News Feed
Jeudi 5 novembre 2026
à Dakar
Close icon
Se connecter

Lettre ouverte à Monsieur le Président de la République, Président en exercice de la CEDEAO (par Sanou Dione)

Auteur: Sanou Dione

Lettre ouverte à Monsieur le Président de la République, Président en exercice de la CEDEAO (par Sanou Dione)

Lettre ouverte à Monsieur le Président de la République, Président en exercice de la CEDEAO (par Sanou Dione)

Objet : respect du protocole additionnel de la CEDEAO

Monsieur le Président,

En ma qualité d’ancien député de la République et au nom de l’attachement profond que je porte aux valeurs démocratiques et à la stabilité de notre pays, je me permets de vous adresser la présente lettre pour attirer respectueusement votre attention sur l’impératif du strict respect du Protocole additionnel de la CEDEAO relatif à la démocratie et à la bonne gouvernance, ainsi que des dispositions constitutionnelles et électorales nationales.

Les élections locales, qui doivent se tenir au plus tard le 23 janvier 2027, constituent une étape essentielle pour la consolidation de la décentralisation, la légitimité des autorités locales et l’expression politique des citoyens, en particulier des jeunes. Toute initiative visant à reporter ces échéances risquerait d’affaiblir la confiance publique, d’exacerber les tensions et de compromettre notre crédibilité régionale. En votre qualité de Chef de l’État et de Président en exercice de la CEDEAO, votre rôle est décisif pour garantir la pleine observance des engagements régionaux et la protection du calendrier électoral national.

Pour mémoire et pour étayer respectueusement ma demande, je rappelle les dispositions suivantes :

Protocole additionnel de la CEDEAO relatif à la démocratie et à la bonne gouvernance : les articles pertinents affirment l’obligation des États membres de promouvoir et de respecter les principes démocratiques, notamment la tenue d’élections libres, transparentes et inclusives, la protection des droits civils et politiques, ainsi que la prévention de toute modification unilatérale du calendrier électoral susceptible de compromettre la légitimité des processus démocratiques. Ces dispositions constituent un cadre régional qui engage la responsabilité collective des États membres et la vigilance particulière du Président en exercice de la CEDEAO.

Constitution de la République du Sénégal : les articles consacrés aux principes de la souveraineté nationale, à la tenue périodique des élections et à la décentralisation (notamment les dispositions conférant aux collectivités locales leur légitimité au travers d’élections régulières) établissent l’obligation constitutionnelle de garantir des échéances électorales organisées dans le respect du droit.

Code électoral sénégalais : les dispositions qui régissent l’organisation des scrutins, l’inscription sur les listes électorales et la compétence des autorités administratives en matière d’enregistrement illustrent les mécanismes juridiques disponibles pour assurer l’inclusion des électeurs, notamment des jeunes, et la publicité des opérations électorales.

À la lumière de ce cadre juridique, je formule respectueusement les demandes et propositions concrètes suivantes :

Confirmer publiquement l’engagement du Gouvernement à maintenir la tenue des élections locales au plus tard le 23 janvier 2027 et s’abstenir de toute décision de report qui ne reposerait pas sur des raisons impérieuses, explicites et conformes au droit national et aux standards régionaux ;

Veiller à l’application intégrale des dispositions du Protocole additionnel de la CEDEAO en matière d’élections inclusives, de respect des libertés publiques et de séparation des rôles entre autorités civiles et forces de sécurité ;

Ordonner, sans délai, la mise en place des mesures opérationnelles nécessaires pour faciliter l’inscription des jeunes électeurs sur le fichier électoral : campagnes d’information ciblées dans les lycées, universités et centres de formation ; prolongation raisonnable et transparente des délais d’enregistrement si nécessaire ; déploiement d’unités mobiles d’inscription dans les zones rurales et défavorisées ; et simplification des pièces administratives exigées lorsque celles‑ci sont disproportionnées ;

