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Assemblée nationale : Ismaïla Diallo dénonce « une séparation des pouvoirs déséquilibrée »

Auteur: Bernadette Seynabou FAYE

Assemblée nationale : Ismaïla Diallo dénonce « une séparation des pouvoirs déséquilibrée »

Assemblée nationale : Ismaïla Diallo dénonce « une séparation des pouvoirs déséquilibrée »

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La Constitution sénégalaise consacre le principe de la séparation des pouvoirs. Pourtant, l’analyse de plusieurs de ses mécanismes institutionnels soulève une question de fond : le fonctionnement actuel des institutions garantit-il réellement un équilibre entre l’Exécutif et le Parlement ?

Dans une tribune consacrée à cette question, le 3e vice-président de l’Assemblée nationale pointe un déséquilibre structurel de la Constitution qui avantage largement l’Exécutif au détriment du Parlement.

Selon le docteur Ismaïla Diallo, plusieurs dispositions constitutionnelles confèrent à l’Exécutif des moyens d’action importants sur le travail parlementaire et sur l’équilibre institutionnel.

Pour étayer son analyse, le député cite notamment l’article 83, qui permet au gouvernement de s’opposer à une proposition de loi ou à un amendement lorsqu’il estime que celui-ci relève du domaine réglementaire. À cela s’ajoute l’article 82, relatif au vote bloqué, qui permet au gouvernement de demander à l’Assemblée nationale de se prononcer par un seul vote sur tout ou partie d’un texte, en ne retenant que les amendements qu’il accepte.

Autre levier majeur évoqué par le parlementaire : la dissolution de l’Assemblée nationale, prévue par l’article 87 de la Constitution. Cette prérogative présidentielle constitue, selon lui, un élément important du rapport de force entre les deux institutions.

En contrepartie, le Parlement dispose notamment de la motion de censure, prévue à l’article 86, qui permet à l’Assemblée nationale de mettre en cause la responsabilité du gouvernement. Mais cette procédure, dit-il, est encadrée par des conditions constitutionnelles strictes, ce qui limite, dans les faits, la fréquence et les modalités de son utilisation.

Le député s’intéresse également à la révision constitutionnelle, encadrée par l’article 103, ainsi qu’au rôle du Conseil constitutionnel, dont les décisions, conformément à l’article 92, ne sont susceptibles d’aucun recours.

Pour le Dr Diallo, ces dispositions, considérées séparément, peuvent chacune se justifier par la nécessité d’assurer la stabilité et le fonctionnement des institutions. Mais leur combinaison pourrait, selon lui, produire un déséquilibre structurel au profit de l’Exécutif. « Avons-nous véritablement une séparation des pouvoirs, ou une séparation des pouvoirs déséquilibrée par la Constitution elle-même ? », s’interroge-t-il.

Au-delà du débat juridique, le parlementaire appelle à inscrire cette réflexion dans une perspective de consolidation démocratique. Il insiste sur le fait que cette question ne doit être dirigée ni contre un homme ni contre une majorité politique, mais qu’elle doit porter sur l’architecture institutionnelle du Sénégal et sur les garanties permettant au Parlement d’exercer pleinement ses prérogatives.

La question de l’équilibre des pouvoirs apparaît ainsi comme un enjeu central de la démocratie sénégalaise. Pour le député, une démocratie solide ne repose pas uniquement sur l’existence de pouvoirs distincts. Mais sur la capacité de chacun d’eux à exercer pleinement ses prérogatives, à contrôler les autres et à participer, dans un véritable équilibre, à la conduite de la nation.

⚡ Résumé express généré par IA, vérifié par la rédaction
- Ismaïla Diallo, 3e vice-président de l'Assemblée nationale, dénonce un déséquilibre constitutionnel favorisant l'Exécutif au détriment du Parlement. - Il cite les articles 83, 82 et 87 (opposition aux propositions, vote bloqué, dissolution) comme leviers exécutifs, contre une motion de censure (article 86) aux conditions strictes. - Il appelle à une réflexion sur l'architecture institutionnelle, sans viser un homme ou une majorité, pour renforcer l'équilibre démocratique.
Auteur: Bernadette Seynabou FAYE
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Commentaires (12)

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    Fffg il y a 2 mois
    Vous venez de découvrir enfin qu’on ne peut pas utiliser l’assemblée nationale à des fins de vendetta ? Tant mieux !
    Vous êtes sortis du cadre normal du jeu des institutions. Vous êtes dans le détournement de pouvoir . Et les institutions vous arrêteront
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    Pacosn il y a 2 mois
    Demander au Président de la République de déclarer son patrinoine à la fin de son mandat, c'est ce que vous appellez vendetta?
    Demander un contrôle des fonds publics confiés au Président pour des dépenses spéfiquement en lien avec les intérêts du Sénegal, vous appelez ça vendetta?
    Dites nous quelles propositions de loi ou actions les Parlementaires ont posées qui s'apparentent à de la Vendetta?
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    Ismaela diallo il y a 2 mois
    Ndeysaann quand on est un cancre c'est après la correction de l'examen qu'on commence à comprendre la leçon
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    Moi il y a 2 mois
    Vous voyez le niveau limite de ces deputes: Ils pensent benoitememt que séparation des pouvoirs signifie égalité des pouvoirs.
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    Yate il y a 2 mois
    La séparation des pouvoirs ne signifie pas absence de contre pouvoir; sinon ce serait le désordre !
  • Quand des nullards arrivent par erreur au pouvoir, c est normale qu ils ne puissent comprendre les principes de séparations de pouvoir qui dépassent leur bas niveaux. Pastef ay dof deugue. Je me demande si ces gens se sont sénégalais. A moins que le Sénégalais n a été intelligent et faisait de l etre. Par la faute de la démocratie la politique nous pond des idiots
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    Milk il y a 2 mois
    Il vit dans quel pays ce monsieur : c cela le régime présidentiel.
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    Basta il y a 2 mois
    Ça typé ne mérite pas d'être député. Dans ce pays, les médiocres et les ignares occupent l'espace publique.
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    Heureusement il y a 2 mois
    HEUREUSEMENT que les pères fondateurs on fortifier notre constitution
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    Pères fondateurs il y a 2 mois
    Pères fondateurs? J'entends le discours de Pape Mahawa. Lol. Ces pères fondateurs devraient (j'aurais préféré mères fondatrices ndakh sakh mou tané), ont mis en place des institutions copiées en grande partie sur le modèle français et rarement remises en question. Ce qui nous valu ce retard de plusieurs decennies par rapport aux pays asiatiques qui avaient eu le même niveau de développement que nous à la veille de notre "indépendance«.
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    Xeme il y a 2 mois
    L'essentiel c'est qu'ils acceptent d'organiser les élections. Voilà des gens qui se vantent de légitimité, qui disent tout faire au nom du peuple et pour le peuple, mais qui ne veulent pas de l'arbitrage du peuple. Quelle hypocrisie !

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