News Feed
Mardi 3 novembre 2026
à Dakar
Close icon
Se connecter

[ EXCLUSIF] Trafic de drogue : un gendarme et son père arrêtés par la SR de Kaolack, plus de 2 kg saisis

Auteur: Mor Mbaye CISSE

[ EXCLUSIF] Trafic de drogue : un gendarme et son père arrêtés par la SR de Kaolack, plus de 2 kg saisis

[ EXCLUSIF] Trafic de drogue : un gendarme et son père arrêtés par la SR de Kaolack, plus de 2 kg saisis

🎧 Écouter l'article
0:00
--:--
358 écoutes

La Section de Recherches (SR) de Kaolack a démantelé un réseau de trafic de chanvre indien impliquant un gendarme en service à Bignona, son père, ainsi que deux complices. L'opération, menée à la suite d'une dénonciation, a permis la saisie de deux kilogrammes de chanvre indien, ainsi que la somme de 200 000 francs CFA remise par l'un des suspects pour tenter de corrompre les enquêteurs.

Une dénonciation à l'origine de l'enquête

Tout est parti d'un renseignement faisant état d'un trafic intense de stupéfiants dans le village de Koutal et ses environs. Une personne, sous couvert d'anonymat, a dénoncé le comportement suspect de M.Diallo, présenté comme mécanicien, mais suspecté d'être associé à ce trafic. La SR du Saloum a alors déployé ses gendarmes en civil pour suivre les agissements du suspect.

Deux jours après le déclenchement de la surveillance, M. Diallo a été pris en filature alors qu'il se rendait au domicile de S.Diallo, revendeur notoirement connu, à qui il venait de livrer un kilogramme de chanvre indien. S.Diallo a réussi à s'échapper par une porte dérobée, tandis que M. Diallo était interpellé sur-le-champ.

Conduit à l'unité, M.Diallo a désigné le gendarme A. Ka, alias Ameth, en service à Bignona, comme son fournisseur, par l'intermédiaire du père de ce dernier, Al.Ka. Selon l'enquête, le gendarme se procurait la drogue dans le département de Bignona, profitant de sa position pour échapper aux contrôles routiers, avant de la faire transiter par son père, chargé de la remettre à M.Diallo pour distribution à S.Diallo.

Une perquisition menée dans l'enclos à bétail

d'A. Ka a permis de découvrir un kilogramme de chanvre indien dissimulé dans des sacs de foin. Sur le point d'être interpellé, ce dernier a tenté de remettre 200 000 francs CFA aux gendarmes pour échapper aux poursuites , une somme aussitôt saisie selon des sources de Seneweb.

S.Diallo, quant à lui, a été interpellé à son domicile en possession de deux cornets de chanvre indien qu'il a tenté de disperser devant les enquêteurs. Le gendarme A.Ka a finalement été appréhendé à Bignona par la Section de Recherches de Ziguinchor, où une perquisition dans sa chambre a permis la saisie de 300 grammes supplémentaires de chanvre indien, d'une balance et d'un véhicule utilisé pour le transport de la drogue.

Confrontation et aveux

Mis en confrontation, les suspects ont fini par lever les zones d'ombre de l'affaire. Le gendarme A. Ka a reconnu être le propriétaire du chanvre indien retrouvé chez son père, ainsi que l'instruction donnée à M.Diallo de livrer S.Diallo. Son père, Al.Ka, a confirmé avoir agi sur les instructions de son fils.

Au terme de l'enquête, les quatre membres du réseau dont A. Ka, Al.Ka, M.Diallo et S.Diallo ont été présentés au procureur Abass Yaya Wane, chef du parquet du Tribunal de Grande Instance du Saloum, pour association de malfaiteurs, trafic et détention de chanvre indien, ainsi que tentative de corruption, selon des sources de Seneweb.Ils ont été placés sous mandat de dépôt et seront jugés ce mercredi selon la procédure de flagrant délit.

⚡ Résumé express généré par IA, vérifié par la rédaction
- Un gendarme en service à Bignona, son père et deux complices ont été arrêtés par la Section de Recherches de Kaolack pour trafic de chanvre indien. - Plus de 2 kg de drogue ont été saisis, ainsi que 200 000 francs CFA que le gendarme a tenté de donner aux enquêteurs pour les corrompre. - Les quatre suspects ont été placés sous mandat de dépôt et seront jugés ce mercredi pour association de malfaiteurs, trafic de drogue et tentative de corruption.
Auteur: Mor Mbaye CISSE
Publié le:
Mis à jour le:

Commentaires (9)

