Invite à un débat public : La réponse sèche de Al Aminou Lô à Ousmane Sonko
Lors de sa dernière sortie, Ousmane Sonko avait invité son successeur à la Primature à un débat public autour des orientations budgétaires du gouvernement. Ce jeudi, Al Aminou Lô lui a répondu, sans le nommer directement.
Présidant une réunion interministérielle, le chef du gouvernement a d’abord rappelé que, dans sa Déclaration de politique générale, il avait placé la résolution des difficultés des Sénégalais au cœur de ses cinq engagements.
Selon lui, une part importante de cet engagement concerne la vie chère et le panier de la ménagère. Pour y répondre, il estime que le gouvernement doit aussi donner les moyens nécessaires aux secteurs de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche.
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« Voilà les attentes des Sénégalais, qui ne se résolvent ni par des discours et blocages institutionnels, ni par des luttes syndicales déconnectées des réalités du Sénégal profond », a-t-il déclaré.
Al Aminou Lô affirme ainsi que ces attentes légitimes dictent l’action de son gouvernement, résolument tourné vers le travail et les préoccupations quotidiennes des Sénégalais.
Il a ensuite précisé sa position : « En ma qualité de chef du gouvernement, mon temps et mes forces intellectuelles et physiques sont mobilisés sur ces urgences, plutôt que sur des débats qui ne disposent d’une seule enceinte institutionnelle : le Parlement. »
Une déclaration qui semble constituer une réponse à Ousmane Sonko. Lundi dernier, le président de l’Assemblée nationale avait invité son successeur à la Primature à un débat public sur la loi de finances rectificative (LFR) 2026.
À l’origine de cette passe d’armes, un désaccord sur les orientations budgétaires du gouvernement. Ousmane Sonko a contesté les choix opérés dans le projet de LFR, estimant que le texte ne s’inscrivait pas dans les orientations de l’Agenda national de transformation.
Le leader de Pastef a notamment soulevé les questions des subventions aux produits pétroliers, des bourses de sécurité familiale, des fonds sociaux et du plan de redressement économique et social.
En renvoyant les débats sur les choix budgétaires à l’enceinte parlementaire, Al Aminou Lô semble, donc, privilégier le cadre institutionnel plutôt qu’une confrontation publique avec son prédécesseur.
Commentaires (63)
Donc ou se trouve le problème c’est cette même majorité qui dirige toujours.
Maintenant ce dont on parle est le fait que le PM doit débattre ou nom avec Le président de l’assemblée nationale,quel intérêt ça a pour le peuple?d’autant plus que les 2 étaient les plus proches collaborateurs au sommet du gouvernement,donc partagent les résultats que ns subissont actuellement.
À cv égal Sonko ne peut rien débattre avec le Pm,le reste c’est leur crédibilité et pour cela il n’a qu’à répondre à Adji Sarr et Madiambal d’abord,on ne peut diriger un pays si à chaque prise de parole tu sème le doute sur ta personnalité
Met les 2 côte a côte,dis moi qui tu frequentes je te dirais qui tu es.(Adja Sarr,Ndiaga Seck )
Pas besoin de détourner les regards sur le PM.
Ceux qui ne font rien parlent toujydes gens qui font.
Normal j’oublie que les disciples copient le gourou
J'ai pitié de cette racaille qui est contre lui, khol bou deug ndeyam nguène nara deuké ba faw.
Promulgation par décret (Gouvernance par ordonnance) : C'est l'outil le plus immédiat pour la Loi de Finances Rectificative (LFR). Si l'Assemblée nationale n'adopte pas le projet de loi de finances dans le délai légal prévu par la Constitution, le Président a le droit de mettre le budget en vigueur par voie de décrets, garantissant que l'État ne cesse de fonctionner et que les salaires et les engagements soient payés.
Convocation d'un référendum (Article 51) : Le Président peut contourner le blocage parlementaire en soumettant des projets de loi directement au peuple sénégalais par le biais d'un référendum. Il s'agit d'une voie légale pour faire adopter des réformes ou des textes cruciaux sans dépendre de l'approbation des députés, bien que ce soit un processus politiquement risqué et financièrement coûteux.
Recours au Conseil constitutionnel : Le Président peut saisir le Conseil constitutionnel pour arbitrer les conflits de compétence entre l'Exécutif et le Législatif. Si l'Assemblée tente de voter des lois réduisant les prérogatives du Président ou violant la séparation des pouvoirs, le Conseil peut invalider ces actions (comme cela s'est déjà produit récemment dans le pays pour freiner des réformes parlementaires).
Remaniement gouvernemental et alliances : Le Président a le pouvoir de révoquer le Premier ministre et le gouvernement à tout moment. Politiquement, il peut utiliser cette prérogative pour tenter de former un "gouvernement d'union" ou de construire une nouvelle coalition capable de mieux dialoguer avec la majorité des députés.
La restriction temporelle sur la dissolution : La Constitution du Sénégal permet au Président de dissoudre l'Assemblée nationale, un pouvoir que Diomaye Faye a déjà utilisé en septembre 2024 pour convoquer de nouvelles élections. Cependant, l'Article 87 de la Constitution interdit une nouvelle dissolution dans les deux années suivant les élections législatives. Par conséquent, à l'heure actuelle (fin 2026), le Président est légalement empêché de simplement dissoudre le parlement à nouveau jusqu'à ce que ce délai de deux ans soit écoulé.
OUSMANE DOOOOFIIIIIIIII DARAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA
Sonko mon ami et qui est aussi l'ami de mon ami.
Makhala Sonko naak nekhoul ba nekhoul dafa beuri wakh
Un débat entre responsables politiques ou gouvernementaux de premier niveau au Sénégal, il y en a eu seulement, à ma connaissance, entre Moustapha Niass, alors du PS et Majmoud Diop du PAI. Mais depuis ce débat, Abdou Diouf a fui toutes les demandes de débat de Wade, Macky Sall a fui toutes les demandes de débat de Wade, Amadou Ba a fui les demandes de débats de Sonko, Al Aminou a fui la demande de débat de Sonko.
Voilà un tableau qui permet de comprendre que le Sénégal a trop longtemps été dirigé par des nullards peints par des médias. Et ce sont les mêmes médias qui blanchissent même leurs fuites de débats, preuves de leur nullité, pour les présenter comme des espèces de grandeur, de responsabilité, d'élévation ou je ne sais quoi encore.
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