News Feed
Mardi 3 novembre 2026
à Dakar
Close icon
Se connecter

Prix du carburant : Les explications et précisions de l'ex-ministre Birame Souleye Diop

Auteur: Ndeye Astou KONATE

Prix du carburant : Les explications et précisions de l'ex-ministre Birame Souleye Diop

Prix du carburant : Les explications et précisions de l'ex-ministre Birame Souleye Diop

Lors d’un point de presse organisé par Pastef-Les Patriotes, l’ancien ministre du Pétrole et des Énergies, Birame Souleye Diop, est revenu sur la hausse des prix des hydrocarbures et sur les mécanismes qui avaient été envisagés par l’ancien gouvernement pour éviter une telle situation.

​Birame Souleye Diop a notamment évoqué l’impact du conflit entre l’Iran et Israël ainsi que le contexte international sur les prix des hydrocarbures. Selon lui, l’État avait tout mis en œuvre, durant sa gestion du ministère, pour maintenir les prix à leur niveau.

​« Nous avons tout fait pour maintenir les prix », a-t-il expliqué, rappelant que l’État avait alors conservé les prix grâce notamment aux mécanismes de subvention et à la fiscalité appliquée aux produits pétroliers.

​ Une étude commandée pour anticiper une hausse

​L’ancien ministre affirme également qu’une étude avait été commandée par le président de la République et le Premier ministre Ousmane Sonko à l’époque afin de déterminer les mécanismes permettant de réformer le système.

​Selon Birame Souleye Diop, les résultats de cette étude lui ont été transmis le 19 mai, quelques semaines avant sa sortie du gouvernement, intervenue le 11 juin.

​Il rappelle que la fiscalité appliquée aux produits pétroliers pouvait atteindre 52 % ou 27 % selon les produits, avec une moyenne estimée à environ 41 %. Il indique que le Premier ministre Ousmane Sonko avait demandé d’étudier des scénarios permettant de réduire cette pression fiscale à 15 %, 20 % ou 25 %.

​« 990 FCFA n’est pas la vérité des prix », a-t-il soutenu, estimant que le système devait progressivement évoluer vers une meilleure transparence des coûts réels.

​ Vers une réforme du système de subvention

​Parmi les recommandations issues de l’étude, Birame Souleye Diop cite notamment la révision du cadre législatif et réglementaire, en particulier du Code général des impôts, ainsi que la mise en place d’un comité permanent chargé de suivre régulièrement l’évolution du secteur.

​Ce comité devait, selon lui, se réunir tous les trois mois. L’ancien ministre préconise également d’accélérer la digitalisation du secteur.

​Pour Birame Souleye Diop, l’enjeu principal était surtout d’instaurer progressivement une « vérité des prix », tout en abandonnant le système de subvention généralisée au profit d’un mécanisme de protection ciblée des populations les plus vulnérables. « Tout retard dans l’application de ces mécanismes amène une augmentation des subventions », a-t-il averti.

​L’ancien ministre s’est enfin dit disposé à poursuivre les échanges sur cette question : « Je reste ouvert à un débat contradictoire. »

⚡ Résumé express généré par IA, vérifié par la rédaction
- Birame Souleye Diop affirme que l'ancien gouvernement avait maintenu les prix du carburant grâce aux subventions et à la fiscalité, malgré le contexte international. - Une étude commandée par le président et Ousmane Sonko, transmise le 19 mai, proposait de réduire la fiscalité pétrolière (moyenne de 41 %) à 15 %, 20 % ou 25 %. - Il recommande une réforme vers une « vérité des prix », avec un comité de suivi trimestriel et une protection ciblée des populations vulnérables.
Auteur: Ndeye Astou KONATE
Publié le:
Mis à jour le:

Commentaires (9)

