen il y a 1 semaine
    Les Sénégalais ne connaissent que la campagne arachidiére depuis l'époque coloniale
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    Mor il y a 1 semaine
    Une filière au potentiel extraordinaire ! Les ivoiriens eux ont bien compris.
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    Serigne Bassirou il y a 1 semaine
    Mais est-ce que le Directeur de l'Horticulture a participé à ce Conseil Interministériel ? SI oui, alors il ne maîtrise pas son secteur. Car comment ignorer la filière anacarde avec son énorme potentiel quand il s'agit de réfléchir sur la campagne de commercialisation agricole 2026-2027 ?

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