Crise budgétaire et PLFR 2026 : Pourquoi l'APR accuse le gouvernement d'avoir dégradé la signature du Sénégal
À travers une note élaborée par sa Cellule Analyses et Prospective, l'Alliance pour la République (APR) accuse directement le gouvernement d'avoir brisé la dynamique de croissance engagée entre 2014 et 2024 sous le Plan Sénégal Émergent (PSE). Selon l'ancien parti présidentiel, le discours tenu dès 2024 sur le prétendu maquillage des chiffres de la dette a inutilement « affecté la perception de la situation financière du pays et sa crédibilité auprès des partenaires financiers ».
Détaillant les arbitrages du projet de loi de finances rectificative (PLFR) 2026, la formation politique souligne que le Sénégal est entré dans une zone de fortes turbulences. L'APR pointe le net ralentissement de la croissance économique — révisée de 5 % à 2,7 % —, avertissant que le pays risque de s'enfoncer dans un cercle vicieux combinant baisse des recettes publiques, contraction des investissements et affaiblissement de la productivité future.
Moins-values fiscales, sous-performance du PRES et explosion du déficit
Sur le plan des recettes, l'APR met en lumière une moins-value prévisionnelle de 453,3 milliards de FCFA sur les recettes fiscales, ramenées à 4 931,5 milliards dans le PLFR 2026 (soit une baisse de 8,4 %). Le document cible particulièrement l'échec du Plan de redressement économique et social (PRES) : « Les chiffres du PLFR 2026 confortent nos critiques : les recettes fiscales attendues du programme chutent de 400,1 milliards, correspondant à environ 57 %. Autrement dit, seuls environ 43 % des recettes initialement escomptées seraient mobilisés à la fin de 2026 », relève la note, rappelant les aveux du ministre des Finances portant sur seulement 162 milliards collectés à fin septembre.
Parallèlement, la détérioration des équilibres budgétaires inquiète l'opposition. Le déficit se creuse à 1 735,2 milliards FCFA (7,6 % du PIB), tandis que le besoin de financement global grimpe à 6 961,3 milliards FCFA. Denonçant l'absence de publication du bulletin statistique de la dette 2025, l'APR craint que le ratio d'endettement ne dépasse très largement les niveaux de 2024. Cette situation est aggravée par le surcoût du service de la dette — dont les intérêts progressent de 94,6 milliards en 2026 —, la chute de 4,2 % de la valeur des obligations souveraines et la dégradation de la notation du Sénégal sur les marchés.
Des dépenses de fonctionnement jugées injustifiées
Au-delà des agrégats macroéconomiques, la Cellule Analyses et Prospective de l'APR dénonce un manque de cohérence dans les choix budgétaires de l'exécutif. Alors que le gouvernement sollicite des efforts de la population et opère des coupes nettes dans les crédits d'investissement, le parti note avec surprise l'augmentation des dépenses de fonctionnement en biens et services (+35,7 milliards FCFA) et l'envolée des transferts courants (+499,3 milliards FCFA).
L'APR conclut son réquisitoire en avertissant que l'instabilité politique et les blocages parlementaires risquent d'aggraver la méfiance des créanciers internationaux, compliquant davantage le processus de restructuration de la dette nationale et menaçant directement la stabilité socio-économique du pays.
Commentaires (4)
En effet, ces politiciens ne doivent actuellement leur pseudo-existence qu'au tintamarre entretenu par une certaine presse avec leurs chroniqueurs, revue-de-presseurs, journalistes politiciens encagoulés (tout le monde le sait, et le PR Diomaye lui-même à moins qu'il veuille mettre des œillères).
Les suivre, ferait ressusciter des dinosaures qui vont le bouffer lui et son nouveau parti. En effet, seule une période pré-électorale ou électorale ferait bouger et changer les choses en leur faveur par la facilitation de mobilisation de leurs financiers et commanditaires qui rechignent en ce moment à sortir les gros montants des chéquiers.
Il vaut mieux pour le PR Diomaye d'avoir un adversaire, en face, connu et bien visible, qu'il suit et peut-être manipule jusqu'en 2029, le Pastef, qu'une kyrielle de "monstres" (Pastef, PDS, APR, etc) et les journalistes. Eh bien oui, la presse! En ce moment, elle semble ménager le PR Diomaye, mais dès que leurs vrais « propriétaires » auront réussi à pousser le PR à la faute, ils le fusilleront sans état d'âme (campagne électorale oblige !)
La stratégie est donc toute tracée pour le PR Diomaye : être face au seul Pastef jusqu’en 2029, et obliger tous autres opposants à le rejoindre dans Kiraay bon gré mal gré, en les laissant s’essouffler (à part les quelques parlementaires qui ont de quoi vivre et payer à la presse du fait de leur mandat de député) ; ceux qui tenteraient de tourner leurs vestes, en 2029, à l’échéance pour retourner à leur bercail, se décrédibiliseraient définitivement et auraient intérêt à rester avec lui.
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