Al Aminou Lô : « On peut faire beaucoup de surenchères, mais à la fin de la journée, j’ai… »
Le Premier ministre Al Aminou Lô reste optimiste quant à l’issue du bras de fer autour du projet de loi de finances rectificative (LFR), rejeté le 23 octobre dernier par les députés de Pastef. Interrogé par RFI et France 24 sur la position d’Ousmane Sonko, actuel président de l’Assemblée nationale et son prédécesseur à la Primature, qui a annoncé que les députés de Pastef ne voteraient pas le texte, le chef du gouvernement appelle à privilégier l’intérêt supérieur de la Nation.
« C’est ça, la politique. On peut faire beaucoup de surenchères, mais à la fin de la journée, j’ai toujours aimé, dans ce pays, le fait que l’intérêt supérieur de la Nation va commander, que les uns et les autres se ressaisissent », a déclaré Al Aminou Lô.
Pour étayer son optimisme, le chef du gouvernement évoque la résilience du Sénégal, notamment durant la crise politique de 2021 à 2024. « Le Sénégal a démontré sa résilience dans des cas beaucoup plus graves, notamment pendant la crise politique 2021-2024, qui a fini par un dialogue entre des opposants et des adversaires coriaces », a-t-il rappelé.
Revenant sur les relations entre l’Exécutif et le président de l’Assemblée nationale, Al Aminou Lô souligne que la situation actuelle ne relève pas d’une adversité politique classique.
« Ici, nous ne sommes pas dans l’adversité. C’est le même parti qui, à un moment donné, a connu des contraintes qui ont fait que le président de la République s’est séparé de ce Premier ministre qui allait jouer à l’Assemblée nationale un rôle qui est très, très important : contrôler l’action publique », a-t-il expliqué, en référence au départ d’Ousmane Sonko de la Primature.
S’agissant de la menace de blocage parlementaire, le Premier ministre reconnaît à son prédécesseur son rôle institutionnel, tout en relativisant la portée de sa position.
« Aujourd’hui, oui, il est dans son rôle, mais c’est peut-être de la surenchère, un blocage temporaire, dû certainement à des incompréhensions », a-t-il estimé.
Commentaires (4)
• Un signal négatif pour les bailleurs : Passer en force par ordonnance trahit une forte instabilité politique interne. Cela pourrait fragiliser les négociations finales avec le FMI, qui exige des garanties claires de transparence et de cohésion institutionnelle avant de débloquer le programme d'aide de 2,2 milliards de dollars
Discussion dans un cadre institutionnel oui, mais du folklore pour faire le buzz non way!
Laisse mouton courir Tabaski arrive!
Diomaye djeredjeff 🙏
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