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Le Sénégal est assis sur des braises : faisons attention avant qu'il ne soit trop tard (Par El Hadji Malick DJITTÉ, Président du Mouvement ÉLAN)

Auteur: El Hadji Malick DJITTÉ

Le Sénégal est assis sur des braises : faisons attention avant qu'il ne soit trop tard (Par El Hadji Malick DJITTÉ, Président du Mouvement ÉLAN)

Le Sénégal est assis sur des braises : faisons attention avant qu'il ne soit trop tard (par Par El Hadji Malick DJITTÉ, Président du Mouvement ÉLAN )

Le Sénégal traverse un moment de tension politique et institutionnelle qui appelle lucidité, responsabilité et dépassement de soi. Le deuxième rejet en commission du projet de loi de finances rectificative (LFR) 2026 n’est pas un simple incident parlementaire. Il révèle une fracture qui, si elle persiste, pourrait fragiliser davantage la situation économique et sociale du pays.

Le Sénégal est assis sur des braises. Et lorsque les braises couvent, le devoir des responsables politiques n’est pas d’attiser le feu, mais de l’éteindre avant qu’il ne devienne un incendie national.

Derrière les débats budgétaires, il y a des Sénégalais qui attendent leurs bourses, des familles qui dépendent des dispositifs de protection sociale, des entreprises qui réclament le paiement de leurs créances et des populations qui attendent des infrastructures essentielles. Il y a aussi des engagements financiers internationaux, des programmes de sécurité et de défense, ainsi que des projets structurants comme l’assainissement de Touba.

Le blocage de la LFR ne peut donc être considéré comme une simple confrontation entre l’Exécutif et le Parlement. Il engage directement les intérêts des populations et la crédibilité de nos institutions.

Le consensus plutôt que l’affrontement

Dans une démocratie, le désaccord est légitime. Le Parlement a le droit et le devoir de contrôler l’action du Gouvernement. L’Exécutif, quant à lui, doit expliquer ses choix, justifier ses orientations et écouter les préoccupations des représentants du peuple.

Mais le désaccord démocratique ne saurait devenir une impasse permanente.

Le Gouvernement et les députés doivent aujourd’hui faire preuve de responsabilité et rechercher un compromis autour de l’essentiel : préserver les services publics, soutenir l’économie nationale et protéger les populations les plus vulnérables.

Le vote de la LFR doit être l’occasion d’un dialogue sincère, sans calcul partisan ni volonté d’humiliation. Il ne s’agit pas pour une partie de capituler devant l’autre, mais de trouver une solution qui permette au pays d’avancer.

Le consensus n’est pas une faiblesse politique. C’est une preuve de maturité et de patriotisme.

L’urgence sociale doit primer sur les calculs politiques

L’État doit plus de 300 milliards de FCFA au secteur privé national, selon les chiffres avancés. Cette situation fragilise particulièrement les PME, les entreprises du BTP et les fournisseurs, avec des conséquences directes sur l’emploi et les revenus des ménages.

À cela s’ajoutent les incertitudes sur les financements extérieurs, notamment le programme envisagé avec le Fonds monétaire international, ainsi que les besoins de financement des politiques sociales, de sécurité et d’infrastructures.

Dans ce contexte, prolonger le blocage budgétaire reviendrait à faire supporter aux populations le coût d’un désaccord institutionnel dont elles ne sont pas responsables.

L’intérêt national commande donc de privilégier le dialogue, la concertation et la recherche d’un accord raisonnable.

Les solutions d’urgence : nécessaires, mais pas comme premier choix

Si le dialogue échoue et que le blocage persiste, l’État ne pourra rester indéfiniment dans l'immobilisme.

La Constitution et la loi organique relative aux lois de finances prévoient des mécanismes permettant de préserver la continuité de l’action publique. Le recours aux décrets d’avance, dans les conditions légales et pour des dépenses urgentes, pourrait notamment permettre de répondre à certains besoins impérieux.

D’autres instruments constitutionnels existent, notamment le vote bloqué ou l’engagement de la responsabilité du Gouvernement. Ils doivent être envisagés avec discernement, en mesurant leurs conséquences politiques et institutionnelles.

Toutefois, les mécanismes d’urgence ne doivent pas devenir un substitut au dialogue démocratique. Ils doivent rester des solutions de dernier recours, mobilisées lorsque toutes les voies raisonnables de compromis ont été épuisées.

Si le blocage devient insurmontable, redonner la parole au peuple

Si, malgré les efforts de concertation, l’Assemblée nationale demeure durablement incapable de permettre l’adoption des textes indispensables au fonctionnement de l’État, une question devra être posée : peut-on continuer à gouverner efficacement avec une institution parlementaire enfermée dans une impasse politique ?

Dans une telle hypothèse, la dissolution de l’Assemblée nationale, prévue par l’article 87 de la Constitution dans les conditions qu’il fixe, pourrait constituer une issue démocratique.

Elle permettrait de retourner devant les électeurs afin qu’ils expriment leur volonté et donnent au pays une nouvelle majorité capable de faire fonctionner les institutions.