Trier par :
Seuls les membres inscrits ayant reçu des 👍 apparaissent dans ce classement. Se connecter pour y figurer
  • avatar
    Ousseynou Sakho il y a 3 mois
    Si ce gendarme est impliqué, il risque d’être radié de la gendarmerie. L’armée sénégalaise ne badine pas avec ces genres de comportement dans ses rangs
  • avatar
    @ il y a 3 mois
    Juste radier ???
  • avatar
    Juge US il y a 3 mois
    175 ans de prison comme aux USA dans certains États.
  • avatar
    L'enseignant en vacances il y a 3 mois
    Dans ce pays ya des fds qui roulent avec des véhicules âgés a l'importation. Ils ne se font pas contrôler. Un béret sur le tableau de bord suffit comme laisser passer.
  • avatar
    Ar, il y a 3 mois
    J'espère qu'ils vont laisser tranquille les ASP sachant qu'il ya des brebis galeuses dans tout les corps.
  • avatar
    Mouni ceddo il y a 3 mois
    Décidément, le Sénégal a bien changé. Des parents qui s'associent à leurs enfants pour commettre délit et crime. Eskey!
  • avatar
    Setlou il y a 3 mois
    Ça a toujours existé, père et fils voleur dealer ou mère et fille prostituée. Il y’a des comportements héréditaires comme chez les gitans en europe
  • avatar
    Mamadou Diakhité il y a 3 mois
    Je n’ai pas la vocation d’écrire mais plutôt de serrer et de desserrer des vis et boulons. Cependant, depuis belle lurette, j’ai voulu dénoncer certaines pratiques, apporter ma pierre à l’édifice, et contribuer au bon fonctionnement de la société sénégalaise, donc je vais aller droit au but. Il a fallu plus de 20 ans après l’indépendance pour que la bastonnade, une pratique coloniale, soit abolie dans les écoles sénégalaises. Et plus de 65 ans pour que le ministère de l'Éducation nationale du Sénégal supprime officiellement le concours d'entrée en classe de Sixième. Les conséquences liées aux points précédents sont nombreuses mais je ne vais pas m’y tarder car ce n’est pas le but de cette contribution. L’un des derniers piliers du système colonial, encore en place, légué à nos forces de défense et de sécurité est l’humiliation, le sous-bassement des citoyens. Tous les Sénégalais sont unanimes qu’ils ne répondent pas aux salutations de leurs concitoyens et n’ont aucun respect pour ces derniers. Ayant la légitimité d’utiliser la force, ces Policiers et Gendarmes se prennent pour des intouchables. Combien de simples interpellations ont conduit à des morts : étudiants, manifestants à des élections pré ou post électorales, sénégalais de la diaspora en visite? La liste est non exhaustive mais les Sénégalais se souviennent. À mon avis, la défense et la sécurité ont été assignées dans la grande majorité aux moins intelligents, les plus faibles, et les plus marginalisés de la société sénégalaise. En effet, les candidats à ces fonctions ont été, pour un grand nombre, exclus du système d’éducation d’où ce complexe, ce mépris et une jalousie vis à vis de ceux qui continuent leur éducation. À l’époque, en voulant se justifier ou s’expliquer, les hommes de tenue ne manquaient pas de vous dire, ’’Ah bon, tu fais l’intellectuel’’. Dans les quartiers du Sénégal, ils sont nombreux, ces forces de défense et de sécurité qui font partie du réseau de trafic de drogue ou consommateurs. Si vous avez la malchance d’être interpellé ou de se confronter à eux, attendez-vous à une bonne gifle qu’ils raconteront à leurs collègues ou proches. On rapporte que même l’opposant Abdoulaye Wade, malgré son âge, sa notoriété, a été giflé. Il est urgent que les députés de cette 15e législature qui ont subi cette brutalité meurtrière de ces forces de défense et de sécurité adoptent une loi leur interdisant de frapper les citoyens. Oui, pour le commun des Sénégalais, quel paradoxe ! Comment pourrait-on interdire à un policier ou à un gendarme de ne pas user de la force ou de l’humiliation. Ce n’est que dans nos pays africains que les citoyens subissent les pires atrocités de ceux qui doivent les protéger. Ce bassin d’hommes et de femmes pourraient composer l’armée sénégalaise où ils exhiberont leurs frustrations, leur colère et cette haine qui les animent, surtout en face de l’ennemi. Cependant le recrutement des forces de défense et de sécurité devrait se faire après l’obtention du Baccalauréat et par orientation suivant le vœu des bacheliers. S’il advient qu’on ne puisse atteindre l’objectif minimal, on pourrait alors offrir des primes à la signature. Il devrait avoir plus de patrouilles dans les quartiers populaires non pas pour interpeller