Rentrée solennelle des Cours et Tribunaux : Bassirou Diomaye Faye trace la voie d'une justice numérique et humaine
La modernisation du système judiciaire sénégalais franchit une étape décisive. À l’occasion de la Rentrée solennelle des Cours et Tribunaux, le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, s’est exprimé sur le thème : « Le juge face aux défis du numérique ». Tout en reconnaissant le potentiel transformationnel des nouvelles technologies, le Chef de l'État a plaidé pour une transition rigoureusement encadrée par l’éthique et le respect de l'indépendance judiciaire.
Pour le Président Faye, l’intégration des outils technologiques constitue un levier majeur pour moderniser le service public de la justice. Il a notamment souligné que des avancées telles que la dématérialisation des procédures, la gestion électronique des dossiers et l’archivage numérique sont essentielles pour réduire les délais de traitement des affaires et renforcer la transparence.
Cependant, le Chef de l'État a tenu à poser une limite claire : la technologie doit rester un instrument au service de l'humain. Il a insisté sur le fait que le numérique ne saurait se substituer au discernement du magistrat, l'acte de juger demeurant une œuvre de conscience et d'impartialité.
L’un des piliers de ce discours a porté sur la protection des informations sensibles dans un contexte de montée de la cybercriminalité. Le Président a exhorté l'institution judiciaire à se doter de mécanismes robustes pour garantir la confidentialité des données et l’intégrité des preuves numériques.
Par ailleurs, il a mis en garde contre les dérives potentielles liées à l'automatisation. L'utilisation de l'intelligence artificielle doit être strictement encadrée pour éviter toute influence indue sur les décisions. L'égalité des justiciables devant la loi doit être préservée face aux risques d'une automatisation excessive de la justice.
Conscient que cette mutation exige de nouvelles aptitudes, le Président de la République a souligné l'impératif de la formation continue. La maîtrise des enjeux juridiques liés aux preuves électroniques et l’appropriation des normes éthiques numériques sont désormais considérées comme des compétences indispensables pour les acteurs de la chaîne judiciaire.
En conclusion, Bassirou Diomaye Faye a rappelé que l'enjeu ultime de cette transformation est institutionnel : bâtir une justice moderne et accessible qui, tout en évoluant dans un environnement numérique, continue de se rendre « au nom du peuple et pour le peuple ».
Commentaires (6)
1. Un directeur général en contradiction permanente
L’ANASER, censée être le rempart contre les drames routiers, se retrouve aujourd’hui prisonnière d’un directeur général plus préoccupé par ses règlements de compte internes que par sa mission de protection des vies humaines. Alors que chaque jour des Sénégalais meurent sur nos routes, le DG préfère maltraiter son personnel et multiplier les incohérences.
Dès son arrivée, il a menacé de renvoyer des agents sous CDI pour « raisons économiques », tout en recrutant de nouveaux fonctionnaires en parallèle. Une absurdité totale. Comment peut-on parler d’économies d’un côté et engager des dépenses de l’autre ?
2. Agents dispersés, missions inexistantes
La moitié du personnel est aujourd’hui affectée dans des régions dépourvues de sièges, sans moyens et sans missions claires. Ces femmes et ces hommes, qui étaient jusque-là le cœur de l’agence, sont réduits à l’inaction. Résultat : une ANASER paralysée, vidée de sa substance et de son efficacité.
Pendant ce temps, le DG s’improvise chroniqueur sur les plateaux télé, multipliant les déclarations creuses. Communiquer, il sait. Sauver des vies, beaucoup moins.
3. Illégalité et silence complice
Comme si cela ne suffisait pas, il recrute sans l’autorisation du conseil de surveillance, violant ainsi les règles élémentaires de gouvernance. Et que fait ce conseil ? Rien.
Le commissaire Boubacar Sanné, si bruyant dans d’autres affaires, garde aujourd’hui un silence assourdissant.
Me Masokhna Kane, qui aime se présenter comme défenseur du peuple, siège lui aussi au conseil. Informé des dérives, il ne bouge pas. Silence complice ou inertie volontaire ?
Le DG est allé plus loin : il a baissé illégalement les salaires des agents, piétinant le droit du travail.
4. Népotisme et gestion clanique
Cerise sur le gâteau, le DG a transformé l’ANASER en entreprise familiale. Il a recruté son cousin administrateur civil proche de la retraite et sa cousine, parachutée dans l’agence. Le népotisme est devenu la règle, la gestion clanique la méthode.
5. Une agence détournée de sa mission
Résultat : une agence minée par le favoritisme, la démotivation et le gaspillage des ressources. L’ANASER, au lieu d’être un outil de sécurité routière, est devenue la propriété privée d’un DG en dérive totale.
Pendant que les accidents de la route continuent de tuer chaque jour, l’ANASER est paralysée par l’incompétence, la mauvaise gouvernance et l’avidité de son chef. C’est plus qu’une erreur de gestion : c’est une trahison envers la mission sacrée de l’agence et envers le peuple sénégalais.
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