Motion de censure : Moussa Balla Fofana rappelle qu'elle est encadrée et que « rien ne peut arrêter la République »
Lors de la conférence de presse des ministres du pôle Diourbel-Louga à Mbacké, le ministre de l'Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l'Aménagement des territoires a défendu la primauté de la Constitution. Il a affirmé que la motion de censure obéit à des règles précises et ne peut être utilisée « n'importe comment ».
Kiiraay – Les Patriotes Républicains a organisé une conférence de presse le lundi 2 novembre 2026, à 16 heures, à Mbacké. Les ministres du pôle Diourbel-Louga ont éclairé
l'opinion sur la situation politique et sur la loi de finances rectificative (LFR), en présence de tous les responsables du mouvement dans le département. Les ministres Moussa Balla Fofana, Alioune Dione et Idrissa Samb ont pris part à la rencontre. Ils ont été reçus par le Dr Abdoulaye Niane, délégué général de la DER.
Moussa Balla Fofana a rappelé que, dans la Constitution, il existe des procédures, « notamment la motion de censure ». Il a toutefois précisé qu'elle est « encadrée par des règles précises » : elle doit respecter certaines conditions et suivre une procédure déterminée. « On ne peut pas l'utiliser n'importe comment ni la répéter indéfiniment », a-t-il déclaré, ajoutant que cela ne signifie pas que certains peuvent « faire tout ce qu'ils veulent ».
Il a reproché à ceux qui ne comprennent pas la situation de vouloir « faire du théâtre, créer des polémiques et occuper l'espace médiatique ». Selon lui, ils souhaitent que les populations adhèrent à leur discours sans en maîtriser les fondements. Il a invité les citoyens à revenir à leurs connaissances et à leur discernement plutôt que de se laisser entraîner par les discours des autres.
« Personne ne peut arrêter la République »
Le ministre a placé son propos sous le sceau de la Constitution, texte qui organise les trois pouvoirs. Le judiciaire doit rendre la justice, le législatif veiller au respect des principes de droit, et l'exécutif assurer l'exécution des décisions et la conduite des affaires de l'État. Il a décrit le Président de la République comme « la clé de voûte des institutions », seul à tenir sa légitimité du suffrage universel direct sur l'ensemble du territoire.
Il a estimé que, si l'Assemblée nationale souhaitait bloquer le budget, la Constitution devait être respectée et protégée. « Il ne doit pas y avoir de blocage », a-t-il dit, évoquant les risques de salaires non versés, d'une économie à l'arrêt et d'hôpitaux hors d'état de fonctionner. Il a rappelé que la Constitution prévoit des mécanismes pour qu'on ne puisse pas arrêter arbitrairement le fonctionnement des institutions : « Personne ne peut arrêter la République. »
Moussa Balla Fofana a ajouté que même le Président ne peut être empêché d'exercer ses fonctions que dans les conditions prévues par la Constitution. Il a cité l'exemple de Macky Sall : lorsque celui-ci a voulu reporter les élections, c'est la Constitution qui a permis de mettre fin à cette décision, des juges étant intervenus en s'appuyant sur elle.
Le ministre a conclu en appelant chacun à connaître sa place et sa part de responsabilité dans le fonctionnement de l'État. Pour lui, ce qui compte, c'est « de faire preuve de compétence, de travailler dans le respect de la vérité et de contribuer concrètement au bien-être de la population ».
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