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Cheikh Diba face au Financial Times : la rigueur technocratique au service du peuple, en wolof (Par Dr Cheikhabdou Lahad MBACKE)

Auteur: Dr Cheikhabdou Lahad MBACKE

Cheikh Diba face au Financial Times : la rigueur technocratique au service du peuple, en wolof (Par Dr Cheikhabdou Lahad MBACKE)

Cheikh Diba face au Financial Times : la rigueur technocratique au service du peuple, en wolof (Par Dr Cheikhabdou Lahad MBACKE)

La récente sortie du ministre des Finances, Cheikh Diba, en réponse au Financial Times, mérite une lecture approfondie au-delà des commentaires superficiels qu’elle a suscités. Elle s’inscrit en réalité dans une démarche de clarification stratégique de la politique économique du Sénégal, dans un contexte international marqué par un durcissement des conditions financières et une vigilance accrue des partenaires techniques et des marchés.

Sur le fond, la déclaration du ministre met en lumière une maîtrise des fondamentaux macroéconomiques, notamment en ce qui concerne la soutenabilité de la dette publique, la trajectoire budgétaire et la crédibilité de la signature souveraine du Sénégal. En réaffirmant les engagements de l’État en matière de discipline budgétaire, de mobilisation des ressources internes et de rationalisation des dépenses publiques, Cheikh Diba envoie un signal clair aux investisseurs : le Sénégal reste attaché à une gestion orthodoxe et responsable de ses finances publiques.

Sa posture face au Financial Times n’est pas anodine. Elle traduit une volonté de corriger certaines perceptions parfois biaisées ou incomplètes sur la situation économique du pays. Dans un environnement où les agences de notation et les médias financiers influencent fortement les flux de capitaux, cette capacité à défendre, expliquer et contextualiser les choix économiques est essentielle. Elle participe directement à la préservation de la crédibilité financière de l’État et à la maîtrise du coût de l’endettement sur les marchés internationaux.

Mais au-delà de la technicité du propos, c’est surtout la dimension communicationnelle qui mérite d’être saluée. Le choix assumé de s’exprimer en wolof constitue une rupture significative avec les pratiques habituelles de l’administration économique. Il s’agit d’un acte de démocratisation de l’information économique. En rendant accessibles des notions telles que le déficit budgétaire, la dette publique, ou encore les arbitrages fiscaux, le ministre contribue à renforcer l’appropriation citoyenne des politiques publiques.

Cette approche est d’autant plus pertinente que la compréhension des enjeux budgétaires par les populations est un levier fondamental de gouvernance. Une politique économique, aussi pertinente soit-elle sur le plan technique, ne peut produire ses effets que si elle est comprise, acceptée et relayée par les citoyens. En cela, Cheikh Diba adopte une démarche pédagogique qui rapproche l’État des contribuables et renforce la transparence de l’action publique.

Par ailleurs, cette capacité à vulgariser sans dénaturer la complexité des sujets témoigne d’un équilibre rare entre expertise technique et intelligence sociale. Elle permet de combler le fossé souvent observé entre les décideurs publics et la majorité non francophone. Dans un pays où le wolof demeure la langue la plus largement comprise, cette stratégie de communication apparaît non seulement pertinente, mais nécessaire.

En définitive, à travers cette intervention, Cheikh Diba s’impose comme un acteur clé de la consolidation de la gouvernance économique du Sénégal. Il ne se contente pas de gérer les finances publiques ; il les explique, les justifie et les inscrit dans une logique de transparence et de responsabilité. Dans un contexte de défis économiques multiples — pression sur les finances publiques, attentes sociales croissantes, exigences des partenaires internationaux —, cette double compétence technique et communicationnelle fait de lui, incontestablement, l’homme qu’il faut à la place qu’il occupe.

Merci Baye Cheikh pour cette hauteur de vue, cette rigueur et cet engagement à parler au peuple dans une langue qu’il comprend

Dr Cheikhabdou Lahad MBACKE

Docteur en politiques publiques et en macroéconomie appliquée Spécialiste en négociation et gestion des conflits

[email protected]

[email protected]

Auteur: Dr Cheikhabdou Lahad MBACKE
Publié le:

Commentaires (15)

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    Boy Town ⭐ Top commentaire il y a 7 mois
    Pourtant ce Ministre des finances a parlé avec une grande sincérité S'il nous avait menti, on le saurait. On n'est pas dupe. Il parlé avec des mots simples, clairs et intelligibles. On l'encourage à continuer à expliquer aux sénégalais ce qui est intéresse: l'utilisation de leur argent prélevé par les impôts et taxes. Bravo
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    thiey il y a 7 mois
    En tout cas POMME AK NÉW dou Béen
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    b il y a 7 mois
    Merci Baye Cheikh pour cette hauteur de vue, cette rigueur et cet engagement à parler au peuple dans une langue qu’il comprend. Aka am solo. cest souvent ce que les intellectuels ignorent et qui font que leur message ne passe pas. quand on sadresse a son peuple, on utlise la langue qu il prend
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    Amadou kl il y a 7 mois
    pourquoi il ne l'a pas fait avant pour rendre compte aux contribuables concerné, attendant jusqu'à ce que la dette soit dévoiler par financial Times pour se rattraper ? qu'est ce motive la non transparence vis-à-vis du peuple sénégalais ? qu'est ce qu'ils ont voulu nous cacher? tout reste nébuleux,ce gouvernement n'inspire aucune confiance a cause de sa démarche irresponsable
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    Elzo il y a 7 mois
    Ya bakh way Mbacké. DIEUREUDIEUF❤️
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    Lux il y a 7 mois
    Toujours dans la passion... continuons rek...
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    Moussa il y a 7 mois
    Voilà sama Serigne a bien compris les véritables enjeux. En moins de 05ans Pastef a pu relever le niveau de connaissance de beaucoup de citoyens aussi bien des lettres voir des intérêts lllettrés en matière d'économie de finance, de gestion budget, et même au niveau du parlement. En fait souveraineté, autosuffisance, développement..... riment avec un bon niveau de connaissance, de conscience citoyenne cause our laquelle Ousmane et son gouvernement insistent toujours sur la commicommunication surtout en langues nationale au lieu de prendre les senegalais pour des ignares des immatures incapable des comprendre la situation et les enjeux du moment pour leur apporter soutien indispensable a l'atteinte des objectifs visés. Le chemin est long et difficile on y arrivera. In cha Allah
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    Mbé mbé il y a 7 mois
    Rien qu'à la vue du trone de ce pitre tu sais que ces cafards n'en ont rien à foutre 'du peuple'...................heureusement que moutons zentils !!
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    Momo2 il y a 7 mois
    Certains commentaires montrent une haine viscérale contre un seul homme, vous faites pitié vraiment. Ouztaz, Jacusi, Massage, gueunon, petit mec, toujours les mêmes mots tel un disque rayé, sans aucun impact sur la popularité de votre cible. Quand est-ce que vous allez changer de discours ou de méthode ? Vous êtes démodés, pauvres enragés !

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