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Polémique sur la qualité du riz : Babacar Béye de l'ITA explique pourquoi les conclusions du Centre antipoison sont inadaptées

Auteur: Adama NDIAYE

Polémique sur la qualité du riz : Babacar Béye de l'ITA explique pourquoi les conclusions du Centre antipoison sont inadaptées

Polémique sur la qualité du riz : Babacar Béye de l'ITA explique pourquoi les conclusions du Centre antipoison sont inadaptées

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​Les récentes révélations sur la contamination du riz aux aflatoxines et la présence de bactéries dans l'eau en sachet ont semé le doute chez les consommateurs sénégalais. Entre rigueur scientifique et inquiétudes populaires, les divergences d'interprétation des normes sanitaires entre le Centre antipoison de l'hôpital de Fann et l'Institut de technologie alimentaire (ITA) alimentent le débat public. Dans cet entretien, Babacar Béye, chef du Laboratoire des mycotoxines de l’Institut de Technologie Alimentaire (ITA), apporte un éclairage technique décisif pour rassurer l'opinion, remettre les résultats dans leur cadre légal et pointer les véritables défis de la chaîne de conservation alimentaire.

​Le Centre antipoison a récemment présenté les résultats d'une étude sur la contamination du riz aux aflatoxines, des conclusions que vous contestez en tant qu'expert. Quels sont les points précis qui posent problème ?

​Babacar Béye : Les analyses ont effectivement été réalisées dans le laboratoire de mycotoxines de l'ITA. Ces échantillons présentaient des taux de contamination parfaitement acceptables au regard des normes du Codex Alimentarius, qui régissent les limites maximales tolérées en aflatoxines dans les aliments. La controverse suscitée par cette étude repose uniquement sur une divergence d'interprétation. En effet, les analystes du Centre antipoison ont évalué ces résultats en se référant à la réglementation de l'Union européenne, laquelle applique des seuils extrêmement drastiques. S'agissant d'un produit destiné à la consommation locale des citoyens sénégalais, il était inapproprié de lui appliquer la législation européenne.

​Les aflatoxines se développent généralement lors d'un séchage déficient ou d'un stockage en milieu humide. La contamination survient-elle dès le champ ou lors du transport et de l'entreposage ?

​Babacar Béye : Le risque de contamination par les aflatoxines existe à toutes les étapes de la chaîne de valeur, du champ jusqu'à l'assiette. Il peut intervenir au niveau du sol, pendant la récolte, le séchage, le stockage, la transformation ou durant le transport.

​La cuisson traditionnelle du riz à haute température permet-elle d'éliminer ces mycotoxines ou le risque cancérigène reste-t-il présent dans l'assiette du consommateur ?

​Babacar Béye : Malheureusement, la cuisson ne permet pas d’éliminer les aflatoxines. Ces substances sont thermorésistantes, c'est-à-dire qu'elles résistent à des températures très élevées. Par conséquent, des résidus de contamination peuvent subsister dans des plats cuisinés traditionnels tels que le mafé, le tiéré ou le mboum.

​Certains observateurs déplorent que cette étude n'ait pas inclus de comparaison directe avec les lots de riz importé. Disposez-vous de données sur ces produits et que répondez-vous à ceux qui craignent que ces annonces ne fragilisent l'objectif d'autosuffisance au profit des importateurs ?

​Babacar Béye : Pour remettre les faits dans leur contexte, le riz incriminé dans cette étude est bel et bien du riz importé. Mais encore une fois, les teneurs relevées restent entièrement conformes à la législation du Codex Alimentarius. En réalité, le riz peut être sujet à des contaminations aux aflatoxines, mais jamais à des taux alarmants, sauf s'il est conservé dans des conditions de température et d'humidité particulièrement extrêmes.

​Concernant l'étude révélant la présence de bactéries fécales dans de nombreuses marques d'eau en sachet vendues dans la rue, quel est le diagnostic technique de l'ITA ? S'agit-il d'un défaut de traitement de la ressource ou de mauvaises conditions d'hygiène lors du conditionnement ?