La dissolution ne doit cependant être ni une menace ni une arme de représailles. Elle doit être envisagée comme une ultime réponse à un blocage persistant, après l’échec des tentatives sérieuses de dialogue et de compromis.

Car, en démocratie, lorsque les représentants du peuple ne parviennent plus à trouver une voie de sortie, le peuple demeure le souverain.

Le Sénégal avant les partis, les populations avant les postures

L’heure n’est pas aux surenchères. Elle est à la responsabilité.

Le Président de la République, le Gouvernement et les députés ont chacun une obligation envers la Nation : celle de préserver la stabilité institutionnelle, la continuité de l’État et les intérêts des citoyens.

Le Sénégal n’a pas besoin d’une victoire politique obtenue au prix de la paralysie de ses institutions. Il a besoin d’un accord, d’une vision partagée et d’une volonté commune de servir les populations.

Avant les solutions d’urgence, le consensus. Avant l’affrontement, le dialogue. Et si l’impasse devient irréversible, il est à envisager la dissolution de l'Assemblée Nationale et remettre la parole au peuple.

El Hadji Malick DJITTE

Juriste, Banquier

Président Mouvement Politique ELAN

⚡ Résumé express généré par IA, vérifié par la rédaction
- Le deuxième rejet en commission du projet de loi de finances rectificative (LFR) 2026 révèle une fracture pouvant fragiliser la situation économique et sociale du pays. - L'État doit plus de 300 milliards de FCFA au secteur privé national, fragilisant les PME, les entreprises du BTP et les fournisseurs. - En cas de blocage persistant, la dissolution de l'Assemblée nationale, prévue par l'article 87 de la Constitution, pourrait constituer une issue démocratique.
Auteur: El Hadji Malick DJITTÉ
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Commentaires (21)

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    Avis il y a 9 heures
    Tu es à la recherche d’un décret ?
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    Anta il y a 6 heures
    En démocratie c'est la majorité qui dirige, pas un individu qui s'isole avec à ses alentours un conglomérat d'intérêts représenté par des aventuriers de dernières heures à la recherche du profit
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    Aïda il y a 5 heures
    @Anta  L'essentiel c'est que cet individu soit du côté des gouvernés et prêt à défendre son pays
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    Zeum il y a 9 heures
    C est Diomaye avec ses comploteurs traîtres qui veulent amerder les sénégalais, il a trahis nos voix, nos votes. Etc...
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    Pape il y a 8 heures
    Contribution pertinente comme d'habitude. Ce Monsieur est toujours pertinent dans ses sorties
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    Pape il y a 6 heures
    Merci pour ce message citoyen et engagé, la priorité devrait être à l'égard de la population et non sur les intérêts personnels
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    Iso il y a 9 heures
    Rien ne se passera ,car Le Président a tous les leviers pour faire passer sa LFR par décret. Ce soit disant président de l’AN s’agrippe sur cette loi pour que Le PR lui parle personnellement,mais cela n’arrivera pas.Ce pays va avancer sans aucun problème. Donc arrêtez de dire des braises ou des blocages .Vous verrez que tout va se passer comme lettre à la poste ,en attendant de dissoudre cette foutue AN juste après le 2 décembre inchallah
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    Ngor Jegaan Juuf il y a 8 heures
    C'est ton cœur qui parle plutôt que la raison. Diomaye ne va organiser aucune élection dans l'atmosphère politique actuelle où il n'est même pas certain de disposer d'un groupe parlementaire.
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    Awa faye il y a 8 heures
    Excellent
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    Ibra fall il y a 8 heures
    Bien dit
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    Absa thiam il y a 8 heures
    Braise kay wawaw. Ce pays va mal.
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    Souley il y a 8 heures
    Un Monsieur que je connais bien. Nous habitions ensemble à Pikine au temps qu'il était étudiant. Il a été toujours impactant.
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    Monsieur il y a 8 heures
    Merci Monsieur. Bien dit
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    KZST il y a 6 heures
    Bien dit President ce que nos institutions vivent actuellement est pathétique et votre position montre bien votre engagement pou Le changement de paradigmes.
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    Pape diouf il y a 5 heures
    Merci Président. Elan partout et pour tous les Sénégalais
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    Isma il y a 5 heures
    Merci
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    Coumba il y a 5 heures
    En phase
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    Penda seck il y a 5 heures
    Message instructif et responsable. Une belle contribution. C'est ce qu'on attend des politiques
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    ziar il y a 5 heures
    le pays est assis sur un president par erreur qui a trahi tout un peuple c est exactement ca ce qui passe actuellement au senegal c est diomaye qui a menti au peuple senegalais il a trahi son serment a ntrahi son mentor ousmane sonko en definitive c est la traitise de diomaye qui a ete a l origine de tout ca basta
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    ibrahima djite il y a 1 heure
    analyse qui met en relief la dualité au sommet de l etat.
    le peuple sur l autel des sacrifices

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