Garantir la neutralité et la transparence des organes chargés du fichier électoral et de l’organisation des opérations d’inscription en favorisant la présence d’observateurs indépendants, d’organisations de la société civile et de délégations de la CEDEAO ;

Mettre en place un mécanisme public et périodique de suivi des mesures prises pour l’inscription des jeunes et la préparation des élections (rapports bimensuels diffusés aux parties prenantes), afin d’assurer responsabilité, visibilité et confiance auprès des citoyens et de nos partenaires régionaux ;

Promouvoir un dialogue politique inclusif et préventif entre les autorités nationales, les partis politiques, la société civile et les organisations de jeunesse, en fixant un calendrier de rencontres publiques et territoriales dans les semaines à venir.

Monsieur le Président, la tenue effective et régulière des élections locales dans le calendrier fixé est un gage de stabilité politique, de bonne gouvernance et de confiance publique. Veiller à l’inscription massive et ordonnée des jeunes électeurs renforcera la représentativité de nos institutions et contribuera à la paix sociale. Votre leadership, à la fois national et régional, peut et doit jouer un rôle déterminant pour prévenir toute remise en cause du calendrier électoral et pour assurer que le Sénégal demeure un acteur exemplaire dans le respect des engagements de la CEDEAO.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de ma haute considération.

Sanou Dione

Ancien député 9ème et 14ème Législature

⚡ Résumé express généré par IA, vérifié par la rédaction
- L'ancien député Sanou Dione demande au Président de la République, en tant que Président de la CEDEAO, de garantir le respect du Protocole additionnel de la CEDEAO et du calendrier électoral, avec des élections locales prévues au plus tard le 23 janvier 2027. - Il propose des mesures concrètes, notamment la confirmation publique de la tenue des élections, des campagnes d'inscription pour les jeunes électeurs, la neutralité des organes électoraux, et un dialogue politique inclusif. - Il rappelle les cadres juridiques pertinents, incluant le Protocole de la CEDEAO, la Constitution sénégalaise et le Code électoral, pour prévenir tout report compromettant la légitimité démocratique.
Auteur: Sanou Dione
Publié le:
Mis à jour le:

Commentaires (14)

