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Conseil de sécurité : quatre-vingts ans après, l’Afrique n’a toujours pas de siège à la table

Auteur: Doudou SEYDI

Conseil de sécurité : quatre-vingts ans après, l’Afrique n’a toujours pas de siège à la table

Conseil de sécurité : quatre-vingts ans après, l’Afrique n’a toujours pas de siège à la table

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1945, le monde se partage les dépouilles d’une guerre, et cinq vainqueurs s’offrent un fauteuil à vie, avec un droit de veto en prime. L’Afrique, elle, est encore sous domination coloniale. Elle n’est pas à la table : elle est au menu.

Quatre-vingts ans plus tard, le décor a changé, mais la table n’a pas bougé.

Le Conseil de sécurité compte quinze membres. Cinq sont permanents : les États-Unis, la Russie, la Chine, la France et le Royaume-Uni. Les dix autres sont élus pour deux ans par l’Assemblée générale, et l’Afrique n’y a aucun siège permanent. 

Pourtant, une large part des dossiers examinés par ce Conseil concerne notre continent : le Sahel, la RDC, le Soudan, la Somalie. Les décisions qui engagent nos peuples sont prises sans que l’Afrique pèse durablement dans la salle.

Une revendication ancienne et structurée

Cette position n’a rien d’improvisé. Depuis le Consensus d’Ezulwini en 2005, l’Union africaine réclame deux sièges permanents et cinq sièges non permanents, avec les mêmes privilèges que les membres actuels, veto compris. Et le 10 et 11 octobre, à Tripoli, le Comité des Dix a adopté le « Document de Tripoli 2026 » réaffirmant cette exigence. 

Vingt ans de communiqués, de sommets, de déclarations. Et sur le fauteuil, toujours rien.

Pourquoi l’Afrique perd ?

Première obstacle : l’intérêt des puissances. Ceux qui détiennent le pouvoir n’ont aucune envie à le partager. Les cinq membres permanents tiennent leur veto, et aucun ne souhaite voir son influence diluée. La France dit qu’elle ne s’opposerait pas à l’extension du veto, le Royaume-Uni s’y oppose. Chacun joue sa partition, et aucune ne s’écrit en faveur de l’Afrique.

Deuxième obstacle : le verrou juridique. Le verrou juridique. Élargir le Conseil suppose de modifier la Charte des Nations unies, avec des conditions de ratification particulièrement exigeantes. Autrement dit, les puissances en place doivent voter elles-mêmes la réduction de leur propre pouvoir relatif. Il faudrait être naïf pour l’attendre. 

Troisième obstacle : celui qui doit nous regarder en face, nos propres divisions. Des analystes pointent depuis longtemps le blocage d’États qui n’ont aucune chance d’obtenir un siège et préfèrent qu’aucun voisin n’en obtienne. Nigeria, Afrique du Sud, Égypte, Algérie : qui représenterait l’Afrique ? L’UA veut « choisir » ces deux sièges, mais comment le faire dans un continent multipolaire, personne ne le sait vraiment. Pendant que nous débattons du nom, les autres gardent le siège. 

La stratégie des puissances

Aux Africains, on propose des miettes : des sièges non permanents, de la « représentation », des invitations. Un statut sans pouvoir. Pas de veto, pas de décision. C’est exactement ce que l’Afrique a refusé, et elle a raison.

L’Afrique ne réclame ni faveur ni réparation. Elle demande que ses 54 États pèsent à la hauteur de leur population et de leur poids dans les crises que le Conseil prétend gérer.

Mais disons la vérité : personne ne nous offrira ce siège. Il se conquiert par une unité réelle, une candidature unique, une diplomatie qui cesse de se contredire d’une capitale à l’autre.

Tant que l’Afrique se divise, les puissances n’ont même pas besoin de dire non. Elles n’ont qu’à attendre.

