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Train de vie de l'État, subventions et bourses sociales : La réplique détaillée du Premier ministre au groupe Pastef

Auteur: Yandé Diop

Train de vie de l'État, subventions et bourses sociales : La réplique détaillée du Premier ministre au groupe Pastef

Train de vie de l'État, subventions et bourses sociales : La réplique détaillée du Premier ministre au groupe Pastef

Contre-offensive point par point du chef du gouvernement. Face aux cinq préalables posés par le groupe parlementaire Pastef sur le projet de loi de finances rectificative (LFR) 2026, le Premier ministre Al Aminou Lo s'est livré à une démonstration méthodique. Bourses de sécurité familiale, subventions énergétiques, fonds d'urgence de la Banque mondiale, réduction du train de vie de l'État et crédits spéciaux : l'exécutif démonte les critiques, défend ses arbitrages sociaux et réitère son appel à un dialogue institutionnel direct avec Ousmane Sonko avant la plénière de ce mardi.

​Les priorités sociales et le pouvoir d’achat au cœur des arbitrages

​Face aux exigences formulées par Pastef, Al Aminou Lo a expliqué que le contexte économique impose des choix entre les investissements publics et les dépenses sociales. Pour le Premier ministre, il ne suffit pas de réclamer la préservation simultanée de tous les investissements et le renforcement des dépenses sociales sans tenir compte des contraintes budgétaires. « Notre arbitrage, c’est les priorités sociales sous contrainte de l’investissement public », a-t-il déclaré, précisant que le gouvernement entend préserver les investissements susceptibles d’être exécutés avant la fin de l’année, tout en accordant une place centrale à la protection des populations vulnérables.

​Pour illustrer cette orientation, il a évoqué les bourses de sécurité familiale, dont l’enveloppe, selon les chiffres avancés dans son intervention, est passée de 35 à 70 milliards de francs CFA en 2026, avec un objectif de 140 milliards en 2027. Le nombre de ménages bénéficiaires devrait également atteindre un million en 2027, contre environ 400 000 prévus en 2026. Le chef du gouvernement a rejeté les accusations selon lesquelles cette augmentation répondrait à des considérations politiques. Il a soutenu qu’elle vise à mieux prendre en charge les ménages pauvres et vulnérables. Concernant le coût de l’énergie, le Premier ministre a défendu la nécessité de maintenir des mécanismes de soutien face au choc international, tout en préparant une réforme durable des subventions. L’objectif est notamment d’améliorer le ciblage des bénéficiaires et de mieux protéger les ménages les plus exposés à la hausse des prix.

​Banque mondiale, train de vie de l’État et crédits spéciaux : Al Aminou Lo répond aux critiques

​La troisième préoccupation concerne la transparence des financements d’urgence de la Banque mondiale, évoqués à hauteur de 120 milliards de francs CFA. Al Aminou Lo a expliqué que ces mécanismes sont conçus pour aider les États à faire face à des chocs importants et à limiter leurs conséquences économiques et sociales. Il a défendu l’utilisation de ces ressources pour soutenir le secteur énergétique et les bourses de sécurité familiale, estimant que leur mobilisation répond à l’objectif même du dispositif. Il a, dans le même temps, dénoncé la diffusion d’informations qu’il juge inexactes et invité les députés à demander des explications plutôt qu’à relayer des accusations.

​Sur la réduction du train de vie de l’État, le Premier ministre a affirmé que des efforts avaient déjà été engagés sur les dépenses de fonctionnement. Il a notamment évoqué des réductions de crédits consacrés aux fournitures, aux consommables, aux conférences, aux séminaires et aux cérémonies. Dans plusieurs services, les diminutions auraient atteint 50 à 80 % des crédits disponibles, hors secteurs sociaux.

​La rationalisation du secteur public a également été abordée. Au sujet des 19 entités concernées par une éventuelle réorganisation, Al Aminou Lo a assuré que le gouvernement poursuivrait le travail, tout en refusant de se précipiter. Il a insisté sur la nécessité d’évaluer les propositions et de tenir compte du sort des agents concernés avant toute décision. Le chef du gouvernement s’est aussi exprimé sur les crédits spéciaux. Il a rappelé que ces fonds peuvent notamment servir à répondre à des situations urgentes et sensibles, telles que certaines évacuations sanitaires, tout en se disant ouvert à des discussions sur leur encadrement. Il a invité le groupe parlementaire à reprendre les échanges avec le gouvernement dans un climat serein.