Trier par :
Seuls les membres inscrits ayant reçu des 👍 apparaissent dans ce classement. Se connecter pour y figurer
  • avatar
    Galsen ⭐ Top commentaire il y a 2 mois
    Au moins eux ils abordent dans leur conference de presse le cout de la vie des senegalais plus particulièrement cette hausse du carburant
  • avatar
    Jean Le Fou il y a 2 mois
    Boff. Rien à cirer
  • avatar
    ali il y a 2 mois
    est ce ministre qui avait insulter le president ivoirien ADO?
  • avatar
    Subvention il y a 2 mois
    Il y’a une solution pour arrêter la subvention et tout monde le sait c’est la baisse de la fiscalité sur les hydrocarbures à l’image des autres pays africains de la sous région.
    On ne peut pas appliquer des taxes très élevées que rien ne peut justifier et subventionner sur le montant ttc alors qu’on a déjà engrangé des bénéfices inacceptables.
    Il y’a trop d’impôts dans ce pays et en retour pour avoir une éducation de qualité il faut amener ses enfants dans le privé, pour la santé il faut payer cher.
    Il n’y a rien qui explique le taux d’imposition si élevé.
    En Europe même si la fiscalité est importante l’éducation et la santé sont de qualité et li y’a la sécurité.
    50% des salaires minables des travailleurs va aux impôts directs et indirects.
    CA SUFFIT
  • avatar
    Labissina il y a 2 mois
    Le petrole est en train de baisser, le gouvernement de Diomaye augmente le prix du carburant, c'est insense.
  • avatar
    Quantbusiness il y a 2 mois
    Un comite a ete mis en place pour etudier ce phenomene des prix dans le secteur. Ensuite un rapport a ete produite queqlque jour avanat vorte depart de votre depart. Ohhhhhh well cela fait quand meme deux et quelques mois que vous de Pstef etes en charge. Ce probleme des dysfoctionnements des subventions et des taxes des produits petrioliers est connu. Les gagnants de dysfonctionnements sont connus (les couches les plus aisees de la societe et les gandes entreprises qui evolulent dans ce secteur). Ce n'est pas un probleme complexe d'optimisation pour connaitre quele gorgorlou arrive a peine a tirer son epingle du jeu. Le mecanisme des prix des produits au Senegal a une forte composante liees aux taxes. Or l'Etat n'a pas beaucoup de marge de manoeuvres budgetaires.
  • avatar
    Amadou il y a 2 mois
    Mais finalement qu’est-ce qu’il a voulu réellement dire ??? Langue de bois quand tu nous tiens 😁
  • avatar
    Ndamli il y a 2 mois
    Ils ont les résultats de toutes ces études là mais le problème est ailleurs. Depuis la mise en place du gouvernement al aminou lo la volonté du PR est claire de faire de l'ajustement structurel. Le gouvernement a été mis en place première semaine du mois de juin 2026. Trois semaines plus tard le gouvernement recrutait la banque Lazard comme conseiller financier. Maintenant c'est la banque Lazard qui a le 'lead' dans toutes ces affaires. Toutes les autres études sont dans les tiroirs ou les caisses.
    Voici donc venu les premières mesures issues du nouveau conseil financier du gouvernement al aminou lo.
    Comme partout ailleurs où ils sont intervenus la banque Lazard conseille l'ajustement structurel. Il n'y a rien de nouveau sous le soleil. Parmi la panoplie de mesures ils n'ont osé appliquer que celle ci comme ballon de sonde. A travers un communiqué laconique sans en-tête précis d'une entité de l'état, sans date, ni cachet et encore moins signature. Dans le chronogramme le gouvernement attend la tenue des joj d'abord pour aborder le point publiquement.
    Toute la nervosité ambiante et l'evanescence des autorités actuelles viennent de là. Car au delà de tout ils savent qu'ils n'ont aucune assise politique sérieuse pour prendre certaines décisions.

Participer à la Discussion

Règles de la communauté
  • Soyez courtois. Pas de messages agressifs ou insultants.
  • Pas de messages inutiles, répétitifs ou hors-sujet.
  • Pas d'attaques personnelles. Critiquez les idées, pas les personnes.
  • Contenu diffamatoire, vulgaire, violent ou sexuel interdit.
  • Pas de publicité ni de messages entièrement en MAJUSCULES.

💡 Astuce : Utilisez des emojis depuis votre téléphone ou le module emoji ci-dessous. Cliquez sur GIF pour ajouter un GIF animé. Collez un lien X/Twitter, TikTok ou Instagram pour l'afficher automatiquement.

Emoji