​Babacar Béye : S'agissant des sachets d’eau, j’ai une analyse personnelle, mais je ne saurais m'exprimer de manière formelle à ce sujet. N'ayant pas directement participé à cette étude, ce domaine ne relève pas de ma spécialité directe.

​Entre la conservation des céréales et le contrôle de l'eau de boisson, les failles du système de contrôle sanitaire semblent évidentes. Quelles mesures d'urgence préconisez-vous pour renforcer la chaîne de distribution sans pénaliser les petits producteurs et commerçants locaux ?

​Babacar Béye : Il convient de préciser que des contrôles sanitaires sont déjà effectués de façon régulière sur le terrain. Néanmoins, il est indispensable de les intensifier et de les renforcer pour garantir une protection optimale de la santé des populations et des consommateurs.

⚡ Résumé express généré par IA, vérifié par la rédaction
- Babacar Béye de l'ITA explique que les taux d'aflatoxines dans le riz sont conformes aux normes du Codex Alimentarius, et que la polémique vient de l'utilisation inappropriée des seuils plus stricts de l'Union européenne par le Centre antipoison. - Il précise que la cuisson n'élimine pas les aflatoxines, car ces substances sont thermorésistantes, et que le riz incriminé dans l'étude est du riz importé, mais avec des teneurs conformes à la législation. - Concernant les contrôles sanitaires, Béaye affirme qu'ils sont déjà effectués régulièrement, mais qu'il est nécessaire de les intensifier et renforcer pour protéger la santé des consommateurs.
Auteur: Adama NDIAYE
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Commentaires (27)

