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Fonds spéciaux : Ayib Daffé accuse Me Moussa Sarr de « baratin juridique » pour bloquer l’initiative de l'Assemblée

Auteur: Yandé DIOP

Fonds spéciaux : Ayib Daffé accuse Me Moussa Sarr de « baratin juridique » pour bloquer l’initiative de l'Assemblée

Fonds spéciaux : Ayib Daffé accuse Me Moussa Sarr de « baratin juridique » pour bloquer l’initiative de l'Assemblée

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Le débat sur la régulation des fonds spéciaux a pris une tournure particulièrement vive ce jeudi 1ᵉʳ octobre 2026 à l’Assemblée nationale. Après l’intervention du ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Me Moussa Sarr — venu défendre les amendements du gouvernement et solliciter le recours au vote bloqué —, le député Ayib Daffé est monté au créneau pour contester son argumentaire et réclamer le rejet pur et simple de la proposition gouvernementale.

​Pour le parlementaire, les explications juridiques avancées par l'exécutif ne constituent qu’un habillage destiné à justifier son opposition au dispositif voulu par la représentation nationale : ​ « Il s’agit plus de juridisme et d’un baratin juridique que de réellement proposer des amendements. L’objectif est clair, il est assumé et revendiqué » , a martelé Ayib Daffé.

​Selon le député, le fond du désaccord réside dans le respect des engagements souscrits devant le peuple sénégalais. Renvoyant au programme électoral et à la page 37 évoquée durant les débats par son collègue Guy Marius Sagna, il a lancé à l'endroit du banc du gouvernement : « Vous avez décidé délibérément de ne pas les respecter, de renier votre propre parole et vos propres engagements. »

​ Ayib Daffé conteste l’interprétation de la directive de l’UEMOA

​L’un des principaux points de friction porte sur la directive n° 06/2009/CM/UEMOA invoquée par Me Moussa Sarr. Le Garde des Sceaux avait estimé que le texte devait se conformer strictement à cette norme communautaire relative aux lois de finances. Une lecture balayée par Ayib Daffé, qui a rappelé la distinction fondamentale entre le droit communautaire originaire et le droit dérivé (règlements et directives). ​ « Un règlement est d’application directe et immédiate. Une directive, elle, fixe un objectif avec une obligation de résultat, tout en laissant aux États la liberté des moyens pour y parvenir » , a-t-il expliqué.

​Rejetant l'idée qu'une transposition exige une reproduction littérale des textes communautaires, le parlementaire a soutenu que le projet amendé par l'Assemblée respecte pleinement l'esprit et les objectifs de l'UEMOA : ​ « Vouloir dire que transposer une directive, c’est copier littéralement ce qui s'y trouve est absolument faux. On ne peut pas se réfugier derrière une directive pour essayer de renier ses engagements. »

​ L’argument de l’ordonnateur : « Un simple alibi »

​Ayib Daffé a également rejeté le grief du gouvernement concernant l'absence de précision sur l’identité de l’ordonnateur des fonds spéciaux — un manque qui, selon le ministre de la Justice, risquerait d'engendrer un vide juridique lors de l'exécution budgétaire. Pour le député, cet argument est un prétexte technique pour vider le texte de sa substance : « Vous parlez d’imprécision sur l’identité de l’ordonnateur des dépenses : cela également est un alibi. »

​ « Bloquer l’initiative de l’Assemblée »

​Au-delà de la joute technique, Ayib Daffé dénonce une volonté délibérée de restreindre le pouvoir d’initiative du Parlement sur la gestion des deniers publics : ​ « Tout le reste n’est que du verbalisme et du juridisme pour habiller cette volonté d’entraver l’initiative de l’Assemblée nationale. »

​Le député est également revenu sur le premier amendement du gouvernement — finalement retiré par Me Moussa Sarr —, rappelant qu'au regard du règlement intérieur de l’Assemblée, l’exposé des motifs et le titre d’un texte ne peuvent faire l’objet d’amendements au même titre que ses articles.

​Dans une conclusion particulièrement offensive, le parlementaire a accusé le gouvernement de se cacher derrière des empilements de procédures juridiques pour éviter le débat politique de fond : « Monsieur le Ministre, toppale la ak jàxaan ! » ( « Restez plutôt couché sur le dos » ), l'invitant ironiquement à cesser ces manœuvres.

​Cette passe d’armes intervient alors que les députés examinent une proposition de loi organique visant à encadrer, contrôler et rendre transparents les crédits ou fonds spéciaux, un sujet au cœur des attentes citoyennes en matière de bonne gouvernance.

⚡ Résumé express généré par IA, vérifié par la rédaction
- Le député Ayib Daffé a accusé le ministre de la Justice Me Moussa Sarr de « baratin juridique » pour bloquer l'initiative de l'Assemblée sur les fonds spéciaux. - Il a contesté l'interprétation de la directive n° 06/2009/CM/UEMOA, affirmant qu'une directive laisse aux États la liberté des moyens. - Daffé a qualifié l'argument sur l'identité de l'ordonnateur de « simple alibi » et dénoncé une volonté d'entraver l'initiative parlementaire.
Auteur: Yandé DIOP
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Commentaires (5)

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    Kawkaw il y a 1 mois
    Voilà Pastef dans toute sa grandeur !
    Cet homme qu’ils insultent aujourd’hui, Me Moussa Sarr, les a défendus, tous sans exception, sans aucune rémunération, comme il le fait pour tant d’autres Sénégalais. Mais Nitu Pastef est tout sauf civilisé, élégant et juste. Ils ne savent malheureusement faire qu’une chose : insulter, calomnier et jeter à la vindicte populaire d’honorables Sénégalais qui, pourtant, ont consacré leur temps, leur énergie et parfois même leurs moyens à les défendre.
    Ils semblent n’avoir aucune reconnaissance ni aucune éducation. Cela devrait servir de leçon à tous ceux qui, à l’avenir, envisageraient de collaborer avec eux.
    Quant à Me Moussa Diop, il n’a fait que respecter son serment d’avocat, et ce, même sans rémunération.
    La reconnaissance et la dignité devraient pourtant être les premières qualités de ceux qui prétendent servir le Sénégal.
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    Topal feule il y a 1 mois
    On ne parle pas de personnes mais promesse de campagne et bonne gouvernance de nos deniers publics.
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    Sun il y a 1 mois
    Ces moutons de sonko ne suivent que fond et femmes. Proposer nous une loi sur la regulation des loyers ou autres choses de pertinents pour les senegalais. Sonko lui meme a bouffé ces fonds pendant deux ans sans raler mais comme on lui a retirer ca il est devenu fou. Pastef oublie qu ils ont gerer on a vu. Fadilou keita qui se ventait de son salaire, Gagne Demba a epouser une belle peulh. Et la plus parmi les DG ne repondaient plus aux appels des militants. On est plus dupe les gars
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    Djibson il y a 1 mois
    Mais Assemblée bi ak députés yii ak Goubi ammou niou beneen sokhla, yeneen lois yi niou wora wooté loudoul "fonds spéciaux " yi. En tout cas, contrôle bien am na enjeu. Ma khala ay vrais fonds " politiques" ( politiciens) la niou. C'est stratégique pour Pastef ( et Kiiraay, pour moi c'est la même entité à 2 tetes ( vides) ).Y a pas d'autres lois à voter, fainéants ?
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    Hé! il y a 1 mois
    Vous dans vous, exécutif et légistatif; c'est la même Asso de mythos.

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