les citoyens (ramasse - pratique coloniale), sauf en cas de soupçon, mais magnifier leur présence pour dissuader les criminels. Ainsi au lieu que les malfaiteurs s’emparent de la rue et des quartiers, les citoyens seront plus confiants et pourront se défendre contre toute agression. Mon deuxième point concernerait les autorités publiques; les sous-préfets, préfets et gouverneurs. D’abord le Sénégal économiserait plusieurs milliards en abolissant leurs tenues de travail, ‘’Képi (casquettes) et kaki (costumes) ’’, qui nous rappellent le Colon. Comme les forces de défense et de sécurité, ils n’ont aucun respect pour les citoyens et les élus locaux. Contrairement aux pays démocratiques, les forces de défense et de sécurité sont sous leurs autorités et non des élus locaux. Nous nous souvenons du préfet de Dakar qui demandait aux forces de défense et de sécurité de larguer des bombes lacrymogènes sur les manifestants en insistant surtout de ne pas épargner les journalistes. Quelques mois plus tard il fut promu gouverneur de la région de Saint-Louis. Nous nous souvenons tous de l’altercation du maire de Kaolack, Serigne Mboup, avec le préfet qui tenait des propos non courtois vis-à-vis de l’élu local. Si Serigne Mboup était allé à l’école française et avait opté pour la série A ou L, il serait un haut fonctionnaire de l’administration. Le parcoeurisme des versets coraniques est de loin plus complexe que la citation des auteurs français. Récemment, le préfet de Koumpentoum, accompagné du Président du conseil départemental, demandait à des députés de se lever à sa venue et demandait aux forces de sécurité d’intervenir. Pourquoi ces députés ne faisaient pas partie de la délégation officielle ? Une rencontre improvisée ou une organisation informelle (habitude sénégalaise). Pire, même après leurs dérives, leur association ne condamne pas et ne se dissocie pas avec leurs comportements et leurs propos car c’est la culture incarnée par ses administrateurs. En troisième point, je parlerai de la justice, un cercle fermé qui ne rend justice qu’à elle-même. L’un des leurs, en quittant la barque, avait déclaré, je cite ’’ Je démissionne de la justice qui a démissionné ’’. Jamais, les magistrats, qui la composent, n’ont éclairé la lanterne des Sénégalais. En général, dans les pays où la justice est rendue au nom du peuple, préserve l'ordre social, protège les droits et libertés et garantie le bien commun, quand une affaire judiciaire ébranle la société, le procureur de la République fait un point de presse, rassure la population, fait le point sur l’enquête sans aller dans les détails et demande l’aide de la population pour toute information utile pour accélérer l’enquête. Au Sénégal, si le Procureur de la république sort de sa réserve c’est parce qu’il est parti ou commanditaire du délit ou du crime. Les magistrats sont si hautins que les forces de défense et de sécurité et les autorités publiques. Pour une affaire personnelle, un ami, après quelques mois d’attente pour obtenir un rendez-vous avec un procureur et plus de 400 km de route, s’est fait crier dessus. Le procureur n’a pas voulu donner suite à leur rencontre parce que tout simplement il avait son bonnet. Le procureur n’avait-il pas un secrétaire qui devait introduire les visiteurs et leur rappeler qu’ils doivent ôter leur bonnet durant l’audience, d’où l’adage wolof «Fi bakhana neke bene». Encore de l’informel. Mon ami, s’il avait opté pour la série A ou L, serait un magistrat ou un administrateur civil de hiérarchie exceptionnelle car ingénieur en électrotechnique et doué dans toutes les matières. Les magistrats sont à la solde de l’exécutif ou des hommes puissants. Ils agissent selon le vœu de ces derniers. Un colonel de l’armée sénégalaise déplorait dans une vidéo, diffusée dans les réseaux sociaux, que le président sortant nous choisisse notre prochain président. Hélas il l’a réussi avec la complicité de la justice. En renonçant à la troisième candidature, le président Macky Sall avait déclaré que c’était son choix de ne pas se représenter mais qu’il en avait le droit. En répondant à une question d’un journaliste à Paris, le feu président de la Cour Constitutionnelle, Badio Camara, avait dit, qu’après saisine, le conseil lui avait bien dit qu’il n’en avait pas droit. Qui a menti alors aux sénégalais ? On a souvent évoqué une complicité entre le président de la République et celui du Conseil Constitutionnel. Ce dernier peut-il imposer une décision aux six autres