Trier par :
  • avatar
    Le véridique ⭐ Top commentaire il y a 2 mois
    Père talougnou élections instant yi les voleurs de nos 37 milliards la gnou beugue leeral bé paré
  • avatar
    free il y a 2 mois
    Le pays a atteint une situation de crise jamais connue dans l'histoire politique du pays. C'est la plus grave crise de puis l'affaire Senghor Mamadou Dia. Autant Dia avait trahi Senghor en lorgnant sa place, autant Sonko a trahi Diomaye en cherchant à l'orgner sa place. Ce coup d'état parlementaire permanent doit désormais cessait. Il convient dès lors pour le président de signer la fin de la récréation : dissolution de l'assemblée, dissolution de pastef et confiscations des biens (permanaces et autres). Gouvernance par ordonnance jusqu'à nouvelle ordre. Délégation spéciale pour la mairie de Dakar pour incompétence notoire, rebellion, actes subversifs ... etc. Révision du procès Adji Sarr pour nouveaux éléments.
  • avatar
    Dertz il y a 2 mois
    Je peux vous garantir que Pastef c’est fini fini
    Il ne gagnera plus d’élection
    Les sénégalais ont compris que c’était de l’arnaque politique
    C’est fini gassi abanaa !!!!
  • avatar
    Koth B. il y a 2 mois
    La seule vieillesse n'engendre pas la sagesse si on arrête d'apprendre et de se perfectionner. avec constance Voila une tête fêlée, élusive, évasive et vaporeuses dans sa finitude altérée de nullité absolue et de platitudes des lieux communs proscrits. Triste et lamentable !
  • avatar
    Ibou il y a 2 mois
    Il a beaucoup d’idées lui. Toujours dans les médias. Pourquoi il ne se convertit pas en journaliste ?
  • avatar
    Kiiray il y a 2 mois
    Nous sommes conscients que nous ne pourrons pas gagner pastef sur le terrain des élections. Il faut donc créer une crise, dissoudre ce parti, arrêter et emprisonner ses leaders et ensuite passer à autre chose, c'est aussi simple que ça. Aller aux élections ce sera juste une humiliation. Donc soit on dissout pas, soit on leur laisse le terrain. Mais dans les cas, il n'est pas question d'aller à des élections, ça ne sert à rien.
  • avatar
    USA il y a 2 mois
    On a pas d'argent pour ca ! Basta !
  • avatar
    Xeme il y a 2 mois
    Espérons que, puisque Diomaye a fini de démanteler le Pastef, en débauchant chaque jour une centaines de cadres, qui partent chacun avec une centaine voir un millier de militants, espérons qu'il va rapidement signer le décret des élections, avant que les centaines de milliers de militants Pastef qui ont quitté ne finissent par y retourner on ne sait pourquoi.
    Puisque Kiiraay est né le même jour pour devenir le premier parti sénégalais, et le Pastef est décédé le même jour, il faut sauter sur l'occasion de la situation du moment pour le formaliser une bonne fois pour toute. Des élections à ce très bon moment, quand Kiiraay est le premier parti et que Pastef est mort, permettront d'officialiser la situation sur le terrain. Après aucun membre de Pastef n'osera prétendre que son parti n'a pas reculé ou même n'est pas mort.
    Regardez les élections c'est permettre aux gens de Pastef de parler, alors qu'on peut leur clouer le bec avec une défaite électorale cuisante.
    NB: En attendant Pastef doit saisir la CEDEAO pour violation par Diomaye de ses règles dont le principe de ne rien modifier de ce qui concerne une élection à partir de 6 mois de sa date. Nous sommes dans les 6 mois avant la date des locales, le simple fait de ne rien faire est une modification du processus électoral. Par exemple, on ne fixe pas les cautions des candidats par surprise. L'esprit est de leur donner le temps de les réunir (5 mois). On nous a dit aussi que Diomaye a demandé au CC s'il peut coupler les deux élections (alors qu'il n'y en a qu'une). Or, lors de sa précédente saisine du CC, celui-ci s'est prononcé en 8 jours. Mais cette fois, c'est depuis plus d'un mois, et toujours rien. C'est louche. Diomaye n'est pas encore rassuré même si son Kiiraay est le premier parti du Sénégal à la date d'aujourd'hui. Mais quand un enfant a peur du lion derrière la fenêtre, mieux vaut lui dire qu'il ne peut pas y avoir de lion en ville.
  • avatar
    Ddr il y a 2 mois
    Sanoi Dione a fait tous les partis : PS, URD, Taxawu et maintenant pastef. Immigré et travailleur à CDG comme porteur de bagage, devenu député sur la liste des suppléants de yewi, le voilà ideologue chez les pestiférés. Pour information, il a été député avec l’URD de DLK.
  • avatar
    Le prince il y a 2 mois
    Que le service du courrier de la présidence mette ce torchon à la poubelle,si cette lettre venant d'un nullard qui cherche le buzz arrive.

Participer à la Discussion

Règles de la communauté
  • Soyez courtois. Pas de messages agressifs ou insultants.
  • Pas de messages inutiles, répétitifs ou hors-sujet.
  • Pas d'attaques personnelles. Critiquez les idées, pas les personnes.
  • Contenu diffamatoire, vulgaire, violent ou sexuel interdit.
  • Pas de publicité ni de messages entièrement en MAJUSCULES.

💡 Astuce : Utilisez des emojis depuis votre téléphone ou le module emoji ci-dessous. Cliquez sur GIF pour ajouter un GIF animé. Collez un lien X/Twitter, TikTok ou Instagram pour l'afficher automatiquement.

Emoji