Trier par :
  • avatar
    hel ⭐ Top commentaire il y a 3 mois
    "les analystes du Centre antipoison ont évalué ces résultats en se référant à la réglementation de l'Union européenne, laquelle applique des seuils extrêmement drastiques. S'agissant d'un produit destiné à la consommation locale des citoyens sénégalais, il était inapproprié de lui appliquer la législation européenne." lii nak moy yyabaté deug... Ne meritons -nous pas les même standards que les européens? Une personne reste une personne. Il faut arrêter ça et se conformer aux plus hauts standards. La vie humaines n'a pas de prix.
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    Enemie il y a 3 mois
    Bilahi, en lisant les propos attributs à M. Bèye, nous sommes notre propre ennemie,
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    Samba1 il y a 3 mois
    C'est quoi les plus hauts standards car les seuils sont differents en fonction des pays ou des zones. Ceux des USA peuvent etre plus bas que ceux de l'UE. Aujourd'hui l'UE interdit certains pestocides et pourtant achete des produits bresiliens ou americains ou ces pesticides sont utilises. Il faut que nos scientifiques nous guident.
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    Jean-le-fou il y a 3 mois
    "...des résidus de contamination peuvent subsister dans des plats cuisinés traditionnels tels que le mafé, le tiéré ou le mboum". Je me suis arrêté là. On nous parle de riz local contaminé lui nous parle de thiere et mboum.
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    Mbaye pekh il y a 3 mois
    Même si l'étude n'est pas fiable. Les journalistes sont malhonnêtes. Pourquoi vous ne corrigez pas votre erreur pour titrer le riz incriminé est bel et bien le RIZ IMPORTÉ
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    grg il y a 3 mois
    je suis choqué par tant de légèreté tant que par les auteurs de l'étude que par les journalistes. Ils ont bien parlé de "riz local"!!! Les dommages sur la commercialisation de ce riz va être catastrophiques
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    Lom il y a 3 mois
    On peut dire que c’est flou pour les senegalais. Entre regueure scientifique, prise en compte de l’impact sur l’economique, lobbying et pression etatique,... Ce que l’on peut dire sans se tromper est que dans ce pays la sécurité sanitaire des aliments est relzguée au second plan par les autorité et par les popumations. Il n’y a qu'à aller dans nos marchés pour observer. On ne peut pas être aussi laxiste dans le controle se l’hygiene en général et crérr une polémique sur les afflatoxines du riz alors qu’on le sait l’arachide et les produits dérivés hors huile raffinée, les céréales de manieres generals sont tous contaminés. Plus grave, la rupture de chaine de produit dans les produits carnés comme le pousson et la viande sont bien plus dangereux. Je ne parle même pqs des risques de salmonelle dans la volailles et les oeufs.... Le probléme est global et par pauvrete tout le monde s’en fou. Il faut noté que rincer plusieurs foisnle riz (idealement 5 fois) reduit considerablelent le niveau de contamination en afflatoxine. C’etait une occasion amà saisir pour expliqier les bonnes pratiques aux populations. Les niveaix de contamination sont toujours definis en prendant en compte les pratique de preparatio et de consommation.
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    Merci il y a 3 mois
    Merci pour ces explications, vous faites mieux que les experts interrogés sur la question. Dieureudieuf
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    un passant il y a 3 mois
    Pour remettre les faits dans leur contexte, le riz incriminé dans cette étude est bel et bien du riz importé
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    CENTRE ANTI POIDON il y a 3 mois
    Le Centre Antipoison n'a rien à voir avec cette et n'a formulé aucune interprétation et n'était même pas au courant d'une telle étude. Il faut faire la différence entre le Centre Antipoison et le Comité National du Codex Alimentaire qui n'ont qu'un seul lien c'est de partager le même site. Le chef du Centre
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    Thierno il y a 3 mois
    Un conseil : si vous êtes réellement le Chef de cette structure, vous feriez mieux de publier une déclaration solennelle pour apporter votre part de vérité. Wa salaam.
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    Ablaye il y a 3 mois
    @Thierno  Parfaitement.le débat doit être clair.
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    ce n'est pas le centre anti poison mais le centre anti POIDON qui répond il y a 3 mois
    @Thierno  ce n'est pas le centre anti poison mais le centre anti POIDON qui répond
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    ngnm il y a 3 mois
    le noir est l ' ennemi du noir. Tout ca pour nous rendre encore plus dépendant de l' extérieur et nous appauvrir d' avantage. Resultat: Yalla Bach na depuis des générations et des génération sans résultats palpable - Sauf pour quelques exceptions mais surtout les politiciens et les gardiens de la religion.
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    anonyme il y a 3 mois
    ce que les gens ignorent c'est que le riz importé peut avoir été recolté il y a 20 ou 30 ans notamment dans les pays asiatiques et stocké pour etre commercialisé maintenant quand la demande sur les marchés le rend rentable 🥵
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    Oustaz Jacuzzi il y a 3 mois
    S'agissant d'un produit destiné à la consommation locale des citoyens sénégalais, il était inapproprié de lui appliquer la législation européenne......tu as compris bambouli ? Tu es un "sous homme" même pour tes référents....les guenons apprécient
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    Modou il y a 3 mois
    Les. Ennemis. Et. Les. Corrompus. Vous. Etes. Le. Cáncer. Du. Senegal. Ly. Sy
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    Thieep Niang il y a 3 mois
    Il me semble necessaire de clarifier d'avantage ce sujet aux sénégalais. ITA, Centre Antipoison et Ministères de tutelle sur un projet d'étude pour évaluer de manière exhaustive sur le niveau de contamination du riz local (provenance Vallée du Sénégal et Casamance), riz importé (échantillonnage par provenance), etc. Ensuite, faire une conférence de presse élargie pour donner les résultats et les recommandations. En attendant peut-on avoir le type (ou la provenance) du " riz importé incriminé". Jerefef
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    Karim-USA il y a 3 mois
    Les Sénégalais ont voté PASTEF pour avoir une vie meilleure. Mais après avoit viré PASTEF du gouvernement, la nouvelle étape, c’est maintenant de tuer le Consommer local tant chanté par les Sénégalais. Parce que le toubab est désespéré à nous maintenir en esclavage et il se sert pour cela des pires d’entre nous. Les nègres sont souvent recolonisés en bateaux et ils ne voient rien venir. On risque de ne jamais connaître la liberté un jour ni le développement. Continuons de nous trahir les uns les autres et à nous comporter comme dans une jungle. Nos enfants et petits-enfants paieront les conséquences comme nous qui sommes enteain de payer les conséquences des erreurs de nos ancêtres.

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