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Réquisitions, droits syndicaux, revendications: Le SAMES met la pression sur l’État

Auteur: Yandé DIOP

Réquisitions, droits syndicaux, revendications: Le SAMES met la pression sur l’État

Réquisitions, droits syndicaux, revendications: Le SAMES met la pression sur l’État

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Le Syndicat autonome des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes du Sénégal (SAMES) dénonce l’absence de réponses concrètes à sa plateforme revendicative déposée le 10 juillet 2026.En conférence de presse, ce jeudi 29 octobre, le secrétaire général, Dr Diabel Dramé, a également fustigé les réquisitions jugées abusives lors de la dernière grève et exigé la réintégration du secrétaire général de sa section au COUD. 

Le ton monte au sein du Syndicat autonome des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes du Sénégal (SAMES). Face à ce qu’il considère comme une absence de volonté de l’État de répondre à ses revendications, le syndicat hausse le ton et interpelle l’opinion publique. « Nous ne sommes pas venus ici pour quémander, nous sommes venus pour dénoncer et prendre à témoin l’opinion », a déclaré son secrétaire général chargé de la presse et de l’information, le Dr Ibrahima Sow, lors d’une conférence de presse. 

 Selon le syndicat, 109 jours se sont écoulés depuis le dépôt de sa plateforme revendicative, accompagnée d’un préavis de grève, le 10 juillet 2026, sans avancées significatives. Les trois rencontres organisées avec les autorités n’auraient pas permis de dégager des solutions concrètes. Le SAMES pointe particulièrement du doigt la rencontre du 16 octobre dernier, au cours de laquelle les représentants des ministères concernés se seraient présentés sans propositions nouvelles. Le document présenté aurait repris des éléments d’un atelier tenu deux semaines auparavant. Une situation que le syndicat qualifie d’« insulte à l’intelligence de tout le personnel de santé et principalement du corps médical ». 

Malgré les démarches entreprises auprès du Haut Conseil du dialogue social (HCDS) et du décanat de la faculté de Médecine, de Pharmacie et d’Odontologie de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), le syndicat déplore la passivité des autorités. Pour lui, l’apaisement du climat social dans le secteur de la santé dépend d’une volonté réelle de trouver des réponses aux préoccupations des professionnels.

‎Statut spécial, recrutements et revalorisation des pensions : Les principales exigences

Au cœur des revendications du SAMES figure l’élaboration d’un statut spécial pour les médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes. Le syndicat réclame également leur recrutement dès la fin de leur formation, une gestion plus transparente et démocratique des ressources humaines ainsi qu’une révision des textes encadrant la spécialisation. Les préoccupations des professionnels en formation ne sont pas en reste. Le SAMES demande une meilleure prise en charge des bourses, du logement et des primes de collage. 

Il plaide aussi pour une revalorisation des pensions de retraite à hauteur de 80 % du dernier salaire et pour un régime indemnitaire équitable, comparable à celui des corps de même hiérarchie. Sur le plan des infrastructures, le syndicat appelle à la construction de structures sanitaires adaptées, dotées d’équipements de pointe et réparties de manière à garantir une meilleure équité territoriale dans l’accès à des soins de qualité. 

Pour le SAMES, ces revendications concernent également les conditions de fonctionnement du système de santé et la capacité des structures sanitaires à assurer une prise en charge adéquate des populations.

‎COUD et réquisitions : le SAMES dénonce des atteintes aux libertés syndicales

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‎Au-delà de la plateforme revendicative, le syndicat s’insurge contre ce qu’il considère comme une atteinte aux libertés syndicales au Centre des œuvres universitaires de Dakar (COUD). Il accuse la direction de cette structure d’avoir arbitrairement écarté le secrétaire général de sa section syndicale. Le Dr Ibrahima Sow estime que cette décision constitue une mesure de représailles contre un responsable dont le seul tort serait, selon lui, d’avoir défendu les droits de ses collègues. Le SAMES exige sa réintégration « immédiate et sans condition » et annonce son intention de saisir les instances compétentes aux niveaux national et international. Le syndicat invoque notamment la convention n° 87 de l’Organisation internationale du travail (OIT), relative à la liberté syndicale et à la protection du droit syndical, ratifiée par le Sénégal. 

Autre sujet de colère, les réquisitions opérées lors de la grève générale de la semaine précédente, menée avec la Fédération des syndicats de la santé (FSDT). Le SAMES dénonce des réquisitions qu’il juge « sauvages, illégales et abusives » et rappelle que cette procédure doit respecter les dispositions légales en vigueur. « La réquisition n’est pas une arme politique, c’est une procédure d’exception strictement encadrée par la loi », a martelé le responsable syndical.

 Le syndicat prévient qu’il ne reconnaîtra aucune réquisition qui ne respecterait pas la procédure légale et entend tenir pour responsables les chefs de service, directeurs et médecins-chefs qui participent, selon lui, à de telles pratiques. Tout en réaffirmant son attachement aux valeurs républicaines, le SAMES assure avoir toujours veillé à la prise en charge des urgences afin de préserver la dignité humaine. 

Mais face à ce qu’il considère comme une volonté de restreindre davantage le droit de grève, il prévient que des évaluations seront effectuées au fur et à mesure et que son Bureau exécutif national prendra les décisions jugées nécessaires. Entre revendications professionnelles non satisfaites, contestation des réquisitions et défense des libertés syndicales, le bras de fer entre le SAMES et les autorités reste entier. 

Le syndicat attend désormais des réponses concrètes de l’État pour éviter une nouvelle aggravation du climat social dans le secteur de la santé.

⚡ Résumé express généré par IA, vérifié par la rédaction
- Le SAMES dénonce l’absence de réponses concrètes à sa plateforme revendicative déposée le 10 juillet 2026, 109 jours avant la conférence de presse du 29 octobre. - Le syndicat juge abusives les réquisitions lors de la dernière grève et exige la réintégration du secrétaire général de sa section au COUD. - Le SAMES réclame notamment un statut spécial, le recrutement dès la fin de formation et une revalorisation des pensions à 80 % du dernier salaire.
Auteur: Yandé DIOP
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Commentaires (2)

  • avatar
    Diom sèrère il y a 6 jours
    Il faut dire le SAMES section PASTEF. Ces gens sont clairement dans la politique.
  • avatar
    Lumpen prolétaire surpris il y a 6 jours
    Les bourgeois syndicaux. Quelle manque de reconnaissance envers Dieu, face aux pauvres " damnés de la terre". Pire que les aristocrates ouvriers dont parlaient Karl Marx, les ennemis les plus dangereux de la Vraie classe ouvrière.

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