Article 37 : Guy Marius Sagna accuse le gouvernement de « rabaisser » le Président de la République
Le débat autour de la modification de l’article 37 de la Constitution prend une tournure politique à l’Assemblée nationale. Portée à l’origine par une proposition de loi du député Amadou Ba, la réforme concerne notamment la déclaration de patrimoine des plus hautes autorités de l’État. En effet, l’article 37, inscrit dans le titre III de la Constitution consacré au Président de la République, prévoit les dispositions relatives au chef de l’État, notamment en matière de déclaration de patrimoine.
Le texte a été adopté en Conseil des ministres avec un amendement du gouvernement visant à élargir l’obligation de déclaration de patrimoine, à l’entrée comme à la sortie de fonction, au Premier ministre et au président de l’Assemblée nationale. Une extension que Guy Marius Sagna ne voit pas d’un bon œil sur les plans constitutionnel et symbolique. Pour le député, associer le Premier ministre et le président de l’Assemblée nationale à une disposition figurant dans un titre spécifiquement consacré au Président de la République revient à « rabaisser » la fonction présidentielle.
En pleine séance plénière ce lundi, le député a ainsi interpellé le ministre de la Justice sur la portée de l’amendement gouvernemental. Pour lui, le débat doit permettre d’établir clairement les responsabilités de chacun dans cette modification. « Diomaye est là pour la gouvernance. Qu’il en assume les conséquences », a-t-il lancé, en substance, avant d’insister sur la nécessité de faire consigner précisément la position du gouvernement dans les débats parlementaires.
S’adressant directement au garde des Sceaux, Guy Marius Sagna a notamment demandé que soit clairement mentionné que l’amendement provient du gouvernement. Une précaution qu’il juge nécessaire pour éviter que, dans plusieurs années, la responsabilité de cette modification soit attribuée aux seuls parlementaires. « Il faut que cela soit mentionné que c’est vous, pour ne pas que, dans 100 ans, on pense que les députés de Pastef n’en savaient rien », a-t-il déclaré en plénière.
Derrière cette passe d’armes se joue donc un débat qui dépasse la seule question technique de la déclaration de patrimoine : celui de la place du Président de la République dans l’architecture constitutionnelle et de la responsabilité politique de ceux qui portent les modifications de la Loi fondamentale.
Commentaires (19)
Si malgré leur manque d’intelligence, leur médiocrité et leur mauvaise foi, les politiciens parviennent à avoir dès inconditionnelles qui les suivent comme leur Dieu, c’est parce que ailleurs les parents ont raté l’éducation de leurs enfants.
La population augmente très rapidement en nombre mais peu parmi ces jeunes sont réellement utiles pour la marche du monde, les parents se reproduisent comme des souris mais ne prennent pas la peine de mettre quelque chose dans la tête de leurs enfants. Ils sont tous des têtes vides qui sont prêts à suivre n’importe quel gourou.
que de la politique dans ce pays.
Sa place n;'est pas a l'AN.
L'organe chargé de recevoir ces déclarations doit être autonome de l'exécutif et du législatif avec des membres élus par les trois pouvoirs de manière symétrique. La loi doit donner pouvoir à cet organe de prendre les sanctions financières de prononcer l'inegibilité des contrevenants.
Nous avons perdu du temps depuis deux ans. Joomay, sonko et toute la classe politique est coupable et inapte à nous parler de la vraie transparence. Ceux qui étaient la avant eux sont pires. Sans oublier que toute la societe civile tels les aliounetine, bababcarba, moundiaye et birahim gardent un silence assourdissant sur ce sujet.
Dek bi njub laago la fi!
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