juges. Certains disent que le conseil constitutionnel a sauvé le Sénégal. Moi, je dis non. Il a fallu que certains de leurs collègues soient soupçonnés de corruption pour qu’ils se solidarisent, comme d’habitude, pour combattre les plaignants. Je ne peux comprendre que des diplômés, caractérisés par des compétences (savoir-faire), des aptitudes comportementales (savoir-être) et une autonomie, se disant croyants, avec un si long parcours, rémunérés au-dessus de la moyenne et enfin de carrière, acceptent de se soumettre à quiconque. La grande majorité de cette troyka (forces de défense et de sécurité, autorités administratives, magistrats), fait partie des Sénégalais les moins intelligents, animée d’un complexe d’infériorité d’où leur faiblesse, qui se bunkerise respectivement sous l’usage de la force légale, autorités des acteurs de la force légale et outrage à un magistrat. Ayant vécu plus de 40 ans dans trois pays différents, jamais un citoyen n’a été poursuivi pour outrage aux magistrats qui acceptent les critiques, les divergences et sont quitte avec leur conscience. Pourtant cette justice a du pain sur la planche et devrait se mettre au travail. Nos lois sont des lois copiés-collés des lois françaises et mal adaptées. D’où une multitude de vides juridiques dans ces textes menant à toutes formes d’interprétations. Après leurs sept d’années d’études, les médecins sénégalais croient que le commun des Sénégalais ne peut comprendre un diagnostic. Un patient est traité comme un animal. S’il en sort, tant mieux, sinon tant pis, c’est le destin. La nouvelle tendance et de facturer extrêmement cher la famille du patient même si les chances sont très minces. De surcroît, ces médecins et leurs acolytes n’hésiteront pas à récupérer les médicaments du défunt et de les revendre. Chers sénégalais, je pourrai parler des tares de l’employée de banque jusqu’au vigile en passant par l’agent d’escale (de l’aéroport). En réalité, chaque sénégalais se prend pour un roi de son espace de travail pour rendre service au public qui est leur raison d’être. Le sénégalais fait SEMBLANT de respecter les plus nantis ou les ’’serignes’’ guide religieux ou marabout. Pour terminer, l’actualité exige. Comment peut-on gérer l’équipe nationale de football pire qu’une équipe de ’’navétane’’. C’est le summum de l’informel. L’histoire se répète. CAN 1986, les Sénégalais : des fonctionnaires aux vendeuses de cacahuètes, tous avaient contribué financièrement à la réussite de cette compétition après 18 ans d’absence. Une mauvaise gestion et l’indiscipline de certains joueurs, sortie nocturne, nous ont coûté une élimination prématurée et inattendue. Coupe du monde 2002, encore une fois, le Sénégal ne s’est pas qualifié en demi-finale contre la Turquie dus à un environnement mal sain matérialisé par la présence de styliste, mannequins, des gens qui n’ont rien à avoir avec le football et l’indiscipline d’un joueur, Elhadji Diouf, qui avait veillé jusqu’à 4 heures du matin avec son défunt entraîneur, Bruno Metsu. Dans une organisation normale, Elhadji Diouf ne devrait même pas côtoyer les joueurs de la sélection ou intégrer la Fédération Sénégalaise de Football. Nous n’apprenons pas de nos erreurs, ni en tirer des leçons. Au fait, NOUS VOULONS RESTER MÉDIOCRES. La Côte d’Ivoire, vainqueur de la CAN 1992 organisée au Sénégal, était la seule équipe entraînée par un africain, Yéo Martial. Étudiants réunis à la Menza TU de Berlin, nous discutions de l’actualité africaine et croyions que l’Afrique tirerait des leçons du succès de cet ivoirien. Hélas, 34 ans après, le complexe ou le mythe du sorcier blanc entraîneur persiste au Sénégal, en voulant écarter Pape Thiaw, privé de salaire, au profit de Hervé Renard. TOUT EST INFORMEL AU SÉNÉGAL ET NOUS VOULONS RESTER MÉDIOCRES.
  • avatar
    Sénégal rek il y a 3 mois
    N'importe quoi dans ce pays. Il dayt rester digne jusqu'à la fin de sa vie.

Participer à la Discussion

Règles de la communauté
  • Soyez courtois. Pas de messages agressifs ou insultants.
  • Pas de messages inutiles, répétitifs ou hors-sujet.
  • Pas d'attaques personnelles. Critiquez les idées, pas les personnes.
  • Contenu diffamatoire, vulgaire, violent ou sexuel interdit.
  • Pas de publicité ni de messages entièrement en MAJUSCULES.

💡 Astuce : Utilisez des emojis depuis votre téléphone ou le module emoji ci-dessous. Cliquez sur GIF pour ajouter un GIF animé. Collez un lien X/Twitter, TikTok ou Instagram pour l'afficher automatiquement.

Emoji