​La sincérité budgétaire et la transparence de la dette en question

​La cinquième préoccupation porte sur la sincérité budgétaire et la transparence de la dette. Sur ce point, M. Lo a réaffirmé la volonté du gouvernement de garantir une meilleure lisibilité des finances publiques et s’est déclaré disposé à fournir les éclaircissements nécessaires.

​Au-delà des divergences autour de la LFR 2026, le Premier ministre a appelé les acteurs politiques à placer les intérêts du Sénégal au-dessus des calculs partisans. Il a notamment renouvelé son invitation au président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, pour une rencontre dès le lendemain, avec le ministre des Finances et les autres membres du gouvernement concernés. L’objectif est de clarifier les points de désaccord avant la séance plénière de mardi et de favoriser le dialogue entre les deux institutions. « Nous ne sommes pas des ennemis. Nous ne sommes pas des adversaires. L’exécutif et le législatif doivent dialoguer », a insisté Al Aminou Lo, réaffirmant sa disponibilité à rencontrer Ousmane Sonko pour discuter des préoccupations soulevées autour du texte budgétaire.

⚡ Résumé express généré par IA, vérifié par la rédaction
- Le Premier ministre Al Aminou Lo a défendu l'augmentation des bourses de sécurité familiale de 35 à 70 milliards FCFA en 2026, avec un objectif de 140 milliards en 2027. - Il a affirmé que des réductions de 50 à 80 % des crédits de fonctionnement (fournitures, séminaires, cérémonies) ont été engagées hors secteurs sociaux. - Il a renouvelé son invitation à Ousmane Sonko pour une rencontre avec le ministre des Finances avant la plénière de mardi.
Auteur: Yandé Diop
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Commentaires (3)

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    Xeme il y a 1 semaine
    Dès lors que le premier ministre a refusé un exercice de vérités face au président de l'assemblée, il faudrait une bonne dose de malhonnêteté pour prêter foi aux réponses qu'il choisira de donner à ce président de l'assemblée à distance. La vérité est qu'il mise sur des journalistes malhonnêtes acquis à sa cause pour un service après vente à la suite de ses réponses. D'ailleurs ces journalistes arrivent à son secours en disant qu'il est trop occupé pour perdre son temps à un débat. Ils oublient qu'il a eu le temps pour une conférence de presse. Allah affiche toujours les mensonges. Libre à chacun de fermer ses yeux pour ne pas voir.
    Quand on quitte les critiques hors cadres pour entrer dans les détails du différent. La LFR suit la LFI. La LFR est une finalisation de la LFI. Or la LFI était de Sonko. Et Sonko a déroulé une LFI sans restructuration de la dette, sans FMI, en trouvant des moyens internes pour payer les dettes du FMI. Le déni ne peut pas aller jusqu'à refuser de reconnaître que Sonko a fait 2 ans sans rater aucune échéance de dette, et il l'a fait sans FMI et sans restructuration. Comment vouloir lui emmener une lettre de finance qui termine ce qu'il avait commencer, et qui programme le contraire de ses solutions et vouloir qu'il la vote ? La cohérence veut qu'il la rejette. Et il aurait expliqué pourquoi si le PM avait osé un débat.
    Même quand le PM choisit le soutien des médias pour nier ce qu'on reproche à sa LFR, par exemple qu'il a supprimé des investissements prévus, il confirme en pensant nier. Ou alors, c'est son ministre des finances qui fait une sortie pour nier toute suppression d'investissement, et lui il vient préciser que les 500 milliards de financement n'ont été que différés. Or, différer depuis une deuxième et dernière lettre de finance d'un exercice budgétaire c'est tout simplement supprimer.
    Voilà les gymnastiques du gouvernement Diomaye.
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    Caisse noire il y a 1 semaine
    Je n’ai rien lu sur la caisse noire. Si Al Aminou ose parler de suppression de la caisse noire rek, le ngaka Broussard va le renvoyer. Il va parler de réduction de 50 à 80% dans beaucoup de domaines, sauf dans la caisse noire.
  • avatar
    Rationalisation il y a 1 semaine
    - Réduisez les salaires des DG
    - supprimez les’postes de DGA là où il ya SG.
    - supprimez les dotations de carburant des ministres, DG et députés, ils/elles peuvent se le payer
    - - supprimez certains agences inutiles et doublons de certaines directions des ministères comme 3FPT, promovilles, DGPU…
    - doyna sa sinon on va m’insulter. Wa salam
    -
    -

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