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Mardi 3 novembre 2026
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Tensions institutionnelles : « La Constitution sert de rempart », rappelle le Dr Mor Fall

Auteur: Ndeye Astou Konaté

Tensions institutionnelles  : « La Constitution sert de rempart », rappelle le Dr Mor Fall

Tensions institutionnelles : « La Constitution sert de rempart », rappelle le Dr Mor Fall

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​Invité de l’émission « Point de vue » sur la RTS, le Dr Mor Fall, maître de conférences à la Faculté des sciences juridiques et politiques (FSJP) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), a livré un décryptage fouillé des récentes friction politiques opposant le gouvernement au Parlement. Du dossier sensible du Code pétrolier aux règles encadrant les fonds spéciaux, l'universitaire alerte sur le risque de voir ce bras de fer politique basculer sur le terrain juridique, érigeant le Conseil constitutionnel en arbitre suprême. « Toute confrontation d’ordre politique peut avoir une répercussion juridique », avertit-il, décrivant un phénomène inexorable de « juridictionnalisation du conflit ».

​Fonds spéciaux : concilier l'exigence de transparence et le secret d'État

​Abordant le volet des finances publiques et le projet de révision de la loi organique relative aux lois de finances, le constitutionnaliste insiste sur une distinction technique fondamentale : celle séparant les crédits de programmes des simples dotations. Alors que les premiers sont adossés à des objectifs opérationnels et des indicateurs de performance précis, les dotations concernent des allocations institutionnelles spécifiques impropres à ces critères d'évaluation.

​En ce qui concerne les mécanismes de contrôle des fonds secrets, le Dr Mor Fall invite les législateurs à la retenue. Évoquant l'article 118 du décret portant règlement général sur la comptabilité publique, il estime qu'un audit parlementaire classique mené exclusivement par la commission des Finances s'avérerait inadapté. Prenant l'exemple de la jurisprudence française, il préconise la mise en place d'un organe de contrôle sur mesure, composé de parlementaires et de magistrats de la Cour des comptes astreints au secret défense : « Cela permet de préserver le secret tout en assurant une traçabilité comptable et un contrôle effectif. »

​Lois pétrolières et leviers constitutionnels de l'Exécutif

​Interrogé sur la volonté de la majorité parlementaire d'exercer un droit de regard contraignant sur les contrats pétroliers et gaziers, le juriste rappelle que le pouvoir exécutif dispose de verrous stratégiques pour défendre son domaine réglementaire. Si la voie de l'amendement échoue lors des débats, le gouvernement conserve la faculté de recourir au vote bloqué ou d’engager une procédure de saisine directe du Conseil constitutionnel. Selon lui, les réunions plénières à venir constitueront un baromètre décisif pour mesurer la profondeur des divergences interinstitutionnelles.

​Du « temps de la concordance » au « temps de la discorde »

​Analysant la dynamique historique des relations entre le gouvernement et l'Assemblée nationale, le Dr Mor Fall distingue deux phases politiques distinctes. La première, dite « temps de la concordance », se caractérise par une symbiose politique où le texte constitutionnel s'efface au profit du consensus partisan. La seconde, qualifiée de « temps de la discorde », survient en cas de défiance et d'affrontement ouvert.

​« C'est à ce moment précis que la Constitution sert de rempart », analyse l'universitaire. Il rappelle que la loi fondamentale a été précisément élaborée pour canaliser les crises démocratiques et prévenir le blocage des institutions.

​Quant aux rumeurs de dissolution de la représentation nationale par le président de la République, le chercheur tempère : il s'agit d'une prérogative constitutionnelle discrétionnaire, et non d'une fatalité mécanique. « C'est une attribution constitutionnelle qui existe et qui pourrait être brandie, mais nul ne peut présager des arbitrages finaux », conclut-il, réaffirmant que la vitalité de la démocratie sénégalaise repose sur le respect strict des prérogatives de chaque pouvoir.

⚡ Résumé express généré par IA, vérifié par la rédaction
- Le Dr Mor Fall, invité de « Point de vue » sur la RTS, avertit que « toute confrontation d’ordre politique peut avoir une répercussion juridique », décrivant une « juridictionnalisation du conflit ». - Sur les fonds secrets, il préconise un organe de contrôle composé de parlementaires et de magistrats de la Cour des comptes astreints au secret défense, citant la jurisprudence française. - Il rappelle que le gouvernement peut recourir au vote bloqué ou à une saisine directe du Conseil constitutionnel face au droit de regard parlementaire sur les contrats pétroliers et gaziers.
Auteur: Ndeye Astou Konaté
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Commentaires (5)

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    Un conseil il y a 1 mois
    Docteur MOR FALL
    Allez écrire des articles scientifiques et sérieux pour avancer dans votre carrière au lieu de dire des banalités et des évidences dans les médias.
    Quand on n’a pas grand chose à dire, il faut se taire et ne pas chercher la célébrité facile
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    Ass il y a 1 mois
    Je connaissais un Mor Fall dans les années 88-89 au csc,qui mettait dans l'en-tête de ses devoirs "bon courage mon garçon,il était fort en français.
    Il habitait à l'unité 1 des parcelles assainies. Je ne sais pas ce qu'il est devenu,je ne sais pas si c'est lui.
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    11 il y a 1 mois
    Ce Mor Fall habite à Mbour. En 88 ou 89 il était en classe de Cp à l'école 2
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    Ass il y a 1 mois
    @11  Non le Mor Fall dont je parle n'a jamais habité Mbour.La dernière fois que je l'ai vu c'était en 2000 à l'aéroport,il partait en France il me semble. Son père était Imam de l'unité 1 des p.assainies.
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    Le fou du village il y a 1 mois
    Ce docteur en sciences juridiques et politiques veut insinuer que grâce au vote bloqué, le pouvoir exécutif est au dessus du pouvoir législatif. Si c'est le cas, la Constitution confère au pr bddf le droit de faire tout ce qu'il veut sur nos ressources naturelles sans possibilité de contrôle par l'Assemblée nationale qui représente le peuple souverain à qui appartiennent lesdites ressources toujours selon la même Constitution. Cette incohérence manisfeste sur l'opinion d'un dr en sjp me renvoie l'image d'un intellectuel foncièrement malhonnête...

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