⚡ Résumé express généré par IA, vérifié par la rédaction
- Le Conseil de sécurité compte cinq membres permanents (États-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni) et dix membres élus pour deux ans ; l'Afrique n'y a aucun siège permanent. - Depuis le Consensus d'Ezulwini en 2005, l'Union africaine réclame deux sièges permanents et cinq non permanents avec veto, exigence réaffirmée par le « Document de Tripoli 2026 » adopté les 10 et 11 octobre. - Élargir le Conseil suppose de modifier la Charte des Nations unies, et des divisions africaines sur qui représenterait le continent bloquent la candidature.
Auteur: Doudou SEYDI
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Mis à jour le:

Commentaires (11)

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    VAROS il y a 1 semaine
    Quel est son mérite???
    L’afrique a intérêt a se plonger dans ses propres problèmes et s'inventer un avenir a lui.
    Sinon pas de dignité et donc aucun respect et jamais de reconnaissance
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    La taupe il y a 1 semaine
    Encore un francais ils ne nous jamais du bien
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    Pas étonnant il y a 1 semaine
    L' Afrique n'a pas avancé. Le Japon et les dragons d'Asie le méritent 100 fois plus que l'Afrique.
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    Ngor il y a 1 semaine
    Les Africains font fausse route en réclamant un ou deux sièges permanents pour l'Afrique : les pays qui sont au conseil de sécurité n'y sont pas pour leur continent, mais pour eux-mêmes. Ils y sont parce qu'ils ont été les vainqueurs de la seconde guerre mondiale : États-Unis, Russie, Royaume-Uni, France et Chine. Quand ces pays votent au Conseil de Sécurité, ils ne demandent l'avis d'aucun autre pays de leur continent. Si l'Afrique avait un représentant au CS, devra-t-il consulter tous les chefs d'état africains ?
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    Piy il y a 1 semaine
    Parceque l'Afrique n'avance pas elle recule. On a des dirigeants catastrophiques
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    OK il y a 1 semaine
    Il faut savoir que le droit de veto ne se donne pas comme ca il ya bcp de rivalités entre les pays africains et asiatiques.
    c'est un panier de crabe
    L'afrique du sud ne laissera jamais le nigeria obtenir cette place et vice versa.
    Le maroc ne laissera jamais l'algerie avoir cette place.
    L'egypte est un bon candidat mais ca n'arrangerait pas des pays comme l'arabie saoudite, israel, iran our turquie
    les autres pays sont trop faibles.

    C'est pas pour demain cette place de lafrique
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    Anonyme il y a 1 semaine
    Poids politique et économique faible, des pays divisés, l'insécurité et des guerres et guérillas partout et continuelle, en extension, , un émiettement suicidaire dans lequel on persiste et se noie, un laisser aller , un manque de cohérence, de vision, la corruption… Nous continuons dans la nuit, les ténèbres et total égarement ; De surcroit l'émigration suicidaire illégale et continuelle de, en constante régression nos jeunes sans avenir, sans éducation. Des pays en déliquescence continuelle, sans perspectives dans l'accablement et l'assoupissement religieux croissant
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    Leumin il y a 1 semaine
    Avec un Continent de presque 54 États, et plus de 1,4 milliard d’habitants, il est désormais temps pour l’Afrique d’obtenir un siège permanent ou un droit de veto au sein du Conseil de sécurité des Nations unies, et de faire entendre sa voix sous la bannière de l’Union africaine (UA).
    Est-il juste qu’un continent comptant 1,4 milliard d’habitants et détenant 30 % des ressources naturelles mondiales n’ait pas son mot à dire sur les décisions qui le concernent, lui et ses populations ? Pensez-vous donc qu’ils doiven tout simplement se contenter de ce que d’autres décident pour lui ? NON IT'S UNFAIR
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    LAfrique doit avoir son mot il y a 1 semaine
    Parts spécifiques des réserves mondiales

    • Platine : environ 54 %
    • Diamant : environ 78 %
    • Chrome : environ 40 %
    • Manganèse : entre 28 % et 38 %
    • Cobalt : plus de 60 % à 70 % (porté en grande partie par la République démocratique du Congo)
    • Terres arables non cultivées : environ 65 % du total mondial
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    Manela il y a 1 semaine
    Ce sont les puissants qui dirigent le monde . Il en a toujours été ainsi. La priorité des états africains devrait être le développement économique et social et la réduction de la pauvreté.
  • avatar
    Oustaz Jacuzzi il y a 1 semaine
    Electrifiez les villages

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