Thierno Bocoum dénonce une "opération de blanchiment politique" après la rupture entre Diomaye et Sonko
La rupture entre le président Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko ne doit pas, selon Thierno Bocoum, servir à effacer les responsabilités partagées des deux anciens alliés au pouvoir. Le président du parti AGIR – Les Leaders dénonce une tentative de "blanchiment politique" et critique l’usage de l’Assemblée nationale dans le contexte de cette nouvelle confrontation.
"Ils étaient ensemble pour que le Président ne sorte pas du Conseil supérieur de la magistrature, alors même que cette réforme avait été promise. Ils étaient ensemble pour ignorer les appels à candidature aux postes de directions, pourtant clairement inscrits dans leur programme. Ils avaient promis d’abroger la loi d’amnistie et l’ont finalement laissée en l’état", dit Thierno Bocoum dans une déclaration parvenue à Seneweb.
L’ancien député revient également sur la loi d’amnistie. Il affirme que l’abrogation de ce texte faisait partie des engagements annoncés, mais qu’elle a finalement été laissée en l’état.
Pour le responsable politique, le changement de posture observé depuis la rupture est particulièrement significatif. Il estime que ceux qui s’étaient abstenus de mener certaines réformes lorsqu’ils gouvernaient ensemble affichent désormais « un zèle spectaculaire » pour des transformations qu’ils auraient eu largement le temps d’engager.
"Ils se sont partagé les fonds politiques sans piper mot, alors même que la réforme permettant de les encadrer ne nécessitait qu’une majorité à l’Assemblée nationale, majorité qu’ils ont obtenue quelques mois après leur installation. Ceux qui s’étaient interdit toute réforme pendant que Sonko était avec Diomaye font preuve d’un zèle spectaculaire pour des réformes qu’ils avaient largement le temps d’engager et de réaliser", dit-il.
Au-delà des divergences entre les deux anciens alliés, Thierno Bocoum s’inquiète surtout du fonctionnement de l’institution parlementaire. Il considère que l’Assemblée nationale ne doit pas devenir le théâtre de règlements de comptes politiques.
"L’Assemblée nationale est une institution de la République qui mérite mieux que les règlements de comptes, les postures et les mises en scène d’une rupture qui ne saurait effacer les responsabilités partagées", soutient M. Bocoum.
Commentaires (6)
NB entre Sonko et Diomaye Liilaa Yallah Doogale, en 2029 inchallah sonko sera président de la république pour 10 ans (2 mandats )
Et les gens toujours dorment
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